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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 8 novembre 2016 20:40

    @JMBerniolles


    «  Rendons-leur cette justice, les militants communistes sont dévoués, portés par la foi qui soulèvent les montagnes, ils paient volontiers de leur temps et de leur personne pour sillonner les marchés et tenter de convaincre : ce sont de vrais apôtres pour qui je suis le premier à demander respect et considération »

    C’est bizarre comme formulation pour exprimer le mépris, non ? 


  • Elliot Elliot 8 novembre 2016 13:01

    Peut-être un peu long comme résumé mais tellement juste , ce qui aboutit peut-être à tuer les attentes de ceux qui n’auraient pas vu ce film ou alors il y a bien longtemps, car ce film ne fait pas, devinez pourquoi ! l’objet d’ un grand acharnement des rediffuseurs,


    Il est heureusement disponible au téléchargement pirate pour ceux que cela intéresse.

    Resituons le film dans le temps : la France est pompidolienne, il est tourné dans la douce anarchie qui suivit mai 68 et le message est évident qui prend à rebours la France encore fort rurale et coincée des parvis...
    C’est une oeuvre majeure, caractéristique - au second degré - d’une époque qui s’affranchit des conventions et on peut s’interroger et, d’une certaine manière être admiratif, sur la manière dont le système a réussi quelques décennies plus tard à récupérer à son profit et pour le profit le souffle libérateur qu’annonçait ce film : téléréalité et tapis rouge déroulé devant des starlettes sulfureuses qui transforment la « sorcière » du film, la regrettée Bernadette Lafont , en bénédictine apaisée.
     
    Un Trump et dans une moindre mesure un Sarkozy signe la postface grinçante de cette fable.


  • Elliot Elliot 6 novembre 2016 20:02

    @moderatus


     «  Faiblesse, incompétence, calculs électoraux ?
    Je n’ai pas la réponse.

    Mais pardi ! vous la donnez, 
    C’est un mélange de tout cela que vous citez.


    Faiblesse intellectuelle à tout le moins avec des difficultés d’abord à accueillir les immigrés et ensuite à prévoir, une attitude qui traduisait surtout le mépris des gouvernants pour ces ilotes taillables et corvéables, noyés, réduits à l’état de variable travail dans la grande équation économique. Les mauvais traitements que réservait la police aux immigrés exclut toute autre accusation de faiblesse

    Ce qui nous amène en plein dans l’incompétence.


    Calculs électoraux ? 
    Mais c’est bien sûr !

    Vous imaginez certains politiciens maintenant sans leur grigri - pourvoyeurs de peurs donc de voix - 
    Même si certains de ceux qui exploitent la manne n’ont jamais été aux responsabilités contrairement à d’autres qui revendiquent une » gauloise attitude ".
    C’est à qui contribue maintenant le plus à diviser la nation qui a changé de nature au grand dam de certains mais comme elle le fit tout au long des siècles.

    Jusqu’à l’épuration avec de nouvelles lois de Vichy pour déchoir les indésirables de leur nationalité ?

    Bien à vous...


  • Elliot Elliot 6 novembre 2016 12:49

    @moderatus

    Merci de vos explications. 

    Le dialogue est bien fictif, ce qui ne veut pas dire irréel car il est plausible.
    Je ne suis pas du tout sûr que vos lecteurs l’aient tous reçu comme ça. Un petit mot d’avertissement glissé dans le texte n’aurait pas été mal-venu à mon sens mais en définitive c’est vous qui voyez...

    La comparaison avec les Lettres persanes n’est pas anodine, encore que derrière la satire et le second degré affleure clairement l’humanisme de l’auteur.
    Personne ne se risquerait à faire sienne aujourd’hui l’apophtegme de Montesquieu : comment peut-on être persan ? C’est d’ailleurs un sujet récurrent du Bac.
    Comme personne ne se risquerait à prendre au pied de la lettre les descriptions explicites des caractères de La Bruyère.

    « Bonjour Gilles » ? C’est le gilles de Watteau ?

    Blague à part, ce n’est pas vrai que l’on se pose des questions sur l’Islam depuis 40 ans.
    Il y a un parti, héritier du pétainisme d’avant-guerre qui a, il y a 40 ans, résolu de faire payer la perte de l’Algérie aux immigrés maghrébins d’abord vite rejoints par les sub-sahariens.

    L’opposition fut d’abord raciste puis se dissimula insidieusement derrière un problème religieux inexistant au départ.

    Il y a 30 ans ou 40 ans , il y avait très peu de femmes voilées et une bonne partie était composée de vieilles italiennes ou portugaises ou encore de Françaises pour aller à la messe le dimanche : j’ai habité longtemps devant une église à la campagne, je sais donc de quoi je parle comme j’ai pu mesurer en quelques années le tarissement de la source des fidèles. Vous conviendrez avec moi que l’Islam n’a rien à voir là-dedans.

    Au racisme devenu mauvais genre mais devant la nécessité pour lui de garder un bouc émissaire ( dont la chasse est la composante majoritaire de son ADN ) s’est substituée insidieusement l’instrumentalisation d’un sentiment de méfiance puis d’opposition à la religion musulmane. 

    Parallèlement au rejet que suscitaient les Musulmans d’apparence ( comme dirait Sarkozy, l’essentiel de son mépris est dans l’apparence ) discriminés sur le marché de l’emploi ( qui rétrécissait en outre comme une peau de chagrin ) s’est naturellement développée la revendication de cette identité à laquelle on les ramenait constamment : ils se sont ainsi conformés à l’image qu’on leur a créée.

    Vous posez une bonne question : pourquoi les problèmes que posent un certain nombre d’attitudes ou de replis sont-ils si difficiles à résoudre ?
    Je ne sais si j’ai la réponse mais pour moi elle tient moins dans la responsabilité de ceux que l’on montre du doigt que dans la volonté chez d’autres de garder bien au chaud un fer que l’on peut agiter au gré des circonstances quand il s’agit de donner un dérivatif à la colère populaire.

    Politique à la Gribouille car les vraies échéances sont là qui se rapprochent, consubstantielles à la nature d’un système inique qui fonctionne maintenant cul par dessus chemise et qui est tout heureux des soins palliatifs qui prolongent son agonie : la création continue de faux problèmes agités comme des muletas devant le Gaulois, tous naseaux écumants.

    Les Versaillais massacrant la Commune furent le bras armé de tous ceux qui se vengeaient de la chute de l’ancien régime, le régime de Vichy fut la réponse au Front populaire et c’est pour cela qu’il fut si populaire ( la majorité de la France est conservatrice ) quoi qu’en disent les hagiographes officiels de la résistance .
    Ses héritiers plastronnent aujourd’hui dans tous les partis de Droite, PS compris.
    Prenons garde car derrière les immigrés ou le combat contre l’islamisation, ce bienvenu épouvantail, c’est la république que l’on veut ébranler et avec l’aide de ses enfants qui mieux est !

    Alors au train où on voudrait qu’aillent les choses, personne n’a intérêt à guérir un abcès qui fixe si bien toutes les attentions et ceci explique pour moi cela que vous déplorez à juste titre…

    De toute manière je ne regrette pas l’échange qui m’a permis de mieux vous connaître et apprécier même si manifestement nous répondons à des valeurs différentes et heureusement car c’est dans la confrontation que se cimente aussi la démocratie.



  • Elliot Elliot 6 novembre 2016 01:51

    Si vous avez vu du dédain dans mon intervention, vous exagérez ma démarche.
    Je n’ai aucunement fait allusion à votre écriture pour vous dénier du talent, à quel titre d’ailleurs ? Votre article est tout de même présenté comme un écho de bistrot.
    Donc faire de vous un échotier n’est pas péjoratif, il y a eu en littérature des échotiers de talent comme l’écrivain Léon Daudet , fils d’Alphonse, qui savait comme pas un, avec grand style et souvent même avec une méchanceté roborative, tailler un costard ou dépeindre des situations cocasses ou scabreuses.

    En outre, soyons clairs, le fait de commettre des articles l’un et l’autre ne doit pas tourner en complicité qui interdirait de se dire les choses en face ( si l’on peut dire ) telles qu’on les ressent.

    J’ai peut-être tort mais je ne crois pas un seul instant à la réalité de la séquence rapportée par vous mais ce n’est pas grave, la licence littéraire permet d’affabuler à l’appui de ses thèses.
    Chacun sait qu’en littérature les scènes « vécues » ne sont jamais qu’un concentré d’impressions diverses où l’unité de temps et de lieu n’est pas nécessairement le fil conducteur.
    Je n’ai donc rien contre le procédé en soi quand il sert de support à un message ou à un « instantané » de circonstance.

    Simplement je ne perçois pas bien le sens de votre article qui me semble véhiculer des poncifs assez rances, je fais donc miens vos points d’interrogation.
    Que voulez-vous prouver ?
    Que les Musulmans ne sont pas français avant d’être musulmans, qu’ils défendent le salafisme, qu’il faut voir derrière le voile une engeance du terrorisme ou plus exactement qu’il est pas légitime de l’interpréter de cette façon, que le Gaulois est un gros beauf.. balle au centre ! pour faire bonne mesure.
    Est-ce une ode à l’amitié ou un diagnostic critique d’affinités contre-nature ?
    Alors effectivement je serais heureux que vous m’expliquiez ce que je n’ai pas compris ou mal compris.
    Bien évidemment de manière plus concise que le pensum dont je vous ai infligé la lecture et en toute amitié rédactionnelle !
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