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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 12 octobre 2016 12:15

    Il y a comme une sorte de vertige jouissif chez les plumitifs à accorder de l’importance à un personnage qui a manifestement endossé un costume de censeur ( dans son cas comme dans celui de son jumeau biterrois Ménard il est difficile de parler d’arbitre des élégances ) dont chacune des déclarations est auscultée à l’aune des attentes des récipiendaires avides, à défaut du pain blanc qui se fait rare, de leur dose de haine quotidienne.

    La différence avec un Dieudonné, autre personnage que l’on adore haïr, c’est que ce dernier s’attaque par l’humour aux intouchables institutionnels tandis que le chroniqueur de RTL cède à la facilité et vomit sur ceux qui à force d’être vilipendés doivent avoir développé pour la plupart une carapace d’indifférence mais aussi pour une infime minorité des formes de rébellion dont nous mesurons les effets délétères.

    Aussi bien l’un, l’humoriste, que l’autre, le polémiste, doivent pouvoir s’exprimer dans le débat public et ce n’est pas parce que, pour l’un, le poids de la censure sévit - ce qui apporte d’ailleurs du crédit à ses thèses - que l’autre devrait par réciprocité subir le même sort.
    Ce qui n’est pas le cas puisque Zemmour est maintenu par ses patrons à l’antenne et, en dernier ressort, ce sont eux qui décident de ce qui est bien ou pas pour leurs petites affaires.

    Pour enrober sa lessive caustique qui lave plus blanc que blanc de quelques enzymes gloutons supplémentaires, Zemmour nous fait contre l’Islam un remake de la guerre que menèrent le petit père Combes et ses amis pour affirmer la légitimité de la république contre le catholicisme royaliste et qui enfanta la loi de 1905, aboutissement d’un conflit entre adversaires usés par leur propre virulence.

    Sauf que l’on n’entre pas dans le XXIe siècle avec dans le rétroviseur la fin du IXXe pour se guider et que Zemmour dans son délire est à la fois pitoyable et ridicule. 



  • Elliot Elliot 6 octobre 2016 17:36

    Ce qui est sûr, c’est que dans une situation d’insécurité très relative mais vécue de façon exacerbée par les gens parce que instrumentalisée à dessein ? par les médias, quand on se trouve dans un état de déshérence sociale, relégué et discriminé dans un environnement suspicieux, il faut une force de caractère exceptionnelle pour résister au retour du grégarisme subsistant à l’état atavique dans nos gènes.

    Dans un monde hostile – où les bonnes nouvelles sont d’autant plus rares qu’elles ne font pas recette - chacun se sent bien parmi les siens et les anciennes formes d’osmose sociale basée sur la vraie solidarité de classe disparaissent derrière le tribalisme affiché par des extravagances vestimentaires importées ou scandé par des slogans aussi creux que le « Nous sommes chez nous «  du Front National.

    Ce dernier a bien compris qu’il devait donner un ennemi pour étoffer ses troupes à défaut d’être en situation intellectuelle de réaliser des formes nouvelles de vivre ensemble : celles qui existaient avant que le Parti Communiste ne désertât la scène pour se donner l’illusion d’être un parti de gouvernement bien qu’il dût se contenter des miettes dévolues à l’otage consentant.

    Le Front National fait le pari plus ou moins gagnant qu’une partie du peuple s’est lassée de la nécessité de la concorde et il exacerbe les clivages, imité grossièrement d’ailleurs par de pâles copies plus pitoyables que ridicules...

    Toutes choses restant égales, ceux-là qui se sentent déclassés, inaudibles et le sont souvent effectivement forment le Lumpenproletariat qu’évoquait Marx dans ses écrits, cette armée de réserve de toutes les manipulations populistes.

    Ces populistes qui, bien qu’ils s’échinent à donner des gages aux vrais décideurs pour se voir ouvrir la porte du pouvoir, restent sur le seuil, appelés mais toujours pas élus.

    La crise structurelle qui nous accable depuis bientôt cinquante ans annonce dans la douleur une mutation de notre civilisation, ce sera un grand remplacement mais où l’Islam n’aura rien à voir. En attendant il sert opportunément de leurre pour occulter la perplexité de tous les responsables politiques incapables d’appréhender un avenir qui s’affranchit de leur volonté malgré leurs rodomontades qui les ridiculisent.

    Ces politiciens indécis par conviction profonde reçoivent leurs directives d’un ailleurs parfaitement identifié et pour sauver la face ils feignent pathétiquement d ‘ »être les organisateurs de ces mystères qui les dépassent "

    Plutôt qu’un illusoire retour du religieux, c’est à une effervescence individualiste que l’on assiste à laquelle tentent de résister des noyaux d’individus qui partagent - ou font semblant par confort ou résignation - de partager des formes collectives d‘organisation sociale centrées sur la langue, l’ethnie, la religion au sens large ou encore l’esprit partisan, certaines bonnes d’autres régressives mais toutes rassurantes pour ceux qui les partagent.



  • Elliot Elliot 5 octobre 2016 13:42

    @Pomme de Reinette



    C’est du Jean Jaurès dans le texte : il evoquait les banquiers juifs de Francfort et leurs représentants en France qui déjà contrôlaient une partie de la grande presse et semaient les ferments de la division en France au profit du Kaiser.

    Les Nazis parlaient quant à eux d’Untermenschen, de personnes de nature inférieure, ce qui n’était pas le cas de Jaurès qui savait jauger ses ennemis de classe à leur juste valeur.


    Encore une fois vous mélangez sciemment tout.


  • Elliot Elliot 5 octobre 2016 09:18

    @Pomme de Reinette

    Dans la mesure où le premier ministre belge à revêtu le costume couleur muraille du parfait serviteur de l’oligarchie mondiale, son nom importe peu, lui et ses semblables sont interchangeables.

    En outre, comme il ne s’illustre pas où pas encore dans la chronique judiciaire, il a tout pour passer inaperçu.

    Quant à l’intérêt que je porte à la politique française, il est aussi légitime que celui que vous portez à certain état voyou du Moyen Orient qui, quand il n’est pas à l’origine des calamités qui frappent cette région du monde, les instrumentalise.

    Un peu trop éculée la réduction ad hitlerum des vérités qui vous déplaisent . La prochaine fois faites un effort d’imagination.

    La référence à Astérix et à son barde montre que vous avez des dispositions.



  • Elliot Elliot 4 octobre 2016 23:20

    @Pomme de Reinette

    À vrai dire comme je n’ai jamais caché ma profonde antipathie de l’idéologie pernicieuse et suprematiste donc profondément raciste de ceux qui spolient les terres des Palestiniens en vertu de théories fangeuses sorties du fond des âges et qui possèdent tous les instruments aussi bien pécuniaires , fruits de leur rapacité, que médiatiques mis à leur botte pour asseoir la légitimité du plus fort sur le faible, je ne vois pas bien derrière quel voile je me cacherais pour que vous pussiez me l’enlever.

    Au demeurant, le voleur qui crie au voleur ! pour donner le change et apaiser la foule reste moralement un voleur même quand il bénéficie d’un non-lieu comme Paul Bismuth, le polymorphe qui se jean-marinise, et, en cette singulière occurrence, je vous mentirais si je vous affirmais que j’en suis fort aise. Contrairement à vous !

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