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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 10 juin 2016 13:00

    C’est vraiment un débat initié par des lourds : il va de soi que l’arabe qui serait enseigné est l’arabe littéraire.

    On doit mesurer toute la difficulté de l’exercice quand on voit à quel point la majorité des Français sont incapables d’apprendre une langue étrangère, même celles qui sont les plus proches d’eux , il suffit d’entendre nos élites politiques s’essayer à les manier pour se sentir consternés par leur niveau.
    On mesure l’inanité d’instruire un procès à ce sujet.

    Quand on évalue aussi la connaissance de leur propre langue à la découverte de le syntaxe et l’orthographe de certains qui sont cependant aux avant-postes pour la défense de « leur « patrimoine linguistique, il est hors de doute que ceux qui seraient capables d’accéder à la connaissance de la langue arabe seraient de fieffés lettrés, des grosses têtes comme on dit, et la France devrait s’enorgueillir de leur présence .

    Déjà rien que l’écriture arabe est hors de portée de ceux qui vomissent leur hargne dans les effluves de leur totale ignorance dont ils tirent en outre vanité.



  • Elliot Elliot 7 juin 2016 18:30

    Faux débat.

    Quand on voit le niveau médiocre de connaissance de la langue française dans tous ses aspects, orthographe comme syntaxe de certains d’entre eux , on se demande quel est bien l’intérêt d’apprendre un idiome quelconque à nos têtes blondes et brunes qui manquent des connaissances élémentaires dans leur propre langue, un socle pourtant indispensable pour accéder à la connaissance d’une autre langue.

    Alors avant de vouloir faire apprendre une langue étrangère quelle qu’elle soit d’ailleurs ( mais c’est sûr que l’arabe, c’est le chiffon rouge qu’on agite devant le taureau écumant de rage ) , il faut appuyer sur l’enseignement du français en amont.

    Nos grands-pères bénéficiaient en général au certificat d’études d’une connaissance du français largement supérieure à la consternante ignorance qu’on peut trouver chez certains bacheliers.
    On peut vérifier sur tous les forums à quel point la langue française est méconnue voire saccagée par nombre de ceux qui se prévalent du droit de la défendre contre des agressions supposées.

    Alors une langue étrangère autant jeter des perles aux cochons ! 



  • Elliot Elliot 7 juin 2016 17:37

    @Jeussey de Sourcesûre


    C’est parce que tout comme vous je n’y crois guère que j’utilise le conditionnel dans l’hypothèse très improbable de l’arrivée au pouvoir dans un avenir proche d’hommes et de femmes qui seraient non seulement indépendants de la ploutocratie mais en plus ne seraient pas des velléitaires se dégonflant aux premiers vents mauvais par incapacité de résister aux pressions...
    Bref pour reprendre une métaphore qui fait florès dans les milieux autorisés à porter la bonne parole : il faudra une situation favorisée par un tel alignement des planètes que les poules auront sûrement des dents.


  • Elliot Elliot 7 juin 2016 14:29

    J’adore la Grèce, cela fait quelques années que j’y vais régulièrement en vacances et le portrait que vous en faites est fidèle. 

    Mais j’y ai vu aussi des choses que je n’aurais pas imaginées possibles sur notre continent. 
    Je me souviens d’avoir vu l’année passée une vieille femme ( d’âge apparemment canonique ) vêtue de guenilles et chaussée de savates usées jusqu’à la corde passer le torchon dans le hall de départ de l’aéroport d’Héraklion. 
    Après le séjour dans un hôtel de confort, c’était un contraste saisissant et qui mettait mal à l’aise.

    Effectivement on est loin aujourd’hui du Tsipras ce tribun flamboyant qui soulevait les foules contre l’ogre européiste. 

    Il est retourné à la niche sans même un os à ronger car les bols d’air qu’on lui donne périodiquement à respirer ne font que transiter par ses caisses et sont en réalité destinés aux banques qui s’étaient engagées fort légèrement dans le soutien des dépenses somptuaires ( JO mais aussi effort militaire ) des gouvernements grecs successifs de droite ou de Gauche ( mettre le  Pasok à gauche relève de la même contradiction dans les termes que son oxymore hexagonal mais il faut bien se plier à l’usage ).
     
    Chacun sait que la gestion en bon père de famille s’accommode mal de la cupidité et de la rapacité des manieurs d’argent que sont les banquiers et que, si le bon père de famille doit assumer ses mauvais choix, c’est la collectivité ( du moins ceux qui paient leurs impôts ) qui est soumise à la taille pour pallier les inconséquences des banques.
    Il y a même un hurluberlu fort agité ( choréique, danse de St Guy ? ) qui se fait un titre de gloire d’avoir sauvé les banques en ponctionnant le patrimoine commun à tous les Français, les finances publiques, et qui va bientôt, toute honte bue, faire acte de candidature aux primaires de la Droite ( qui pourrait à cette occasion décrocher une nouvelle fois le label de Droite la plus bête du monde qui lui va si bien ).

    Néanmoins il y a tout de même une petite différence entre la Grèce et la France : le poids démographique.
    La France ne serait pas obligée de s’en laisser compter si elle se donnait un exécutif qui ne devrait pas sa réussite aux puissances d’argent à qui il doit payer son tribut.

    Si demain, miracle ! la France reprend la main et le fait savoir urbi et orbi, elle ne sera pas condamnée à baisser pavillon comme Tsipras mais elle amènera au contraire ses partenaires à se poser la question existentielle de la construction européenne. 

    Sans la France, il n’y a plus d’Europe, c’est aussi simple que ça…

    Resteront peut-être quelques pays du nord accrochés à l’Allemagne qui est, elle, en état de misère démographique et dont la rente est grandement alimentée par l’endettement de ses partenaires autant que par sa vigueur commerciale.

    L’expérience Tsioras devrait avoir à cet égard un effet pédagogique



  • Elliot Elliot 6 juin 2016 11:37

    Je ne sais plus trop ce qu’Emmanuel Todd entendait par révolutionnaire : ce sympathique personnage voit plus volontiers le bon côté des gens et des événements, il attend souvent des conséquences mécaniques de situations scabreuses ( et en l’occurrence sur le temps long il n’est pas du tout exclu que ses prévisions trouvent une forme de vérité sans Hollande évidemment qui aura laissé passer le train de l’histoire mais enfin qui pouvait sérieusement imaginer que ses tâtonnements le conduirait au quai ? )

    Il met aussi, en dépit d’une évidente bonne volonté, un certain temps à s’apercevoir qu’il a été leurré mais au moins ses dents n’en sont-elles que plus affûtées.

    Mais tout de même il faut bien considérer que Hollande en poussant le PS dans le marécage du réformisme néo-libéral qui réforme pour le plaisir esthétique de réformer sans se préoccuper des conséquences de ses élucubrations a réussi une manière de révolution : dans ce pays même la gauche est maintenant à droite et, éberluée devant des discours indistincts où Républicains et Socialistes se disputent sur le sexe des anges, la population ayant perdu ses saints à honorer se livre à ses vieux démons qui consistent à battre sa coulpe sur la haine de l’étranger ou de l’ennemi extérieur.

    Comme la révolution est carrément de droite, la contre-révolution doit nécessairement venir de Gauche ( de la Gauche de la Gauche )
    Et comme sœur Anne….

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