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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 23 février 2016 12:47

    On agite beaucoup cet argument du coût économique d’un Brexit : l’argument ne peut convaincre que ceux qui ont peur de leur ombre et que le moindre changement effraie – même si, dans les faits, ils ne seront pas concernés tant le RU est déjà largement préservé par une foultitude d’exemptions et passe-droits divers et variés.
    Mais ce sont là surtout des affirmations péremptoires récitées en boucle par les eurolâtres et relayées à l’envi par les organes de presse au service de la propagande communautaire.

    J’entends très peu de données chiffrées crédibles venir à l’appui de cette thèse qui condamnerait le Royaume –Uni à une misère noire ( comme en Grèce bel et bien arrimée au boulet ? ou d’autres pays qui expérimentent les potions des docteurs Folamour de la Commission selon la recette concoctée par les maîtres du monde dans leur intérêt bien compris )

    De toute manière, me semble-t-il et à moins que j’aie tout faux, les règles du commerce international sont régies en-dehors de et par-dessus la communauté européenne .

    Pour prendre un autre domaine, celui du « retour sur investissement « le Royaume-Uni serait même plutôt contributeur net au budget communautaire, si l’on en croit toutefois les arguments des partisans britanniques de la sortie, des arguments très terre-à-terre, mesquins, certainement égoïstes, peu solidaires d’un point de vue moral mais qui ont la solidité d’un lord maire connu pour ne pas s’embarrasser de contingences frivoles.

    D’un autre côté, les institutions européennes exercent une tutelle de fait sur certains aspects de la vie législative nationale, on peut considérer la chose comme positive mais on peut aussi la voir comme un carcan qui insulte la souveraineté nationale ( et encore le R-U batifole-t-il dans un océan d’exemptions )

    On peut rêver d’un gouvernement mondial – c’est même une utopie sympathique - mais quand on voit que les Commissaires européens ne sont que les proconsuls obéissants ( un pléonasme car c’est la définition du proconsul de servir son maître ) d’intérêts particuliers, on peut préférer une option qui consisterait d’abord à s’organiser chez soi à sa guise, c’est une petite gloire, minable certes mais qui offre l’avantage d’être à la portée du commun.

    En réalité, à part le leurre de sa souveraineté nationale ( ou du changement de tuteur ), le Brexit aura très peu d’incidences pour l’Anglais moyen : son modèle social continuera de se dégrader pour le plus grand bénéfice des exportations, il continuera à vivre dans l’illusion du grand large, ce qui est tout de même mieux que de se gratter le nombril dans l’espoir d’y trouver la solution à tous ses maux...

    Dehors ou dedans, c’est quasi du pareil au même dans la vie de tous les jours et c’est bien le problème des partisans du maintien de la Grande Bretagne dans l’UE, leurs arguments sonnent creux.



  • Elliot Elliot 20 février 2016 19:37

    @Vincent Verschoore

    Tout cela est bien mais vous ne répondez pas à la question : "  lequel est l’intolérant de l’enfant à qui on refuse un repas de substitution ou de celui qui fait usage de son autorité pour en retirer la possibilité ? 
    Alors je vais vous donner mon sentiment : l’intolérance ( et même l’esprit totalitaire ) est du côté de celui qui refuse de s’adapter au sens de l’histoire et qui veut gommer les spécificités alimentaires de 6 millions de Musulmans et de 700.000 israélites potentiellement demandeurs du respect de leurs croyances quand bien même on peut les considérer absurdes.


  • Elliot Elliot 20 février 2016 15:24

    Je pense que Erdogan a caressé à un moment donné le rêve de rendre à la Turquie sa splendeur ottomane : tant que le peuple a pu bénéficier des fruits de la croissance, il a été fort apprécié dans son pays pour avoir réussi à le transformer en quelques années : 7e économie d’Europe et 17e mondiale.

    Mais plutôt que de s’occuper à gérer en bon père de famille les instruments de la croissance économique, Erdogan – comme tant d’autres avant lui - a été saisi du vertige de la toute puissance et il s’est senti investi d’une mission pseudo-religieuse : reconstituer la zone d’influence de l’empire ottoman. 

    Une utopie assez saugrenue pour qui connaît le haut niveau de scepticisme religieux qui règne dans les grandes villes turques, poumons des activités économiques et bénéficiaires de l’industrialisation.

     

    En reconnaissance du bond en avant que sa gestion passée a permis à la société turque Erdogan a encore réussi à gagner de toute justesse les dernières élections.
    Et ce, malgré ses lubies islamisantes dont la société turque sécularisée est au fond assez peu imprégnée et où il conviendrait de voir davantage d’opportunisme que de réelle conviction tant il pensait et pense encore – malgré le sort contraire - se faire ainsi écouter ( et accessoirement respecter) de tous ces pays sur lesquels il avait porté ses ambitions impérialistes.

    Ces pays, Egypte, Syrie, Tunisie Libye sont traversés de courants centrifuges très divers ; les plus voyants sont sans conteste ceux qui sont gangrenés par le fondamentalisme islamique sous des obédiences au demeurant rivales mais dont le but avéré est de rendre acceptables au nom de la foi des sociétés de pénurie, ce qui répond par avance aux échecs économiques qui ne manquerait pas d’accompagner un avènement au pouvoir de ces illuminés.

    Plus éduqué, nourri au lait de la laïcité, le peuple turc acceptera difficilement de voir ruinés ses espoirs de développement économique et d’enrichissement matériel que l’implication irréfléchie d’Erdogan et de ses conseillers dans des conflits qu’il a suscité en sous-main avec ses complices européens et américains risque de produire s’il venait à perdre encore un peu plus le contrôle de la situation.

    La population turque est réticente à troquer les chemins de la prospérité pour s’engager sur le sentier de la guerre et il n’est pas du tout assuré non plus que l’armée ( où l’esprit kémaliste est encore vigoureux ) s’engage avec enthousiasme dans des aventures qui risquent de tourner à sa confusion.

    Erdogan et sa clique ne sont en fait que des colosses aux pieds d’argile recouverts d’une mince couche d’airain : leurs seuls véritables alliés sont les couches nationalistes non kémalistes de la société, ce qui ne fait pas non plus un nombre insensé de divisions.
    Depuis la fin des négociations avec Òçalan pour trouver en faisant taire les irrédentismes une solution au problème kurde , la colère monte et l’insécurité grandissante dans les grandes villes turques sonne comme autant de défaites ... 



  • Elliot Elliot 19 février 2016 12:46

     «  Il faut arrêter de tolérer le démantèlement, par un légalisme abusif, des outils permettant à la société de lutter contre les intolérants, arrêter de tolérer la notion de délit d’opinion, arrêter de tolérer ces comportements intolérants qui s’auto-justifient au nom du droit à la différence, arrêter de tolérer la politique du toujours pire »


    Bref, « pas de libertés pour les ennemis de la liberté ! »( Saint Just ) On sait ce que ça a donné...

    Concernant Daoud, il manie le sophisme.

    A bon escient, en l’occurrence car il fait incontestablement le buzz, ce qui en dit long sur l’état de l’opinion, c’est d’ailleurs tout ce qu’il faut en retenir.
    Néanmoins on ne va pas lui faire le reproche d’islamophobie, c’est d’un commun ! 
     
    Les agresseurs sexuels à Cologne sont en majorité musulmans - ce n’étaient pas des réfugiés du Moyen-Orient auxquels Maman Merkel avait ouvert la porte mais soit ! c’est tout comme - et en tout état de cause des frustrés, ce dernier point étant cliniquement parfaitement exact. 
    Donc tout Musulman est un frustré qui ne demande qu’à devenir un agresseur sexuel en puissance.
    Il est permis de voir dans ces affirmations des sornettes un peu dans le genre curés pédophiles ou bourgeois incestueux depuis qu’on fermé les maisons de tolérance. 

    Par contre, je n’ai pas bien compris où finit la tolérance et où commence l’intolérance.
    Pour prendre un exemple simplissime : lequel est l’intolérant de l’enfant à qui on refuse un repas de substitution ou de celui qui fait usage de son autorité pour en retirer la possibilité ? 
    Si l’on prend en compte le point du vue du porc, animal sympathique qui ne mérite pas le discrédit auquel le vouent certains livres dits saints, l’intolérant est sans conteste l’enfant...



  • Elliot Elliot 19 février 2016 12:06

    Au fond vous voulez dire quoi ?

    Je ne cerne pas bien votre propos au-delà de professions de foi suffisamment vagues pour entraîner l’adhésion générale ( mais alors on n’est pas loin de la démagogie de celui qui veut se faire applaudir en énonçant des truismes ).

    Vous sous-entendez que l’esprit critique est une nécessité ? On sera d’accord avec vous, l’humanité avance aussi de manière empirique en apprenant de ses erreurs.

    Qu’il faut vouer un culte au progrès ? C’est déjà plus contestable : on peut tout de même se poser la question de la nécessité d’un armement nucléaire comme on peut se poser la question de la légitimité qui consisterait à en réserver la possession à certains et pas à d’autres et on peut tout de même considérer que ces questions insolubles ne se poseraient pas si la bombe n’avait pas été inventée et que c’est une tache sur la notion de progrès. Il y a bien une utilisation pacifique de la science nucléaire notamment pour la production d’énergie. Sauf que la gestion des déchets pose problème et que les solutions inventées pour s’en débarrasser ont des coûts financiers astronomiques et des coûts environnementaux indéterminés.

    Qu’il ne faut pas se résigner à ce que les choses restent en l’état dans leurs aspects les plus contestables ? Ma foi ! permettez-moi de dire que cela dépend de la situation personnelle de chacun et de sa philosophie devant les épreuves ou les privilèges de la vie : cependant la résignation est aussi une forme de la sagesse même si ce n’est pas celle que je privilégierais.

    Certains voient dans la possession et la jouissance de biens toujours plus nombreux, dans leur quête pathétique leur seule raison de vivre, ce qui implique que des machines et des hommes doivent produire de quoi satisfaire leurs attentes, ceux-là se heurteront un jour ou l’autre à la finitude des ressources terrestres et donc à des formes de frustration dont on sait qu’elles peuvent prendre des tours funestes. 

    D’autres se satisfont d’une vie frugale dont les ancêtres sont sortis des cavernes ( mais il y a encore des maisons troglodytes) bien avant que la notion de progrès fut théorisée dans l’esprit des hommes, ils se veulent proches de la nature, ils voient dans le respect d’icelle le plus grand des progrès, ils ne méritent pas d’être caricaturés...

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