Si vous me permettez d’ajouter mon eau à moudre...
Un modèle (libéralisme, communisme) ne marche pas. Il élabore un cadre prédictif vérifié dans la "réalité" avec un certain pourcentage d’erreur. Le monde est dans la nuance et le compromis.
Compromis dont le Péripate semble par ailleurs incapable, lui qui bascule en 0 ou 1 au gré de mystérieuses commandes.
Dommage, avec ses connaissances, il aurait pu être intéressant, pour trouver des ponts entre nos deux modèles, et construire le toit sur les deux piliers... Dommage, encore
Tant qu’à avoir du retard autant que ce soit pour les OGM. En Europe nous n’en avons absolument pas besoin : nous sommes déjà en surproduction. A quoi cela servirait de produire plus ? Soyez cohérent, s’il-vous-plaît...
Tant qu’à dépenser des milliards, autant que ce soit pour les solutions nous permettant de nous passer du pétrole, avantage largement plus stratégique et bénéfique à long terme : nous n’aurons pas à participer aux guerre du pétrole, qui elles coûteront des milliers de milliards, et des millions de vies humaines...
Et là, il y a besoin d’argent :
* bâtiments auto-suffisants
* réseau dense de transports en communs
* économie hydrogène
* solaire par concentration
* géothermie profonde
* surgénération
Nous avons de quoi faire et en rien besoin des OGM...
Il est plutôt contradictoire d’associer la vie et la cybernétique.
La vie essaye de manière purement empyrique, sans théorie, mais elle a le temps et ne se soucie pas du nombre de morts. La cybernétique théorise puis fait des essais sur un nombre réduits d’échantillons.
Péripate, je ne comprends toujours pas comment vous pouvez vouloir votre système naturel au nom de la liberté : la vie est parfaitement tyranique et se fiche de nos liberté individuelles : son expérience est déterminée à la naissance via vos gènes et son succès par votre vie ou votre mort. La nature ne vous rend pas libre. La théorie elle vous permet d’appréhender votre environnement, de le comprendre puis de l’influencer. Par la théorie, vous réussissez par votre travail. Par la sélection naturelle, vous réussissez par hasard. Qui est le plus libre ?
Le meilleur exemple de régulation est donnée par la cybernétique et le vivant, c’est le "feed-back". La régulation, c’est un ordre émergeant du chaos.
Une boucle de régulation est un moteur associé à un capteur. La commande initiale donne une impulsion au moteur dans la direction voulue, le capteur mesure la distance à l’objectif et renvoit l’information sous forme d’influx positif ou négatif jusqu’à obtention d’une distance nulle. Cette "distance à l’objectif" est entre temps multiplié par un facteur appelé "gain" : ce paramètre est extrêmement important : il va déterminer comment le moteur va amplifier cette distance, et ainsi comme la position sera atteinte : rapidement, mais de manière imprécise et avec oscillation, lente, mais de manière précise et sans oscillations. l’idéal était le régime critique, c’est à dire le gain permettant la plus grande rapidité sans oscillation. L’efficacité est déterminée par la précision du capteur, et, si l’on prend le cas d’un bras pivotant autour d’un axe, il faut noter que sa précision sera déterminée par l’effet de levier du système mécanique. Il faut noter qu’un "gain" mal réglé peut conduire à un système explosif, c’est à dire à une "distance" d’autant plus grande à chaque oscillation (i).
Pour réaliser cette boucle de régulation, il faut réaliser des calculs précis, les plus précis possibles, puis de l’expérimentation pour déterminer la robustesse de la boucle de régulation (sa répétativité).
Où est le chaos (ii) ???
(i) nous pourrions oser la transposition au système financier. L’objectif étant de fixer le prix. Le gain est la nécessité d’obtenir le produit dont il faut fixer le prix. Le moteur est le crédit. Le bras de levier est le fameux "effet de levier" des banques. Le système explosif étant bien sûr la crise. Il me semble qu’il y a ici des efforts à faire pour régler finement notre système économique.
(ii) si les ingénieurs laissaient faire le chaos, lol, j’imagine ce qu’il risque d’arriver aux avions. Hop un crach par là. C’est pas grave, ils ne le referont plus. Mais pourquoi n’ont-ils rien calculé : ah ! pas le droit de calculer, c’est le chaos qui nous guide. Dans un million d’années, à force d’essayer, nous aurons un avion fiable. Merci aux milliers de morts...
C’est d’un sérieux, tout ca...