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Eloi

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« Qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croît »

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2008
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Derniers commentaires



  • Eloi Eloi 18 novembre 2008 21:28

    Pour poursuivre : des crises de régulations sur quelques-unes parmi des milliers d’entreprises de quelques millions d’€ de capitalisation, ca ne fait pas trop de dégât, et c’est réparable au niveau d’une société. Une crise de régulation sur quelques entreprises mondiales de centaines de milliards d’€ de capitalisation, ca fait très mal et des centaines de milliers (voire des millions) de chômeurs, ce qui est moins assumable au niveau d’une société. Regardez General Motors.

    Nous vérifions là une hypothèse libérale : l’atomicité des agents, ainsi qu’un coût nul (ou négligeable) d’entrée sur le marché

    Le problème est que certains produits nécessitent une énorme capitalisation pour qu’ils soient rentables : avions, fusées, centrales nucléaires, réseau de distribution d’eau, agriculture intensive, voies ferrées, autoroutes, réseaux internets.

    Vous avez là un gros problème, pour appliquer votre modèle. La raison recommande alors d’en appliquer un autre, l’économie plus ou moins planifiée, pour ces aspects (essentiellement les derniers). Faire l’inverse est exactement ne pas comprendre ce qu’est un modèle économique. C’est faire de la théologie. C’est faire beaucoup de merdier.



  • Eloi Eloi 18 novembre 2008 21:11

    Mais ils seront tous rapidement corrigé par le marché.

    Ecoutez Julius, je ne conteste pas que les prix peuvent converger. Je conteste le dogmatisme qui dit que les prix convergent toujours. Personne n’obligeait les banques à faire de la planche à crédit. Elles pouvaient très bien se contenter d’un ratio prudentiel de 50%. mais si elles ne le faisaient pas, elles se faisaient manger. Ou pire, elles n’étaient pas à la mode. Donc il fallait aller titiller les 8% qui sont la limite du danger. Jusqu’au jour où votre belle crise de régulation se produise avec une telle ampleur qu’elle faillit tout balayer.

    Le même genre de crise qu’un gouvernement aveugle qui ne veut rien savoir.

    Cessez d’être dogmatique, et convenez que si le libéralisme peut servir, ce n’est en rien une vérité générale. De plus le libéralisme est une théorie, d’autant plus vérifiée qu’on vérifie ses hypothèses. Notre monde s’en détourne à vitesse grand V, et ce n’est pas le fait des Etats, mais bien des plus riches capitalistes.

    Le capitalisme porte donc les germes de sa fin. Tout comme une démocratie. Rien n’est sacré dans nos théories. Elle servent, parfois, et on les applique quand on voit que ca marche bien. Ajourd’hui, dans de nombreux domaines, dont la création monétaire, ca marche au moins aussi mal qu’un Etat



  • Eloi Eloi 18 novembre 2008 20:50

    Vous nous parlez donc d’un complot mondial de serviteurs dévoués de l’Etat pour anéantir le capitalisme ? Vous nous parlez donc d’une banque privée, La FED, créée par et pour les capitalistes les plus puissants, et dont les principes jouent contre eux ?

     smiley

    Soyez sérieux.



  • Eloi Eloi 18 novembre 2008 20:45

    Comment, dans une économie non planifiée, sont répartis la "plus-value" entre capital et travail ? Il est clair, en premier lieu, que c’est l’entrepreneur qui décide de ça, pas le capitaliste. Le capitaliste en veut le plus pour lui, le travailleur aussi, comment donc l’entrepreneur, qui est le lien entre les deux, va t-il se décider ? L’entrepreneur a besoin d’une certaine quantité de capital et de travail, il fait donc une offre sur ces deux marchés. Plus le capital est rare par rapport au travail, plus la compétition pour obtenir une part de ce capital est grande, et plus l’entrepreneur doit offrir au capitalistes, au détriment du travailleur. À l’inverse, plus le travail devient rare par rapport au capital, plus la compétition pour embaucher des travailleurs qualifiés est forte, et plus le prix du travail augmente, au détriment de celui du capital. Plus il y a de capital (à travail constant), plus le travail est rétribué.

    Prouvez que ce systèmes est convergent. Ce n’est pas le cas. La crise nous le montre. De plus, ces derniers temps, jamais le crédit n’avait été si facile, et pourtant le capital a coûté de plus en plus cher en terme de rendement exigé. C’est un système explosif, tout le contraire de ce que vous décrivez. Rien ne sert de modéliser si ca ne sert à décrire juste. Les crises économiques mondiales à répétition montrent que ce prix à de la peine à converger.
     

    Les guerres sont au contraire inhérentes à l’axiome socialiste "dans un échange, il y a un gagnant et un perdant" et son corolaire "en matière de commerce internationale, la richesse d’une nation est obtenue par la pauvreté d’une autre". Le libéralisme, qui affirme que le libre échange profite à toutes les nations, est au contraire fondamentalement pacifiste.

    Les guerres proviennent d’un manque de ressources et d’espace, justifiées ensuite par des prétextes divers qui servent à tuer sans avoir des problèmes de conscience. Le libéralisme ne créée par le pétrole, l’uranium, l’eau à volonté. Prouvez donc qu’il est capable d’innover plus vite que la déplétion des ressources...

    La physique ne se plie pas à nos doctrines

    C’est au contraire les marxistes qui affirment que la richesse, c’est le travail, qui peuvent trouver des avantages à la destruction (cela créé du travail). L’économiste qui affirme que la richesse est d’autant plus intéressante qu’elle est obtenue à moindre efforts (pas par la spoliation bien entendu, mais pas la coopération) ne peut être d’accord avec ça

    Si plus de voitures se crashent plus de voitures seront construites et vendues. Je ne suis pas persuadé de savoir à qui cela profite le plus. Celui qui donne du travail, ou celui qui peut accumuler un peu de capital dans ses îles fisclaes, à chaque transaction ?

    Qui fabrique les révolutions ?

    La misère, la famine, la détresse. Et donc le système qui la fabrique le plus... Et aujourd’hui...
     



  • Eloi Eloi 18 novembre 2008 20:15

    Le problème fondamental est que l’État est incapable de trouver le prix des choses sans le marché

    Un "autre" problème fondamental est que certaines choses n’ont pas de prix.
    * la survie : tout l’or du monde
    * l’écologie : coût des dégâts impossible à estimer
    * l’armement : quel est le prix d’une victoire, ou d’une défaite ?
    * la liberté. Quel est son prix ?

    Pour aller plus loin, vous reprochez à l’Etat de ne pas savoir fixer les prix. L’exemple de la crise actuel montre que le libéralisme mondialisé en est également incapable, bulles immobilière, bulle internet, crises de surproduction... Vous en arrivez à une contradiction : à quoi sert le libéralisme s’il ne sert même pas à fixer les prix ?

    A rien. A rien de plus que l’Etat, somme toute.

    Le problème est, Julius, que vous partez d’un dogme :
    " le prix converge vers un optimum"

    Il n’est pas prouvé. Dans l’expectative, restons prudents et ne jugeons pas trop vite. Il y a des domaines où si le prix est mal fixé, cela n’est pas grave : les loisirs. Les choses qui ne sont pas de la survie. Et là, en effet, un gain peut être trouvé dans un système libéral. Pour le reste, laissons des gens plus sérieux que des joueurs de casino faire leur travail, et élisons les bien, ce qui est le principal.

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