Ecoutez, on allongera l’âge de départ en retraite :
Le jour où tous les jeunes travaillerons, voire où les plus anciens actifs travailleront aussi
Si on est encore en déficit, alors peut-être faudra-t-il accroître cet âge... Mais on verra. Pour l’instant, comme nous avons un système par répartition, faisons DEJA travailler ceux qui LE PEUVENT.
Tout ce débat est loin d’être d’actualité, ce qui explique qu’il manque de pertinence
Quand tout les malins qui auront choisi la retraite par capitalisation verront leur capital parti en fumé,
et bien ce seront les gentils cons qui auront payé la retraite par répartition qui payeront AUSSI pour la retraite (évaporée) des autres (parce qu’on ne peut pas les laisser crever de faim)
Ce que je veux faire passer, c’est que personne ne peut envisager de travailler longuement et avec motivation toute sa vie, pour faire fonctionner une société complexe, s’il n’a pas l’assurance que, le jour où la forme décline, la société le protègera et l’aidera à vivre.
C’est la justice : je donne du travail à la société et en échange, j’ai une garantie de protection. Si ce contrat est brisé, la confiance s’écroule et la société avec !
Cela s’applique identiquement à des biens inalinables que sont la santé en général et la santé de l’intellect, par l’éducation. Des biens, qui, s’ils deviennent marchands, compromettent le pacte social, car le secteur marchand repose sur la compétition et la concurrence. Comment avoir confiance en cela ? Comment avoir confiance en cas de coup dur ?
"la provision : l’un provsionne ses engagements futurs, l’autre non"
Ok, je comprends votre remarque. Par contre vous n’avez pas saisi le problème de la retraite par capitalisation : je provisionne 500€ on m’en doit 3000€ (exemple exagéré, bien sûr, mais qui sait ce qu’on peut faire quand on a le pouvoir financier des fonds de pension ?). Je serai d’accord avec vous si le rendement des placements du système de retraite pas capitalisation était (en taux réel) de 0% : je donne 500€ on m’en donne 500€. Là : pourquoi pas ! On peut imaginer récupérer plus, mais il faut que ce soit indexé sur la croissance : si on dépasse en rendement la croissance des richesses, c’est qu’on "vole" quelque part
"vous faites une grossière erreur : vous assimilez les cotisations patronales et salariales à de l’impot, ce qui n’est pas le cas"
C’était un raccourci... Mais ce n’est guère important pour notre discussion
"avec votre raissonement, ce quie st juste est que tout le monde touche le même salaire, non ?"
Non, ce qui est juste c’est que chacun survive, avec les mêmes droits, même quand il ne travaille plus, et qu’il a travaillé toute sa vie (c’est un minimum vieillesse, qui devrait être reversé à tout le monde, riche ou pauvre : égalité des droits). En relisant ma proposition, vous constateriez que tout le monde ne gagne pas la même retraite : tout le monde touche la "retraite collective", mais ceux qui ont voulu (ou pu) capitaliser toucheront plus : chacun fera son choix, certains auront plus de loisirs que d’autres, mais tout le monde pourra survivre
La justice c’est que la société assure inconditionnellement la survie, de quiconque, "fort" ou "faible", car c’est ainsi que fonctionne la société : la confiance que chacun a en la société pour l’aider à survivre. Si elle ne le fait pas, chacun vit tout seul, et chacun vivra plus mal...
Pourrait-on envisager le système suivant (qui ressemble plus ou moins de toute façon au système actuel)
* Une somme égale (entre 1000 et 1500€ ? grossièrement le minimum pour la survie) pour chaque retraité, quelle que soit sa condition (égalité des droits) financés par une retraite par répartition
* une retraite par capitalisation libre, au choix de chacun, selon ses moyens et son envie, qui permette au retraité d’assurer ses loisirs
Grossièrement : la survie est, de manière inaliénable, assurée pour la collectivité, les loisirs est assurée par son plan personnel (la frontière entre les deux étant assurée par un consensus démocratique)
Sans vouloir enfoncer des portes ouvertes, il me semble que c’est juste ???