Je vois pas où tu vois que l’auteur se rattache au stalinisme, puisque tu parles avant tout du stalinisme, et non du communisme qui n’a jamais été mis en œuvre par staline, ce qui lui aurait obligé à abandonner son pouvoir personnel.
Communiste, ne signifie pas forcément stalinien. Si staline faisait référence au communisme, les communistes ne se reconnaissaient pas forcément dans Staline, et même lui déni toute référence communiste vu que sa politique avait peu de rapport avec ce qu’était le communisme au départ et auquel se référait de nombreux communiste. Lors du front populaire c’est surtout les radicaux qui ont freiné les réformes de gauche. Alors que les communistes ont des années 30 à l’élection de mitterand poussé aux réformes sociales en france. Je ne sais plus qui a dit « on ne gouverne pas avec un PCF à 10% comme on gouverne avec un PCF à 20% », ce qui signifie bien que le PCF avait une influence sur les politiques sociales et ce même s’il n’était pas au pouvoir.
Jacobin, ne veut pas dire communiste ou socialiste, la loi chapelier n’était pas une loi prolétarienne, puisque elle a été promulguée pour limiter les révoltes ouvrières. Donc je ne vois pas comment tu peux le reprocher à des communistes ou socialistes ( qui n’existaient pas à l’époque de toute façon ). La loi chapelier ne servait en fait que le capitalisme libéralisé (pas de contrainte pour le patron), laissant les ouvrier sans moyen de protection face à un patronat tout puissant (pas de code du travail, pas de loi sociales etc...).
"“… Il n’y a plus de
corporation dans l’État. Il n’y a plus que l’intérêt particulier de chaque
individu et l’intérêt général. Il n’est permis à personne d’inspirer aux
citoyens un intérêt intermédiaire, et les séparer de la chose publique pour un
esprit de corporation… C’est aux conventions libres d’individu à individu à
fixer la journée pour chaque ouvrier. C’est ensuite à l’ouvrier à maintenir la
convention qu’il a faite avec celui qui l’occupe.” Propos de chapelier sur sa loi, c’est donc bien un texte libéral, suivant la philosophie libérale, uniquement des contrats de personne à personne, on est très loin de toute pensée socialiste. Bref la loi chapelier c’est la loi qui considère que l’agneau est libre de faire un contrat tout seul face au loup.
Pour ce qui est du rétablissement du droit de grève : "J. Ferry (à la Chambre des députés, le 31 janvier 1884) :
“Réprimer aveuglément les coalitions favorisait la
prolifération des sectes socialistes. En autorisant les syndicats
professionnels, ce gouvernement à mis en place une administration composée de
l’élite des ouvriers prompte à l’arbitrage de la préfecture et capable
d’isoler les agitateurs professionnels !”«
Quand à l’opposition socialiste, il faut la voir comme une position maximaliste, tout ou rien, tout c’est à dire la totale indépendance des syndicats vis à vis du pouvoir bourgeois. Guesde s’est opposé à la loi, pas au droit syndical et de grève, mais s’oppose en tant que révolutionnaire à un syndicalisme d’apaisement social. Ce qui du point de vu révolutionnaire, signifie la stagnation, et donc l’opposé de la révolution.
Donc la loi chapelier est bien un héritage libéral, qui ne satisfaisait ni la droite (fin des corporation), ni la gauche (interdiction de tout mouvement ouvrier organisé).
Tu oublies aussi de mentionner que les chambres syndicales existaient de fait avant la loi et que les socialistes y ont souvent participé. La loi libérale a entériné un fait auquel les socialistes ont participé.
Pour rappel voilà les mesures de la Commune de Paris, donc en gros socialiste, bien avant les radicaux et radicaux socialistes de la 3ème république : »enseignement laïc et gratuit, séparation de l’Église et de l’État,
contrôle des élus, confiscation des ateliers abandonnés qui seront remis
à des associations ouvrières dépendant des chambres syndicales,
limitation de la journée de travail à 10 heures, réduction des écarts de
salaires, abolition du travail de nuit, droits de la femme,
amélioration des conditions de travail, internationalisme...«
Et puis c’est vrai que le libéralisme est tant pour le progrès social, que le progrès social est actuellement dénoncé au non du libéralisme.
Pour les famines organisés : dans les années 1850, au nom de la liberté de commerce, la très libérale Angleterre a laissé crevé des millions d’indiens, et ont enfermé les survivants dans des camps pour les y laisser mourir. Bref c’est les libéraux qui ont inventé la famine volontaire et les camps de concentration.
Et puis tout ce que tu dénonces, à juste raison, ne fait pas partie de la philosophie socialiste ou communiste, qui sont basées sur le bonheur de tous, laisser crever des millions de personnes de faim ce n’est pas socialiste ou communiste, c’est du stalinisme, du maoïsme. Idéologies qui se donnent le goût et la couleur rouge du socialisme ou du communisme, mais qui n’en sont pas.
Les connivences entre capitalistes et nazis tu veux dire ? Faut il te rappeler la formule : »plutôt hitler que le front populaire" ? Faut il rappeler que c’est al bourgeoisie conservatrice qui a donné le pouvoir à hitler ? Faut il rappeler la haine d’hitler et des nazis vis à vis du communisme et du socialisme ?
La connivence entre les communiste et le nazisme, c’est que les cocos ont été les premiers à remplir les camps nazis. Que c’est un communiste qui a tiré sur un officier allemand, comme acte de résistance, en premier . La connivence entre nazis et communiste a été le fait que les nazis ont essayé d’écraser le régime communiste, et que staline le leur a bien rendu, en battant les armées allemandes. Le pacte germano-soviétique n’était qu’au mieux une alliance temporaire, et au pire un jeu de dupes. Malgré que le régime stalinien ait eu des caractéristiques qui le rapprochait du nazisme , et donc de l’extrême droite, il avait aussi une composante égalitariste, qui faisait horreur aux nazis, et c’est cette composante égalitariste qui a valu à hitler de combattre le communisme supposé ou réel. Et non bien sûr le pouvoir politique personnalisé et concentré, qui rapprochait le stalinisme (et non le communisme) et le nazisme.
Le clivage gauche/droite il existe, mais pas forcément de façon simple et claire. IL est encore présent au niveau sociétal, que ce soit l’attitude face aux étrangers, le clivage par les minorités etc... ou le retour du mariage homo, ce clivage est encore vivace entre ceux qui se disent à gauche et à droite ( encore que sur ce sujet nombre à gauche suivent parfois une logique plus libérale que de gauche ). Par contre au niveau économique la gauche contre la droite, c’est le FdG et l’extrême gauche contre la droite. Le PS n’est plus socialiste au niveau économique, ce qui est assez paradoxal, vu que le socialisme s’est bâti avant tout sur l’organisation économique et sociale.
Que ce soit lors de la révolution ou maintenant on est toujours dans la même problématique : le pouvoir d’un seul ou quelques uns, contre le pouvoir de tous/du plus grand nombre.
D’abord le centre peut se définir par rapport à ce qu’il n’est surtout pas : ni extrême gauche, ni extrême droite.
Le centre rejette les positions économiques de l’extrême gauche ( collectivisation de la propriété, contrôle fort par l’état , les syndicats des entreprises etc... ), et les positions sociétales de l’extrême droite ( ordre moral autoritaire, xénophobie, racisme etc... ).
Dit positivement, donc les centristes ont des positions plus ou moins libérales au niveau économique, avec surtout l’acceptation pleine et entière de l’économie de marché, et se place au niveau de la défenses des libertés individuelles, tolérantes au niveau sociétal. La présidence Giscard a été un bon exemple, avec une politique économique orientée à droite, mais d’un autre côté votant des sujets sociétaux défendus par la gauche et combattus à droite comme la loi Veil.
Le PRG se situe plus à droite que les partis de gauche, le centre droit se situe plus à gauche que l’UMP ou le FN. Donc les partis centristes au niveau idéologiques sont « coincés » entre la droite et la gauche, si on utilise un système linéaire.
C’est une histoire d’affinité avant tout je dirais. Je pense que ce qui différencie le centre gauche, du centre droit, c’est avant tout le domaine de « focalisation ». Au centre gauche on se focalise plus sur les questions sociétales et rejette le conservatisme et l’extrémisme de droite, c’est ce qui les animera le plus, et sont plus conciliants avec un certain contrôle économique du PS (de moins en moins fort depuis 30 ans), sans verser dans le socialmisme. Lors du front populaire ce sont les radicaux qui ont freiné les réformes économiques de gauche. Alors qu’au centre droit on se focalise plutôt sur l’économie, le rejet des politiques économiques de gauche. Les soutiens à sarkozy, on bien montré qu’ils pouvaient faire des concessions sociétales pour garder l’objectif économique, sauf le modem pratiquement.
Et ces tendances font que certains se disent plus centre gauche, se sentant plus d’affinités avec les bobos socialistes qu’avec la droite, l’UMP, alors que d’autre se disent de centre droit avec plus d’affinité pour la droite (UMP actuellement), plutôt que la gauche et surtout les rouges. Dis moi qui des rouges ou des fachos tu détestes le plus et je te dirais quel centriste tu es.
Du côté concret et pragmatique, le centre n’est plus la force politique qu’il a été lors de la troisième république. Le centre à lui seul ne représente pas une force politique assez forte pour lutter contre le système bipolaire de la 5ème république qui favorise les affrontements droite/gauche. Du coup effectivement pour rentrer dans le jeu politique, faire partie d’une majorité le clivage droite/gauche se trouve cristallisé, là où les radicaux de gauche et de droite pouvaient s’allier sous al 3ème république grâce au système proportionnel permettant au centre de jouer le pivot de la vie politique.
Pour que le centre retrouve sa vigueur et sa centralité, il faudrait qu’il soutienne une réforme des institutions comme la 6ème république du front de gauche qui remet en place un régime parlementaire. Sans ça, le centre sera réduit à être l’appoint des deux partis dominants.
la première cause des guerres c’est le pouvoir. Et les religions sont une affaire de pouvoir. Donc il est logique de retrouver des religions à l’origine de guerres. Enfin personne n’a fait de guerre au nom de thor, de jupiter etc... Par contre des guerres faites au nom du dieu monothéiste, oui, car les monothéistes sont intolérants vis à vis des autres religions, automatiquement vis à vis des religions non monothéistes, mais souvent aussi contre les autres religions monothéistes. Pour les religions monothéistes, les autres religions n’ont que deux destins : être soumise par la vrai religion (tm) ou disparaitre.
Sans la religion de l’islam, il n’y aurait pas eu de troupe arabe qui aurait traversé la méditerranée et échouer dans les environs de Poitiers ou Narbonne contre les armées franques. Sans la religion, pas de croisade. Sans religion, pas d’épopée de tamerlan qui a exterminé les infidèles qui ne se soumettaient pas. Sans religion, pas de guerre pour avoir des prisonniers pour faire des sacrifices humains de masse.
La guerre de religion permet de cumuler les divers pouvoirs pour le vainqueur : religieux, politique (main mise sur le pouvoir politico-militaire du territoire conquis, et bien sûr économique. S’il y a des bénéfices économiques, ils ne sont pas forcément le moteur premier de la guerre