C’est vrai qu’entre 1000 ans de monarchie et 130 ans de république, on peut constater quel est le régime qui a le plus favorisé les politiques sociales. Le 19ème siècle, le siècle du capitalisme sauvage, a été un siècle avant tout monarchique. En 1848 quand la monarchie non bonapartiste est mise à bas, il y avait eu peu de lois sociales de faites. La monarchie n’aura jamais rimé avec politique sociale. D’un autre côté à quoi fallait il s’attendre d’un régime censitaire, où seuls les plus riches votaient, et donc faisaient les lois pour leurs seuls intérêts, pas étonnant que la monarchie même libérale n’ait que peu produite de lois sociales..
Si sarko n’avait pas alourdit la facture, le nouveau gouvernement pourrait peut être faire autre chose que de devoir sabrer dans des dépenses qui pourraient être utiles aux français. Donc ils ne font que souligner un fait, que leur politique est tributaire des erreurs de celle d’avant.
Donc s’ils s’étaient proclamés libéraux, tu considèreraient qu’ils sont libéraux ?
Communiste pris comme ça, ne veut plus rien dire parce qu’il a plusieurs sens différents selon à quoi on se réfère. Entre le communisme originel, et le stalinisme et ses suites, il y a un grand écart politique, sur le pouvoir politique, et donc sur le pouvoir économique, même si ponctuellement, il y avait des expériences qui pouvaient être considérées comme communistes. Le communisme originel se défini comme une société sans classe, donc égalitaire, le stalinisme et ses dérivées reposent sur une division de la société en deux groupes : la nomenklatura et le reste du peuple, c’est un système inégalitaire.
L’URSS et les pays de l’est étaient aussi communistes que démocratiques et populaires. Dans ce cas la démocratie, c’est les goulags, la famine etc...
pour ce qui est de l’attitude des romains vis à vis des chrétiens, cela n’a rien de strictement religieux, c’était politique. Comme tu le dis l’empire romain était un empire ouvert au niveau religion, ils pouvaient même accepter les juifs qui ne jouaient pas les fanatiques et les terroristes. Par contre les chrétiens étaient poursuivis pour absence de civisme, ce qui passait par le culte de l’empereur, ce que refusaient les chrétiens. C’était avant tout un problème politique.
Si le christianisme est universaliste, c’est parce qu’il a été influencé par les greco-romains, et mêm conçu pour s’adapter aux greco-romains, d’où le rejet des pratiques particularistes juives. Ce n’est pas l’universalisme qui fait l’antisémitisme chrétien, mais la mythologie chrétienne qui attribue la mort de jésus aux juifs. De même l’islam est autant particulariste que le judaïsme, il soumet ses croyants à des traditions particulières qui sépare ceux qui les pratiquent des autres et permet de reconnaitre le membre de al communauté, et surtout il instaure une législation particulariste , donc anti-univesaliste, différente selon le statut religieux ou sexuel des personnes.
C’est la laïcité qui est universaliste : égalité des droits quelle que soit l’opinion religieuse, c’est l’absence de marquage religieux qui est universaliste, c’est la soumission de loi faites sur des considérations générales et non le point de vu particulier d’une religion qui est universaliste. Aucune religion n’est universaliste, aucune ne respecte les principes universalistes. Toute religion est une forme de particularisme : ses croyances, ses rites, ses appartenances.
Imposer sa religion à tous, ce n’est pas de l’universalisme, mais du suprématisme, et de l’autoritarisme. Ce n’est pas l’universalisme qu’il faut remettre en cause, mais bien l’autoritarisme et le particularisme inhérent des religions monothéistes (et des autres).