D’un autre côté, amara et hirsh qui quittent sarko pour hollande, rien de surprenant, puisqu’ils venaient de la gauche. C’est un retour au bercail pour eux deux.
Pour ce qui est de Mélenchon tu te trompes lourdement. Car le programme du Front de Gauche repose justement sur une vision profonde et idéologique, contrairement au PS qui navigue à vu.
Il ne s’agit pas de propositions accolées les unes à côté des autres, piochées par des marketeux pour plaire à un certain public, mais le fruit d’une vision sur la société selon certains principes, donc d’une idéologie. Le programme du Front de Gauche, c’est la renaissance de la gauche française face aux gauches d’influences étrangères (léninistes, trotskistes, staliniens etc...).
Todd dit que c’est le retour dans à ses origines des influences du modèle de gauche français libéral égalitaire, après l’anomalie autoritaire d’un PCF aux ordres de Moscou ( morte avec la chute du mur de Berlin ).
Ce n’est pas un artefact de campagne, le seul truc, c’est que Mélenchon en montrant ses qualités de tribuns a permis à au message d’émerger au premier plan.
On peut dire qu’il aura fallu une vingtaine d’années à la gauche française pour se reconstruire. Je dirais que la campagne du non a été l’amorce du renouveau, et que la situation de la crise a poussée la gauche à reprendre ses repères.
Tous les gouvernements on participé à la dette, mais c’est la droite qui l’a vraiment aggravé, surtout la droite décomplexée de Sarkozy qui après vient donner des leçons sur la dette à la gauche. Voilà ce qu’il faut dire sur le sujet.
Pour le Prado, de la part de quelqu’un qui y était, et qui a déjà vu des grosses manifs de dizaines de milliers de manifestants (pas à Marseille), a dit que la sensation que cela donnait c’était celle de marée humaine, avec notamment la large avenue du Prado pleine d’un bout à l’autre.
D’un autre côté ce n’est pas étonnant, les membres du front de gauche sont plutôt des habitués des grandes manifs par rapport à ceux de l’UMP par exemple.
Donc le libéralisme économique en ne protégeant pas l’individu des groupes de pression économique, n’est pas du libéralisme.
Tu oublies deux choses au sujet de la laïcité et de la république : c’est l’universalisme qui les soutient. Universalisme qui n’est pas toujours présent chez les libéraux et totalement absent dans le libéralisme économique. D’ailleurs les états-unis se veulent libéraux au niveau religion, mais n’ont pas du tout une attitude universaliste sur le sujet.
Universalisme que tu reproches à ceux qui sont contre la ratification du traité sur les langues régionales. Puisque ce qui est reproché à ce traité ce ne sont pas des libertés, mais des pratiques particularistes, dont certaines en fait sont discriminatoires. Montres un article où Mélenchon dit qu’il est contre : - l’enseignement des langues régionales dans l’enseignement public ou privé comme langues parmi les autres - contre la publication de littérature en langue régionale - contre des émissions ou chaînes de télévision en langue régionale - pour punir par des amandes ou de la prison les papys qui parlent patois dans leur village.
SI tu nous démontre ceci alors je serais d’accord avec toi que Mélenchon est antilibéral sur des plans autre qu’économique. Sinon pour l’instant ton accusation repose sur du vent.