correction historique sur les relation des juifs avec les arabes et les chrétiens.
En Espagne jusqu’au 14ème siècle environ, les juifs ont trouvé refuge alternativement chez les musulmans ou chez les chrétiens. C’est à dire qu’il y a eu des périodes où les élites musulmanes étaient intolérantes vis à vis des juifs alors que les chrétiens étaient plus conciliants, tout comme il y a eu l’inverse. Il n’y a pas eu de comportement homogène des deux côtés vis à vis des juifs.
Pour le coran, une étude des diverses sourates et versets a été faites par des occidentaux,, et les versets négatifs dominent largement par rapport aux versets positifs. Surtout que certains versets ne disent pas ce que beaucoup de musulmans veulent leur faire dire ( phrases sorties de leur contexte ).
La vérité sur les religions et la république : L’islam et le catholicisme tels qu’ils ont été pratiqués pendant des siècles jusqu’au début du 20ème siècle sont incompatibles avec la république et la laïcité. Si le judaïsme n’avait pas eu son historie particulière de religion d’un peuple dispersé maintenu en minorité, on pourrait dire la même chose à son encontre. Les juifs antiques ont inventé le fanatisme religieux et le terrorisme religieux (voir exposé de façon humoristique le film des monthy pythons : la vie de Brian). Les religions ne sont compatibles avec la république et la laïcité uniquement quand elles sont passées au filtre de la modernité, de la discrétion dans le domaine privé.
Le problème de l’islam sunnite, c’est qu’il n’a pas de hiérarchie pour décréter la transition moderne pour la grande majorité des musulmans pratiquants. De même , il n’y a pas de prise à distance officielle vis à vis des nombreux versets négatifs du coran, car personne ne peut avoir autorité pour le faire.
La seule porte de sortie , c’est la bascule à une culture plus individualiste des musulmans qui leur ferait prendre de la distance vis à vis de certains aspects de leur religion, comme l’ont fait les catholiques au cours du 20ème siècle. Il y en a qui le font déjà heureusement, mais pas ceux que l’on entend le plus.
Quelque part et sur certains points , les propos de zemmour sont justes. Mais « ailleurs » à partir du moment où il fait des généralisations abusives, il est dans l’erreur. Et c’est sur ces subtilités qu’il joue pour faire passer son message idéologique.
En fait ce que tu appelles droite, c’est l’extrême droite, la droite réactionnaire, incapable de s’adapter à la modernité. C’est la droite, oui, une partie de la droite, la plus radicale, l’équivalent des islamistes réclamant le califat chez les musulmans. Mais limiter la droite à cette droite, ce serait comme limiter la gauche au socialisme anarchiste uniquement.
Après il y a la droite moderne, qui n’est pas pour autant de gauche loin de là, qui a su s’adapter aux évolutions : « que tout change pourvu que rien ne change ». Pour cette droite ce qui compte ce sont les hiérarchies, les inégalités économiques avant tout, le pouvoir et les privilèges économiques/sociaux ,pour les plus conservateurs les inégalités sociétales. La religion compte moins pour eux, la hiérarchie, la transcendance, etc... reposent sur d’autres repères. Mais pas assez individualistes et universalistes pour être à gauche.
Qu’ils soient à gauche de ton mouvement oui parfaitement, vu qu’il est difficile de faire plus à droite qu’un mouvement conjuguant traditionalisme religion, et anti-républicanisme, sauf à y rajouter une couche de racisme assumé. SI l’échelle gauche droite est une règle, ce que tu défends est du côté du bout droit de la règle, ce qui n’empêche pas la moitié de la règle d’être située à droite de la règle, bien qu’à gauche du bout.
Le traditionalisme politique, c’est la perte des liberté, des droits, c’est la certitude d’une régression culturelle et intellectuelle. Il ne peut en aucun cas permettre le renouveau de la France. Vu que l’un de ses moteurs psychologiques c’est le refus de l’inconnu, de la nouveauté, c’est à dire une société incapable de s’adapter aux changements en plus d’être intolérante, rigide, etc.... Bref une idéologie tout à fait inadaptée à notre époque, et surtout aux français ayant une culture moderne, une éducation bien au dessus des paysans de l’ancien régime, sécularisés, etc....
aller je vais te mettre un point sur lequel je suis d’accord avec toi :
« Il est impossible de bâtir un mouvement politique sans une doctrine claire » ça c’est vrai pour tout mouvement politique sérieux.
Mais ce n’est pas le cas pour les verts par exemple, car l’écologie n’est pas une idéologie proposant une vision du monde et la société qui va avec. Du coup chez les écolo c’est toujours le grand bazar.
Mais clovis, et le sacre de reims, ne font pas une doctrine, ce sont les symboles, qui appartiennent à ton mouvement, pas forcément à d’autres.
mais enfin christian on est au paradis, les hymens se régénèrent bien sûr.
Ah moins que la bonne traduction soit celle d’un traducteur qui a utilisé une certaine lecture de l’arabe, où les 72 vierges deviennent .... des raisins blancs.
T’imagines le terroriste il se fait éparpiller façon puzzle par sa bombe, il arrive au paradis, il y a une belle ange qui s’approche de lui, non pas pour lui être offerte, mais pour lui offrir des raisins blancs.....
« je ne suis pas du tout sûr que Marx aurait approuvé les régimes du 20ème siècle qui se sont réclamés de lui. »
Sans aller jusqu’au stalinisme et au maoisme, de son vivant Marx est venu en France, et a vu les marxistes français. Sa conclusion a été du style « s’il y a une chose que je sais, c’est que je ne suis pas marxiste »
Marx ne se serait jamais reconnu dans ces régimes, puisque rien de ce qu’ils ont fait ne correspond à sa description de la révolution socialiste ou communiste. La dictature du prolétariat c’est la réponse des démocraties libérales de son époque (et encore valable actuellement au fond), c’est à dire que ce sont les capitalistes et leurs alliés qui disposent du pouvoir politique, en plus du pouvoir économique (qu’il liait). Donc c’était une démocratie où les bourgeois seraient exclus du pouvoir politique, avant l’abolition des classes. En tout cas ce n’était pas la dictature sur le prolétariat de ces régimes.