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eric

Travailleur émigré en russie

Tableau de bord

  • Premier article le 06/01/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • eric 9 novembre 2011 09:14

    depuis 1980, la part des ménages à baissé de 11% dans le PIB. Quelqu’un leur a prit leur argent. Qui ? Les riches, les spéculateurs, les banquiers ? Pas sur, après impôts etc.... leur part est restée stable. En revanche, par un hasard étonnant, la part de l’État a crue de 11% ( sans compter la dette car si l’état prélève un peu plus de 50% il dépense de l’ordre de 56%) ce qui donne un élément de réponse.
    Génial me direz vous, de plus en plus de services publics ! On sort progressivement de l’ultralibéralisme...
    Pas si simple !

    Dans le budget, de l’ordre de 94% des dépenses ne faisaient pas l’objet d’un vote. Ce sont les services votés. Pour l’essentiel, ce sont des frais de fonctionnement, et donc en majorité des salaires. Ceux ci ne font pas l’objet de vote, mais pour l’essentiel de négociations avec les syndicats à grand renfort de grève. On est donc dans un déni parfait de la démocratie et de la volonté populaire. Tu vote, tu vote pas, pour l’un ou pour l’autre, de toute façon, cela n’a et ne peut avoir qu’une influence marginale sur le gros de la dépense.

    Depuis les années 80 on a embauché suivant la façon dont on compte de l’ordre de 1,5 à 2,5 millions de personnes vivant de fonds publics pour parvenir à une dégradation continue de la qualité du service public ( dixit, l’ensemble des syndicats et partis de gauche).

    C’est quand même le seul secteur où on a réussi a faire moins avec beaucoup plus de monde ( dans l’industrie, l’agro alimentaire, on produit beaucoup plus qu’en 80 avec beaucoup moins de monde).

    La solution ? Partielle ? Jouer sur l’égoïsme. Négocier avec les syndicats le sacrifice des jeunes. On ne se sépare pas des mauvais ou des inutiles, on ne les remplace pas par des jeunes mieux formés, on se contente de ne pas remplacer un retraité sur deux. Le prix à payer, la moitié des économies réalisée pour ceux qui sont en place. En échange, ils font le fantastique effort d’essayer d’améliorer leur productivité de quelques petits pour cents.
    C’est devenu une méthode. La récente réforme des retraites s’est traduite par une amélioration des conditions de retraites faites aux fonctionnaires. Cela a été le prix à payer pour que les syndicats accepte que les autres travaillent plus longtemps....

    Solutions partielles, pas très glorieuses, mais il faut se mettre à la place des gouvernement de droite. Chaque fois qu’ils ont essayé de faire mieux ( rigueur Raymond Barre, réforme des retraites et de la sec soc) cela c’est terminé par des grèves des manifs et de l’insatisfaction les conduisant à perdre les élections. Or, il n’y a pas que les syndicats de la fonction publique à être soucieux de leurs intérêts personnels.

    Avec des emprunt à moins de 3% pour une inflation à 2 et des impôts à 50% et une croissance à un ou 2, il est moins risqué à court terme d’emprunter que d’augmenter les prélèvements les plus élevés du monde non communiste.

    Mais cela marche tant qu’il reste des prêteurs potentiels.

    Avec quoi ? 0,5% de revenu de son épargne après impôts et inflation, il y a un stade ou cela couterait de l’argent à l’épargnant de prêter à l’État. Il achète des emprunts pour des raisons de sécurité ; Si celle ci est obérée par une dette excessive....

    D’où la situation actuelle. Évidemment on pourrait faire comme la Suède, l’Allemagne, etc... contrôler la dépense public, avoir des budgets raisonnables, de la croissance, du chômage en baisse, des exportations qui équilibrent les importations, etc... mais n’est il pas plus simple de dénoncer les thermomètres (je veux dire bien sur les agences de notations ?)
    On en est là.



  • eric 9 novembre 2011 08:39

    Depuis 1980 la part des ménages a baissé de 11% dans un PIB multiplié par 4 en valeur. La part de l’Etat a augmenté de 11 % en revenu, mais de beaucoup plus en dépenses grâce à l’endettement.

    Questions :
    1 de combien a augmenté la part des entreprises après impôt ?
    2 De combien se sont accrus les moyens de l’État sur la période ?
    3 Compte tenu de cette formidable et sans précédent augmentation des moyens de l’État, même après remboursement de la dette, comment expliquer la dégadation continue de la qualité des services publics dénoncée par l’unanimité des syndicats et partis de gauche ?
    4 Tous le monde paye des impôts, mais les riches plus puisqu’ils ont l’IR et les impôts sur le patrimoine. Ce processus n’a-t-il donc pas été un fantastique accélérateur d’égalité sociale ?
    5 Si un pays ou l’état dépense 56% du PIB est néolibéral, quel est le pourcentage du PIB qu’il faut consacrer aux services publics pour sortir du néolibéralisme ?
    6 Si ce pourcentage nécessaire est supérieur à 59% et compte tenu que les dividendes après impôts etc. ;; doivent s’élever à 3%, à qui on prend de l’argent pour aller plus loin ?



  • eric 9 novembre 2011 08:14

    A robert gil
    excusez moi d’insister, mais je poursuit mon enquête sur ce hoax. Tous le monde sait que pour arriver à ce chiffre, on prend un maximum conjoncturel assez artificiel que l’on compare à un plus bas conjoncturel. Moins de gens réalisent qu’entre temps la part de l’état dans le PIB a également augmentée de 11%...C’est à dire que mathématiquement, la part des entreprises ( donc des dividendes, des actionnaires, des riches après amortissement, impôts et investissement) a stagnée.
    D’autre part comme sur la période le PIB en valeur a été multiplié par 4, il est parfaitement possible que malgré cet accaparement par l’Etat, les salaires les retraites et les crédits de la sécurités sociale ( d’autant que les deux dernières sont inclus dans « l’Etat »" ) aient considérablement augmenté et en gros, c’est bien ce qui c’est passé.

    Qui plus est non content d’avoir prélevé 11 points de PIB de plus l’État s’est également endetté.

    C’est de votre part : une erreur de calcul ? Un mensonge délibéré sur le thème la fin justifie les moyens ? Une incompréhension des mécanismes économiques ?

    SI vous êtes de bonne fois et que vous découvrez seulement que dans un partage entre trois acteurs, si un s’adjuge 11% de plus, l’autre perd 11% cela veut dire que le troisième reste stable, est ce que cela change votre vision du problème ? Les solutions que vous envisageriez ?



  • eric 8 novembre 2011 11:45

    Un élément sans doute plus important encore, remettre l’état sous le contrôle du politique et donc du peuple.

    On progresse timidement dans cette voie : exemple la discussion politique (au parlement, ou localement) des services votés.

    Traditionnellement, le budget, c’est à plus de 90%, des services votés. Parmi ceux ci il y a essentiellement des frais de fonctionnement, des salaires. (autrefois il y avait plus d’investissement)
    restait 6% de « mesures nouvelles » qui donnaient lieu à discussions entre élus.

    C’est à dire que les éléments les plus important de la dépense publique, restaient en gros en dehors du contrôle des élus. Une fois un service existant, sa logique de développement propre l’emporte sur les choix populaires. Le nombre d’agents, leurs salaires, leurs frais, leurs modes de fonctionnement, sont plus le fruits de discussions entre lobbies, essentiellement syndicaux.

    Un très bon exemple avec les tentatives de réforme Sautter au ministère des finances, où les élus du peuple se sont avérés totalement impuissant à mettre en œuvre une réforme démocratique voulu par les élus d’une majorité de citoyens.http://www.ifrap.org/Livre-Reformes-de-l-administration-mission-impossible,12016.html http://www.senat.fr/rap/l02-068-310/l02-068-31031.html
    On notera au passage combien il faut payer à chaque fois pour faire passer une réforme démocratique....

    Et cela ne concerne pas que l’argent, les élus ont tendance à voter des textes concernant le privé où ils ont une chance qu’il se passe quelque chose. En matière de parité, ils passent leur temps à imposer des obligations aux entreprises alors que personne n’est jamais parvenue à ce que les femmes aient toute la place qu’elles devraient avoir dans les administrations.....
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-gauche-met-elle-en-pratique-le-9188
    La moindre réforme d’un sous bureau devenu inutile doit passer par des concertations variées. On a jamais vu demander aux employés d’une entreprise si il voulaient être nationalisés ou pas....

    On progresse : la LOLF soumet depuis 2006 l’ensemble des dépenses aux votes, La rgpp va dans le bon sens, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux est à peu prêt le maximum que l’on pouvait espérer de syndicats toujours prêts à sacrifier les jeunes, mais cela à l’avantage de ramener les améliorations dans la productivité au plus bas niveau en évitant les blocages genre Sautter quand on veut réellement réformer vite et bien.

    Au fond, on pourrait avoir plus de démocratie avec le système électoral actuel et le gouvernement s’y attache depuis 5 ans.

    Reste un problème de fond : dans mon village, un petit entrepreneur souhaitait s’impliquer dans la politique locale. Il avait évidement moins de temps que les fonctionnaires de gauche déjà élus. Surtout, on lui a clairement dit que si il s’agitait, il pourrait faire une croix sur les commandes municipales. c’est assez dissuasif dans un pays ou 56% du PIB est dépensé par l’État.
    Dans la presse d’opinion qui survit de subsides d’État, on peut être outrageusement Sarkoziste ou anti, mais il est difficile par exemple de parler à cœur ouvert de la Poste dès lors que seuls les tarifs spéciaux permettent de livrer les abonnés.
    Du reste qui achète des titres de presse ? Des entreprises qui dépendent de la dépense publique. C’est parce qu’ils savent que leurs commandes dépendent plus des états d’âmes politiques des élus que de l’intérêt national qu’ils en sont réduit à perdre de l’argent dans les médias...La politique ne les ijntéressepasplus que cela. Je me souviens d’un copain se faisant appeler depuis chez Villepin. On lui expliquait que si les articles étaient trop pro sarko, son actionnaire pouvait mettre une croix sur la prochaine commande d’avions.

    Bon on peut changer le système électoral : tant que 94% des dépenses donc des politiques, dépendront plus des négociations avec un syndicats que des décisions des élus, tant que les élus seront essentiellement des agents publics, il est douteux que cela permettre de changer vraiment les choses rapidement.

    Mais il est logique que des partis de fonctionnaire ( tous les partis de gauche) préfèrent des changements constitutionnels qui ne les touchent pas plutôt que des réformes administratives qui pourraient les contraindre à travailler autrement.



  • eric 7 novembre 2011 10:30

    Cet article me paraît un peu schizophrénique....

    Ici il s’agît des tunisiennes, mais le même genre de raisonnement est explicitement repris pour nos latitudes. Toute personne qui en fonction de sa propre réalité, de l’analyse qu’elle en fait aurait une opinion différente de celle de l’auteur serait par définition soit folle soi méchante, soit les deux à la fois. Les fous et méchants étant un des oxymores favoris de la gauche par les temps qui courent.

    On ne voit pas très bien pourquoi des femmes tunisiennes bénéficiant d’un fort taux d’alphabétisation, d’une grande expérience de la cohabitation avec des hommes..., de quelques décennies d’un code de la famille parmi les plus « progressistes » du monde musulman et encore de la mémoire des conditions de vies de leurs mères et grand mère, n’auraient pas en main toute les éléments pour faire un choix en toute connaissance de cause.

    A l’inverse, on voit jamais des gens comme l’auteur se poser la question de savoir si des votes allant dans leur sens pourraient être le résultat de manipulations. Et pourtant !

    SI on regarde le vote FN on constate qu’il est minimum chez les électeurs tous juste sortis de l’école, (18 -25 ans) mais qu’après quelques années de vie active, il monte en flèche pour rejoindre les tendances nationales

    Nous connaissons tous la vulgate dont on bourre le crâne aux gamins à un âge ou il est difficile de faire preuve d’un grand esprit critique, surtout face à un adulte en position d’autorité et qui vous note.

    Doit on en déduire qu’il y aurait une manipulation shyzophrénisante d’un électorat qui aurait des comportement complètement atypique par rapport à son milieu du fait d’un lavage de cerveau ?

    Cela semblerait en tous cas plus plausible qu’une incapacité endémique des femmes arabes à comprendre leur propres intérêts.

    Enfin, il y a une schizophrénie certaine à juger aussi sévèrement des valeurs au prétextes qu’elles auraient été fondées il y 14 siècle et qu’elle ne seraient pas parfaitement rationnelles.
    Les idéaux de liberté, d’égalité, de solidarité qui président en occident, ne sont pas rationnelles ou naturelles. elles contredisent l’expérience de toutes les société précédentes qui étaient des sociétés de caste, de statut personnel, de hiérarchie et d’inégalité. Notamment dans les rapports hommes femmes. Elles ne correspondent à rien ou presque dans la nature. Ces croyance sont directement issues du christianisme. Notamment l’égalité des femmes et leurs possibilités de libre choix.
    La poursuite de plus d’égalité entre tous et entre hommes et femmes, n’a aucune justification matérialiste. C’est un acte de foi.

    Enfin, penser que « l’islamisme » serait plus proche du capitalisme que du communisme est également un acte de foi, mais pour le coup on hésite sur diagnostic pshychiatrique. Décrire une société de compétition acharnée, d’individualisme forcené, et d’émancipation historique maximum des femmes et dans la foulée, la juger semblable à une autre que l’on vient de décrire comme terriblement immobiliste, traditionaliste, collective et avant tout antiféministe....

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