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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 29 septembre 2014 12:17

    Ah, je retrouve le bon vieux JL qui se défile dès qu’il est mis en difficulté. Je pensais qu’une discussion commençait à s’amorcer, mais non. Vis-à-vis du temps que j’ai passé à vous répondre, c’est moi qui l’aie perdu avec vous.
    Je ne peux que vous inviter à lire les textes mis en lien, vous aurez toutes vos réponses et bien d’autres encore.
     
    On ne traite pas « a priori les personnes comme égales », on les traite simplement comme personnes. Votre dogmatisme est patent JL, et c’est un dogmatisme très dangereux car il fait des émules. Non pas parce que les gens ont de manière générale un cœur charitable et très chrétien, non, mais parce qu’en visant l’égalité, chacun agit pour son propre compte, en ce disant qu’on en ramassera forcément quelques fruits, qu’on s’assurera au moins ainsi de ne jamais être lésé. C’est la démarche d’un John Rawls lorsqu’il parle de « voile d’ignorance », ou comment critiquer l’utilitarisme pour un procédé utilitariste.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 29 septembre 2014 11:10

    Voilà, nous y sommes : pour vous, la justice, c’est l’égalité. Or, la justice est la rétribution de ce qui revient à chacun. Si deux personnes méritent la même chose, il y a égalité. Si elles ne méritent pas la même chose, il y a inégalité. Si je donne à deux êtres tous les moyens dont ils ont besoin pour accomplir telle action en amoindrissant de ce fait le déterminisme social, et que je constate à l’arrivée que l’une d’elles s’en est beaucoup mieux sortie que l’autre, peu importe cette inégalité résultante. La justice a bien été respectée. Si vous voulez aller au-delà, vous devrez contraindre celui qui , en l’occurrence, est le plus doué, ce qui devient une injustice perpétrée au nom d’une égalité devenue dogmatique.
    Tenez, j’ai moi aussi des choses à soumettre à votre sagace lecture, tout y est :
    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/eloge-politique-de-l-esprit-139555
    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/eloge-politique-de-l-esprit-139556
    Le sport est à l’heure actuelle la plus belle manifestation du sentiment de justice. Si la justice devait y être confondue avec l’égalité, il n’y aurait tout simplement plus de sport. L’esprit de compétition en moins, il y a beaucoup de leçons à en tirer...
     

    Sur la communauté : si vous étiez réellement attaché au principe de communauté, vous ne tiendriez pas le même discours. Penser le commun, c’est investir une place surplombante pour rendre à chacun son dû, et pas à chacun la même chose. En donnant à chacun la même chose, vous contentez les individus considérés séparément, indépendamment de l’intérêt de la communauté prise comme un tout organique. Le seul, l’unique intérêt pour un socialiste d’avoir quelque égard pour le tout, c’est d’inviter ce tout à contenter les plus faibles. L’invocation de la communauté (dans un cerveau socialiste) ne se fait jamais, JA-MAIS dans le réel intérêt du tout, mais toujours au bénéfice de certains, fussent les plus pauvres. C’est en cela que vous êtes individualiste ; je ne dis pas égoïste, je dis in-di-vi-du-a-liste. À vos yeux, la communauté n’a pas d’existence réelle, ni d’autre vocation que de rendre service à chaque individu. C’est voir la communauté sous un biais qui vous répugne pourtant, un biais utilitariste. Pensez-y dix secondes...



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 29 septembre 2014 09:51

    Erratum « de bonnes INTENTIONS... »



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 29 septembre 2014 09:48

    C’est bien ce que je dis : VOUS décrétez que « l’égalité est à l’origine de toutes les valeurs humaines », ce que vous seriez bien en peine de prouver. Les chrétiens le prétendent, mais dans l’humilité face à Dieu. De fait, devant l’infiniment grand, les infiniment petits sont égaux. Mais, souvenez-vous, au nom de la tolérance, votre famille de pensée (permettez-moi cette formule) a participé à la « mort » de Dieu... En laissant ainsi les hommes entre eux, livrés à eux-mêmes, vous aurez bien du mal à convaincre que « l’égalité est à l’origine, etc. »
    Il n’y a déjà pas d’égalité dans la nature et, ainsi, l’homme serait-il le seul à déroger à la règle ? Soit l’égalité existe et elle a été voulue par une intelligence supérieure, soit l’homme est un animal comme les autres et la notion d’égalité est incongrue (ce que je crois, malgré le fait que je sois croyant). Il y a néanmoins un devoir de justice...
     
    Dites-moi, à l’occasion, sauriez-vous me dire la différence que vous faites - si toutefois vous en faites une !! - entre les termes « égalité » et « justice » ?
     
    Pour ma part, je trouve ce mot très ambigu. Pas parce que je ne suis pas sensible à l’égalité, mais parce qu’on la cuisine à toutes les sauces. J’estime que chaque personne est porteuse d’un potentiel. L’État doit permettre à chacune d’actualiser ce potentiel. Mais que les potentiels soient tous différents, c’est une évidence facilement démontrable. Et l’État n’a pas à s’inquiéter du fait que, placés dans les mêmes conditions, les individus ne parviennent pas au même résultat.
     
    « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » me dites-vous. Vous croyez vraiment en ces choses-là, vous, JL ? Réveil ! La diversité des caractères est telle qu’il y aura toujours des gens pour en détester d’autres. C’est ainsi. En revanche, nous pouvons amoindrir le mal par une instance médiatrice : la communauté. Je peux très bien détester une personne et reconnaître objectivement le potentiel qui est le sien. Partant, et sachant que nous appartenons à la même communauté dont le sort m’importe énormément, je serais davantage en mesure de vouloir que justice lui soit rendue, ceci afin que la communauté puisse bénéficier de talents que je ne manquerai pas de reconnaître (et pas pour ses beaux yeux dont je me contrefous), en dépit de ce qui nous sépare par ailleurs. Ceci implique de ne plus considérer l’homme comme individu préalable, à la manière des libéraux ET des socialistes, mais comme le produit d’une communauté d’appartenance, comme individu en perpétuel devenir.
     
    Il est loin le chemin qui nous y mènera, et la marotte de l’égalité entre individus déliés ne fait rien à l’affaire. « L’enfer est pavé de bonne volonté », vous devez connaître ça également...
     
    Déconstruisez tout cela à présent...
    EG



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 28 septembre 2014 20:48

    En somme, ce n’est pas bien compliqué : vous estimez que l’égalité est un préalable en tant qu’elle se confond avec la justice et doit donc être décrétée, je pense au contraire que la justice est le préalable et que l’égalité n’en est qu’un moment qui se constate.

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