Chrysler a déjà connu la faillite dans le passé, rattrapé in
extremis par le gouvernement US. Cette nouvelle faillite d’une marque fragile est
due principalement à la crise économique, mais aussi au glissement du marché US
vers des voitures plus petites lors de la flambée du pétrole en 2008 (pas de
TIPP aux USA, donc flambée du pétrole directement répercutée à la pompe). Même
chose pour GM. Le pétrole a retrouvé aujourd’hui un prix plus « standard »,
mais la crise du crédit à la consommation est toujours là. Sans la crise, Chrysler et GM auraient
continué de perdre doucement des parts de marché face aux voitures japonaises
mieux ciblées et de meilleure qualité, mais n’auraient pas connu la faillite, ou la quasi faillite (GM).
Avant les USA, c’est en Europe et au Japon que la voiture
électrique aurait du percer, compte tenu des densités urbaines et de population.
Or il ne s’est rien produit de tel, malgré les tentatives de PSA et Renault en
particulier. Le client n’a pas accroché, même pas au véhicule électrique complété par un moteur thermique pour démultiplier l’autonomie (camionnette Renault). Et c’est finalement le client qui décide, et
non pas les « lobbies » pétroliers. Pourquoi n’a-t-il pas accroché ? Tout simplement à
cause du faible prix du pétrole, et surtout de la faible autonomie des voitures
électriques. Les progrès récents de batteries sont importants (Lithium ion),
permettant d’espérer des autonomies de l’ordre de 200 km pour un poids et un
encombrement raisonnables des batteries. Cela signifie qu’il faudra recharger
tous les 150 km
environ, et plutôt tous les 100
km en cas d’utilisation intensive de la voiture.
Les constructeurs pensent que c’est aujourd’hui le bon
moment pour lancer la voiture électrique de grande série. Ils prennent un
risque, car c’est le client qui finalement décidera, ainsi que les
gouvernements : la France
va subventionner le véhicule électrique à hauteur de 5000 €/véh., une somme très importante,
mais indispensable pour rendre viable économiquement ce type de motorisation. Que
feront les autres pays de l’UE ?
Quant à l’hydrogène, c’est loin d’être prêt pour une
production de grande série. Pourquoi ? A cause du prix exorbitant de cette
technologie, en particulier le coût des métaux rares et chers dont les piles à
combustible ont grand besoin.
Mon pronostic : en 2050, on aura encore une majorité de
voitures essence (et Diesel), un parc important de voitures électriques (30 % ?),
et peut-être une petite minorité de voitures à pile à combustible (pas sûr).
Katyn : un épisode particulièrement sinistre de la
dernière guerre. Mon grand-père, arrêté en Estonie en 39 lors de l’invasion par
les bolchevicks, a disparu au Goulag.
25 000 assassinés à Katyn, cela représente 1/1600 ème
des victimes de cette boucherie que fut la seconde guerre mondiale. Soit
presque rien, en plagiant un homme politique français. Une large part de ces
victimes fut composée de civils.
Cela étant dit pour rappeler une évidence : une guerre
mondiale est une boucherie, et la prochaine, si par malheur … serait infiniment
plus meurtrière.
Ce film rappelle, à juste raison, que la vie humaine
comptait peu dans l’idéologie communiste. Mais la vie humaine ne comptait guère
plus dans l’esprit de ceux qui ont bombardé Dresde. Dans un contexte de guerre,
le communisme se distingue finalement assez peu des démocraties.
Mon propos : un film sur le bombardement de Dresde
n’aurait probablement pas une tonalité anti-démocratique. Ce film sur Katyn a
une tonalité anti-communiste. Un contresens, car ce n’est pas du fait de sa
victoire sur la nazisme que le communisme soviétique est condamnable, mais du
fait de la terreur qu’il inspirait à ses citoyens et ses nombreuse victimes en
temps de paix.
Autrement dit : évitons la guerre à tout prix. Si on
peut se passer de révolution, tant mieux, mais évitons de diaboliser les
révolutions car, comme 1789, elles sont parfois nécessaires et fondatrices, même
si d’autres (1917) ont échoué.
L’article de Julien Salingue, absolument remarquable, est le second article sérieux que je lis sur le drame israélo-palestinien en dix ans. Le premier était signé d’un professeur de physique dans Le Monde il y a quelques années de cela, un certain Jean-Marc Levy-Leblond. Je note qu’aucun des deux n’est journaliste professionnel. Cela signe à mon sens la faillite de notre grande presse, qui ne doit pas chercher ailleurs que dans son manque de professionnalisme les raisons de sa crise. Ce jugement sévère n’est pas politique, mais strictement journalistique : l’exposé des faits, des points de vue des différentes parties prenantes au conflit, permettant simplement au lecteur de comprendre de quoi il s’agit. Au plan politique, aucune solution à la coexistence des Israéliens et des Palestiniens sur ce territoire exigu et chargé de symboles n’émerge de l’intense activité diplomatique. Aucune perspective ne pointe à l’horizon, c’est à désespérer compte tenu de la durée du conflit. D’autant que personne ne gagne à ce que ce conflit s’éternise. Les Etats-Unis voient leur image se dégrader d’année en année, l’UE mise hors jeu sur ce conflit ne parvient pas à exister politiquement, les Israéliens deviennent d’autant plus brutaux qu’ils se rendent compte qu’il n’y a pas de solution durable à l’extension de leur souveraineté à l’ensemble de la Palestine et à Jerusalem, les Palestiniens résistent militairement pour certains, se suicident pour d’autres en tuant des innocents, et attendent en majorité, dans des conditions indignes, qu’une solution se fasse jour, et cela depuis 60 ans. Enfin des régimes arabes peu représentatifs de leurs peuples sont à terme menacés, sans compter les risques de guerre avec l’Iran. On perçoit intuitivement que c’est aussi notre avenir qui se joue là-bas, intuition qui ressortait d’un sondage réalisé dans l’UE, sondage que les autorités de l’UE ont curieusement cherché à masquer. Aussi longtemps que les Israéliens ne renonceront pas à leur projet de souveraineté étendue, aussi longtemps que des musulmans continueront de percevoir les Israéliens comme étrangers à la Palestine, il n’y aura pas de solution. Autant dire que l’on peut attendre encore longtemps, des religions millénaires soutenant ces points de vue opposés. A moins qu’un événement inattendu, heureux ou mégatonnique, ne vienne rompre cette attente. Faut-il le souhaiter ?
A propos de l’élection démocratique aux USA, du futur Empire chinois, de vos Ouïghours et Tibétains qui ne seront jamais, selon vous, à la tête de la Chine, qqes remarques annulant la pertinence de la vôtre. D’abord, le mot « démocratique » est un peu fort concernant les élections US, tout du moins pour un Français habitué au suffrage universel. L’oligarchie US choisit deux candidats présentant toutes les garanties, laissant à un peu plus de la moitié des électeurs le choix entre les deux prétendants(les non votants, l’autre moitié, pensent que l’enjeu est nul - blanc bonnet/bonnet blanc - ou sont rayés des listes électorales suite à une contravention ou un délit souvent mineurs : une façon d’éliminer nombre de pauvres). Même à ce stade du choix entre deux, le système des grands électeurs, dont une partie au stade des primaires sont des notables non élus, fait qu’en théorie un candidat peut être élu avec seulement un tiers des voix populaires (Bush élu avec 28% des électeurs potentiels en âge de voter).
Ensuite, pour comprendre le choix, très astucieux, d’un métis par l’oligarchie, il faut se référer au culte US de la réussite individuelle, d’autant plus célébré qu’on part avec un handicap. Parfaitement contrôlé par les lobbies, jusqu’à interdire à J.Carter de s’exprimer (ce Carter, un rien Chrétien de gauche, est très mal vu de certains lobbies), Obama est supposé illustrer la vitalité du mythe de la réussite individuelle (qui existe, mais ne concerne qu’une infime minorité) et rehausse l’image des USA dans le monde des gens de couleur, ainsi que dans l’Europe soumise, complexée et culpabilisée. Qui plus est Obama efface huit années de désastre politique, et finalement économique. La Chine n’a pas les mêmes références culturelles, pas plus que ce besoin de se refaire une image, donc aucun besoin de propulser un « figurant ethnique ». Souhaitons à Obama de n’être pas utilisé par le système comme un kleenex, comme ce pauvre Colin Powell, écoeuré par le rôle qu’on lui a fait jouer avec sa fiole à l’ONU, et qui a finalement basculé dans le camp adverse.
Concernant le Venezuela et son pétrole, vous auriez pu choisir un meilleur exemple, alors même que les USA ont monté un coup d’Etat anti-Chavez, par chance contrebattu. En Amérique Latine, c’est traditionnellement le job de la CIA. Pas besoin d’envoyer les GI’s. Mais ce partage des rôles CIA/GI’s est un peu mis en cause ces derniers temps avec l’élection de quelques gouvernants de gauche en AL. Attendons de voir la réplique US, au-delà de la gesticulation de sa marine face aux côtes sud-américaines.
Sur les questions militaires, si vous ne voyez pas de différence entre les besoins de la Russie et de la France, du point de vue géographique, historique et géopolitique, autant s’en tenir là et parler d’autre chose. Que la France soit « beaucoup plus riche que la Russie », vous avez peut-être raison en dollars, dans votre système de comptabilité unidimensionnel, encore que la Russie ait remboursé sa dette alors que notre pays traîne un peu (beaucoup). Un fait plus important est que la France et la Russie sont deux grandes cultures, au capital littéraire, musical, pictural considérable.
Votre fixation sur les importations actuelles de pétrole par les USA est un argument bien faible. Ce qui compte, c’est de contrôler les réserves pour préparer le temps de la pénurie. De ce point de vue, on comprend mieux la guerre d’Irak compte tenu de ses réserves, analyse qui fut d’ailleurs confirmée par Greenspan, ou Kissinger, je ne sais plus lequel des deux.
Votre vision du drame yougoslave est celle qui fut servie par la propagande. La réalité est plus classique. A la suite de la chute du mur de Berlin, la Yougoslavie fut étranglée par le FMI et la BM (contrôlés par les USA), déclenchant sa dislocation. Votre « pompier » US a ensuite, avec l’Allemagne, joué au pyromane, en Croatie d’abord en soutenant le nettoyage ethnique des serbes de Krajina, au Kosovo, plus tard en armant les Albanais du Kosovo. Les USA disposent maintenant au Kosovo d’une grande base militaire : classique (diviser pour régner, jouer au pompier/pyromane, s’installer militairement). Les Accords bilatéraux auxquels vous faites allusion, plutôt que globaux avec des grandes zones géographiques, illustrent bien ce principe politique US : diviser pour régner, faire éclater les adversaires si besoin (Yougoslavie, Irak, …), soumettre.
Sur le comportement des USA vis-à-vis de l’ONU, vous auriez là encore pu choisir un meilleur exemple. Les USA ont fait tout le possible ces dernières années (jusqu’à ne plus payer leur contribution pour faire pression) pour affaiblir et discréditer cette institution, et la remplacer par le consortium USA-OTAN. Sur l’aide au tiers monde, je n’ai pas vos données (il me semblait que l’UE était en pointe), de même que sur la réduction du CO2 (la réduction des émissions aux USA, si réduction il y a, ne serait-elle pas due à la crise économique ?).
Le déficit commercial US fait précisément partie du mécanisme de spoliation : faire travailler le reste du monde à son profit, et le payer en monnaie de singe, en réduisant d’autant la créance du reste du monde par manipulation monétaire et financière. La crise actuelle va peut-être rendre ce mécanisme moins huilé.
Quant à la diminution structurelle de la part de tous les pays développés dans le commerce mondial, elle est mécaniquement inéluctable, compte tenu des ratios démographiques. Personne n’y peut rien, pas même les USA qui ne peuvent avoir aucun « but » en la matière, ce serait idiot.
Ne croyez pas que tout ceci fait de moi un antiaméricain primaire, secondaire ou tertiaire selon le bestiaire en vogue. Un anti-médias débiles et aux ordres (surtout en France malheureusement), certainement. Mais les USA peuvent encore surprendre positivement, je le souhaite. Leur dérive « soviétique » ces derniers temps me désole. De même qu’ils ont basculé de fumeurs accrocs à la Bogart en non-fumeurs déterminés en quelques années, ils peuvent encore changer en bien des domaines. Je suis cependant d’un optimisme modéré, car la culture populaire US qui a enchanté l’Europe (chansons, musique pop, cinéma) n’est plus là en éclaireur, comme autrefois. Leurs séries TV sont très bien, mais c’est un genre très mineur.
Ce qui est bon pour GM est bon pour l’Amérique dit-on. Les USA vont-ils se mettre sous le Chapitre 15 du US Bankruptcy Code ?
> Merci, M. Medvedev ! par eric (IP:xxx.x94.148.27) le 10 novembre 2008 à 10H20
@ Fanny
Fanny, veuillez m’excuser mais vous êtes en pleine science fiction paranoïaque, en plein déni de la réalité.
La France est beaucoup plus riche que la russie. Il n’y a pas que le pétrole dans la vie. Elle n’a pas plus ou moins de raison que la Russie de s’armer.
Même avec 5 000 têtes opérationelles, il y a largement de quoi sanctuariser son pays. Mais là n’est pas la question.
Aux portes des Etats Unis, il y a un gros réservoir de pétrole, sans capacité nucléaire et avec une armée qui est une plaisanterie. Le Vénézuéla. Si les intentions des Etats Unis était impérialistes et focalisées sur le contrôle du pétrole, on voit mal ce qui les empêcheraient de mettre la main sur les réserves vénézuéliennes. Ni les dissuasions russes ou autres, ni les opinions publiques. Confère leurs interventions en Irak. Ce serait moins cher, moins loin et plus juteux. Il en va de même pour les pétroles mexicains, canadiens, nigérians qui représentent tous une part des importations américianes beaucoup plus importante que l’Irak. L’Irak, c’est 5,2% de leurs importation en 2005. Si le terrorisme avait été un prétexte, ils auraient envahi l’Arabie Saoudite, 14% de leurs importations, peu peuplée sous armée, et d’où provenaient la plus part des types du 11 septembre.
Les Etats Unis ont des forces militaires importantes parce qu’ils sont les champions du multilatéralisme en matière international . Il n’y a pas un pays qui ait plus d’accords et de traités négociés dans le monde et donc plus de responsabilités internationales. ils garantissent la sécurité et la stabilité plus que n’importe qui d’autre. Ils sont d’ailleurs les seuls a accepter d’en payer le prix. Quand nous nous sommes, nous européens, avérés impuissants à stopper les génocides en ex Yougoslavie, nous avons été cherché les ricains qui trainaient des pieds.
Ils financent de façon prépondérante presque toutes les grandes institutions multilatérales en acceptant de ne pas les dominer. Ainsi ils payent 22% du budget de l’ONU et 27% du cout des forces de maintient de la paix en acceptant de n’y avoir qu’une voix au conseil de sécurité comme la Russie, la Chine et la France qui contribuent respectivement 1,1%, 2% et 6 %. Enfin si leurs dépenses militaires équivalent à une petite moitié des dépenses mondiales, leur aide publique au développement représente aussi à elle toute seule plus du double de la somme de celle de tous les autres pays réunis. Encore ne représente-t-elle que 18% des aides américaines parce que dans ce pays démocratique libre et généreux, l’aide publique et minoritaire par rapport à l’aide privée.
En France on propose de taxer le capital ( c’est à dire dans l’esprit obtus de ceux qui font ces propositions, "les autres") pour aider le tiers monde, en amérique, les citoyens mettent la main à la poche eux même.
Vous êtes comme Todd. Vous niez les évidences. SI les Etats Unis contrôlaient le commerce mondial et les approvisionnements en matière première à leur avantage, ils n’auraient pas de déficit commercial et des payements et ils ne paieraient pas les prix du marché.
L’histoire de toute l’aprés guerre est celle d’un rattrappage des autres pays et d’un déclin de la part relative de l’économie US dans le PIB mondial. Ceci est parfaitement incohhérent avec l’idée d’une économie prédatrice toujours gagnante.
Vous prétendez simultannément que les Américians sont tout puissants, extrêmement malins, comploteurs exploiteurs intéréssés par le seul argent et la puissance en dans le même temps qu’ils sont parfaitement incapables de parvenir aux buts qu’ils se seraient assignés. Il y a un moment ou il faut chosir entre les deux positions.
Quand à ce qui est d’un éventuel empire Chinois..... il vous fera regretter l’Amérique, parce que sans même parler d’un noir, ce n’est pas demain la veille que l’on verra un Oighour ou un thibétain élu démocratiquement à la tête d’une Chine remplie de bonne volonté à l’égard du reste du monde...
Les 22 000 têtes nucléaires de votre mémoire sont en réalité 3000 têtes nucléaires stratégiques opérationnelles et 2000 non stratégiques. Le reste du stock non opérationnel est constitué de têtes nucléaires utilisables mais plus ou moins périmées, de matériels en cours de démantèlement, de stocks de matériaux fissiles etc. La Russie ne cherche plus à équilibrer la force opérationnelle nucléaire US. Par exemple, elle ne dispose pas de sous-marin opérationnel en permanence, se contentant de deux ou trois campagnes dans l’année, contre plus de 50 côté US durant toute l’année. La Russie a proposé de réduire à 1500 le nombre de têtes nucléaires opérationnelles, proposition refusée par les USA. Vis-à-vis des USA, la Russie se contente de dissuader d’une première frappe, comme le fait la France, à la différence près que la France ne cherche pas à dissuader les USA, alors que la Russie doit le faire (il n’y a pas de pétrole en France). Loin d’être disproportionné, le potentiel nucléaire russe peut paraître un peu sous dimensionné compte tenu des dimensions du pays, de ses richesses, et des puissances qui s’y intéressent de près : USA aujourd’hui avec un budget militaire 10 fois supérieur à celui de la Russie, et Chine demain. A la suite de Reagan, les USA poursuivent la chimère de pouvoir frapper la Russie ou la Chine sans risque pour leur Etat, en développant et déployant toutes sortes de systèmes dont les antimissiles … Cette politique des USA est criminelle pour plusieurs raisons : elle relance la course aux armements qui ne s’est jamais mieux portée qu’aujourd’hui dans le monde, et accroît les risques de guerre nucléaire mondiale par la recherche du déséquilibre à tout prix en sa faveur (crise économique très grave, troubles sociaux majeurs, administration fanatique pire que celle de Bush, révolte des musulmans contre leurs régimes pro-US, attaque nucléaire de l’Iran, de la Syrie et écrasement des révoltes populaires, implication de la Russie et de la Chine => tentation de première frappe (yes we can !), première frappe sur la Russie et la Chine à moitié réussie, qqes villes US anéanties : l’hiver nucléaire).
Concernant l’UE,le fait de ne pas souhaiter y appartenir n’est pas péché mortel. Les valeurs de l’UE sont issues pour l’essentiel de l’Europe du Nord, du monde Anglo-saxon. La France a un peu de mal à s’y faire. Il existe d’autres cultures dans le monde (heureusement) qui ne souhaitent pas adhérer à ce « package » moral, juridique, relationnel, religieux. C’est le cas de la Russie. La Turquie (tout du moins ses élites) a une approche différente de celle de la Russie. L’histoire jugera.
La notion d’Empire évolue Si elle se caractérise toujours par des guerres incessantes de l’Empire contre les récalcitrants (Vietnam …), la manière de ponctionner les richesses change. Disposant de la monnaie mondiale de référence, l’Empire fait financer ses déficits et ses guerres par le reste du monde. Il entraîne le monde entier dans des crises économiques dont il décide seul des modalités de sortie, à son avantage (vous verrez). Il disperse des centaines de bases militaires à travers le monde afin de contrôler le commerce mondial et les approvisionnements en matières premières et énergie, toujours à son avantage. Si la Chine émerge comme puissance mondiale écrasante au XXIIème siècle, elle créera un nouveau modèle d’empire, bien différent des empires coloniaux à la papa auxquels vous vous référez, et sans doute différent de l’Empire US.