J ai vu à Buenos Aires des scènes similaires à celles décrites à Paris. Le sentiment d’insécurité y est aussi omniprésent.
Le phénomène de la délinquance est intrinsèquement lié à la démocratie sociale, même si chaque culture a ses particularités. Les religions qui structuraient nos sociétés, enseignaient la contrainte, le sens de l’effort, la patience, la confiance, se sont dissoutes.
Londres n’est pas très différent de Paris, New York ou Buenos Aires. Les jungles de béton ont recrée leur faune.
Ce constat, nous pouvons tous le faire, même si l’auteur de l’article a un certain talent pour coucher sur le papier cette réalité. Trouver des solutions est beaucoup plus difficile. Elle passe par l’éducation, la remise en cause du laisser faire, la responsabilisation parentale, le retour de la morale. Des concepts réactionnaires pour beaucoup, qui valorisent l’être plutôt que l’avoir.
Je me sens à la fois nostalgique et triste, car il semble que le paradis de la société bonne enfant d’avant 68 soit perdu à jamais.
La désobéissance civile la plus redoutable, c’est l’évasion des capitaux (voir les crises Argentines et Russes).
Or, les taux de prélèvement nécessaire pour maintenir les rentes publiques mènent droit à un exode massif vers des cieux plus respectueux de la propriété privée.
La propriété privée, un droit acquis par la Révolution Française.
La plus grosse bétise de Mittérand, c’est d’avoir voulu résoudre un problème conjoncturel, la hausse du chômage, par des mesures pérennes : le recrutement massif de personnel de l’Etat. Il faut aujourd’hui financer par l’impôt ces millions d’emplois aidés, avec une base contributive réduite, déjà amputée de budgets logement à des niveaux jamais encore expérimentés.
Bref, la quadrature du cercle, une équation impossible à résoudre autrement que par une baisse substancielle des avantages de la fonction publique et le financement de leur retraite par une caisse propre en équilibre ne nécessitant pas le recours à la solidarité nationale.
Les syndicats, par définition, ne s’intéressent pas à l’intérêt général, mais à l’intérêt de leur corporatisme, espérant le plus souvent socialiser leurs avantages par l’impôt, qui se situe déjà à des niveaux confiscatoires en France. Les syndicats sont donc des fabriquants de dette jouant contre la majorité de la population et contre les autres générations. Ils vendent la France à l’Etranger et n’éprouvent aucune honte à mettre en face de nos dettes des « actifs » cessibles. Le bien collectif doit être sacrifié à l’autel de leur intérêts particuliers. Ils sont, par l’augmentation des charges sociales, les principaux responsables du taux de chômage récurrent plus élevé en France, obligeant les entreprises à préférer la délocalisation ou l’automatisation à l’emploi salarié.
Les syndicats, par leur égoisme corporatiste et leur manque de formation à la compréhension des rouages économiques, leur manque de représentativité dans le monde salarial, n’ont aucune légitimité pour participer à une réflexion sur l’avenir des systèmes de retraite.
Taux de prélèvement sur les revenus du capital(CSG+IRPP) : de 12% à 52%, 30,1% en prélèvement obligatoire.
Quelqu’un ne vivant que du revenu de son capital devrait payer la CMU en plus de ses impôts, soit : 18%+12,1%+8%= 38,1%
Pour pouvoir vivre de son capital avec des taux à 3%, il faut au moins 1 million d’Euros. Ajouter donc aux prélèvement l’ISF (30,000 Eurosx0,619/12= 1500 Euros/mois).
Nous voilà donc avec un millionaire smicard.
Comme vous le voyez, il n’y a pas réellement de différence, sachat que la CSG est appelée à croitre, et donc que celui qui aura épargné pour une retraite complémentaire devra financer la retraite de celui qui aura civiquement tout dépensé en consommation. Il faut encourager le vice du court termisme à la précaution de bas de laine.