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fifilafiloche

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  • fifilafiloche fifilafiloche 11 mai 2007 20:33

    La France n est pas divisée en « pro sarko » ou « anti sarko », mais entre deux ideaux antinomiques herités de la révolution française : liberté et égalité.

    Ces deux concepts sont par nature antinomiques. Derrière ces idéologies réside une opposition dans l acceptation des niveaux de responsabilité.

    Les égalitaristes tendent à vouloir diluer la responsabilité individuelle dans l irresponsabilité collective, ce qui ouvre la porte à tous les abus corporatistes. Ces egoismes sont de plus en plus mal cachés derrière des constructions intellectuelles ideologiques apparemment généreuses. L hypocrisie et l incoherence deviennent un mode de communication normal chez ceux qui profitent de la sclerose du système.

    Face à la dictature de la rue, des minorités bruyantes, et le cout de plus en plus lourd d une dette devenue incompressible, la majorité silencieuse, forcée par le poids des charges à une productivité (et donc un stress) « championne du monde », a choisi deux fois un président de droite qui, par faiblesse, n a pas accompli les réformes demandées, malgré ses pleins pouvoirs. Il était donc logique que le choix se porte sur un candidat encré dans le réel s engageant cette fois sur des résultats.

    Le bilan de 40 ans de laxisme budgétaire égalitariste est extrêmement inégalitaire :
    - ascenceur social bloqué
    - inégalités générationelles, les jeunes générations devant payer à la fois la dette accumulée par leurs parents, mais aussi leurs retraites.
    - exclusion permanente de 10% de la population du droit à la dignité d un travail.
    - accumulation des statuts privilégiés par nature inégalitaires, puisqu ils ne sont pas le résultat de la capacité à contribuer positivement à la collectivité, mais à la bloquer.

    Cette déconnection du réel et la concurrence des victimisations est la responsable de la sinistrose francaise. La fierté nationale passe par sa capacité à innover et prendre des risques, bref à se réaliser hors d un système d assistanat infantilisant. Le projet de Sarkozy est donc bien plus à même de regonfler les egos collectifs que le changement dans la continuité proposé par les collectivistes.



  • fifilafiloche fifilafiloche 11 mai 2007 19:47

    Dans votre conclusion, vous notez que le troisième age a voté majoritairement pour l ordre et les valeurs traditionnelles.

    Il est remarquable de noter que c est cette même génération qui jetait des pavés et criait CRS SS en 1968, en quête de liberté et d ideal.

    Les convictions ideologiques seraient elles uniquement une question de génération et d énergie ? Les post adolescents désireux de « tuer le père » afin de se construire en tant qu adultes sont aujourd hui grand parents. Par ce choix, reconnaissent ils implicitement que Mai 1968 n était qu une grande récréation d étudiants ? Je serais interessé par une analyse de ce revirement de position.



  • fifilafiloche fifilafiloche 9 mai 2007 23:22

    Ce qu a ou n a pas fait les ancêtres de Sarkozy n a pour moi aucune importance, ce qui importe c est ce que le président fera, et la dessus il semble tout a fait clair.

    Le roman familial est souvent idéalisé par les générations précédentes, on peut être victime de son entourage...



  • fifilafiloche fifilafiloche 9 mai 2007 22:49

    Les profits ne s opposent pas au développement quantitatif de la capacité de nutrition mondiale. Aujourd hui, dans un monde au capitalisme triomphant, il y a plus de victimes de surnutrition que de « malnutrition »...a moins que...malnutrition signifie mauvaise nutrition...

    L abondance de produits alimentaires n engendre pas en effet plus de bien être. Une meilleure nutrition passe par l éducation, de la responsabilité des Etats plus que des industries.



  • fifilafiloche fifilafiloche 9 mai 2007 22:20

    Tout comme mon prédecesseur, l article est BEAUCOUP trop long pour être digeste. Ce qui se comprend bien s énonce clairement et de façon concise...

    Quelques réactions sur ce que j ai pris le temps de lire en complément de l excellente réponse de razorlinou.

    Le pacte de stabilité de l Euro exige une dette maximale de 60%. Doit on oublier nos obligations et engagements européens au nom de la douceur de laisser dépenser ?

    Les dettes se remboursent ET se rémunèrent. En cas de cessation de paiement, la facture est payée de façon beaucoup moins égalitaire que lors de réformes de structure. Les chocs economiques d Argentine, de Russie, de Thailande, du Brésil sont autant de témoins d alertes qui nous ont rappelé durant cette dernière décennie que l économie mondiale n est pas que virtuelle.

    L Euro nous protège temporairement d un retour de bâton trop immédiat, doit on pour autant en oublier d être vertueux parce que s aligner demande un effort d ajustement sur nos partenaires plus responsables ?

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