Français, soixantaine, emploi et occupations dans les montagnes suisses, apprécie ses habitants et la vie tranquille qui lui laisse le temps, le cœur et l’esprit de s’intéresser au monde qui change, d’un œil un peu distant mais peut-être moins conditionné. J’aime les voyages, l’Asie, la Grèce, le monde arabe et la force des paradoxes. Je crois en un nouveau paradigme qui nous sortira du marasme au travers de sources d’énergie inattendues et d’une philosophie libertarienne humaniste. La Terre regorge de déserts que ses enfants conquerront.
AIG
est une caisse de retyraite qui s’est plantée, qui les a secouru pour payer les
retraites ? »
Oui, l’Etat, en se surendettant encore plus, au point d’être maintenant la proie des grosses banques qui vont le taxer d’intérêts de plus en plus et faire disparaître le dollar. Jolie entourloupette, pur pillage. Où est le renvoi d’ascenseur ? L’argent du renflouement sert aux bonus, aux énormes dividendes affichés aussitôt après, à la recapitalisation, au jeu de la spéculation, mais pas à faire marcher l’économie ni à améliorer le sort des malades et des retraités.
Concernant les débuts du Tea Party, la mouvance est née de l’initiative individuelle de personnes appartenant au GOP (P. Rèp.) ou
proches, mais pas du tout du parti lui-même. Ces personnes en avaient assez de la
dérive de leur parti dont ils constatent les abus de l’appareil et des élus, qui
très vite tombent dans les mailles de « l’establishment » et deviennent
asservis aux grands trusts par l’argent. Les débuts du Tea Party coincident avec la canditure
de Ron Paul à l’investiture républicaine aux Présidentielles 2008. RP aura certainement entrevu les possibilités d’un tel mouvement à la suite de son échec à l’investiture. Très populaire, il n’est cependant pas soutenu par les média qui contrôlent l’appareil. Ses positions strictement font trés peur aux néocons qui auraient beaucoup à perdre avec un régime libertarien. Ici une interview montrant son engagement :
In 2008, independents frustrated with establishment politics found a
hero in Texas Republican Ron
Paul. Warning voters about the dangers of an overstretched and overcommitted
government, Paul provided today’s Tea Partiers with a blueprint for grassroots
success.
Les premiers Tea Partiers ont d’abord
protesté contre la Fed pendant la crise de 2008 en manifestant devant le
batiment avec Alex Jones. Ron Paul visitait les premières
réunions du nouveau Tea Party. Ne soyons pas étonnés que tout soit flou dans
les média sur cette période car ces derniers ne veulent pas parler d’eux. Ils savent que les Pauls et Alex Jones
sont les plus conscients et les plus dangereux du mouvement. Ils ont des idées claires,
l’information juste, révèlent des vérité (celle du 11/9 par ex.) et montrent
une imperturbable détermination. Voila aujourd’hui le fils Rand sénateur et l’on peut
s’attendre à une nouvelle candidature de Ron Paul en 2012. Le vent aura tourné.
Vos
réactions sont toutes très intéressantes et loin de me surprendre puisque je
jette un pavé dans la marre. La marre en avait bien besoin.
Avant de
vous donner commentaire sur le pourquoi de cet article et d’inviter certains à
le prendre d’une manière moins conditionnée et plus détachée, je tiens à vous dire
que je ne suis partie dans aucune activité américaine et qu’en dehors de
trouver des sources d’information valides et de soutenir la cause humaine et
progressiste, je suis totalement indépendant. C’est certainement en prenant de
la distance qu’on se déconditionne et qu’on peut voir les choses pour ce qu’elles
sont. J’apprécie beaucoup les commentaires de hunter et de rodier_a parce je
ressens qu’ils ont la même démarche. Nous allons y revenir.
En
attendant voici une réponse sur un aspect de la réforme de santé aux E-U, suite
à l’intervention de sisyphe :
Un problème avec l’Obamacare,
en gros, c’est qu’il va récupèrer les
dépôts faits au cours des années par les classes moyennes qui pouvaient cotiser et
les redistribuer dans des schémas financiers afin d’en faire un pool prenant
office de caisse santé-vieillesse. Ces classes un peu plus aisées crient aujourd’hui
au vol, au pillage, à la nationalisation de leurs petites économies mises de
côté volontairement sur des caisses privées pour assurer santé et vieux jours.
On peut voir dans leur réaction un manque de solidarité, mais regardez
quand-même un peu ce qui se passe. Ces gens ont travaillé honnêtement pour accumuler
des capitaux santé tout au long de leur vie, cotisations extraites automatiquement
de leurs salaires, comme les charges sociales chez nous, mais à la différence près que ce sont de réels investissements sur le marché ; aucune garantie d’état.
Ils avaient fait leurs plans, optimistes évidemment, et voila que la crise met
tout par terre, leurs actifs santé ne valent plus grand-chose, engloutis en
partie par les faillites de 2008. Et voila maintenant la baisse du dollar et l’inflation
qui pointe.Et voila le gouvernement qui
veut saisir
leurs économies pour les mettre dans le système de santé, avec des opérations
financières incontrôlables et toujours plus scabreuses. Si tout allait bien,
encore, ça passerait mieux, mais ce n’est pas le cas. Qui peut avoir confiance dans
les financiers de l’Etat au train où vont les choses ? Quand escroquerie
sur escroquerie s’ouvrent au grand jour. On s’attend à une nouvelle phase de la
crise. Catastrophes financières en vue ? De plus ils voient les magots que
leurs assurances privées se mettent en poche, ils voient le gâchis par trillions
du renflouement de Wall Street et du budget de la guerre. Ils disent :
mais alors pourquoi le gouvernement ne donne-t-il pas tout l’argent de l’Obamacare
plutôt que d’engraisser Wall Street ou le Dep. of Defence ? De plus ce programme de santé va
faire baisser considérablement le niveau de qualité des prestations et
accroitre le montant des primes.
Je suis en train de vous lire tous et de préparer une réponse collective. A cette fin, merci de me dire dans votre esprit sur quoi je me tais, votre assertion n’est pas claire.
L’auteur n’a rien compris et ne comprendra jamais rien aux Etats-Unis, ni à ce qui se prépare. Quelles que soient les couleurs bigarrées de ce mouvement, au delà de la diversité -voire de l’adversité- des idées qui l’habite, c’est la manisfestation flagrante et réjouissante de la santé mentale de l’Amérique qui se réveille. Beaucoup chez nous oublient que notre République a d’abord été Sans Culotte.