Les centre ne proposent rien de neuf par rapport au PS ou à l’UMP. Les Borloo et Morin ont déjà fortement démontré leur potentiel de nuisance pour le peuple. De quel espoir parlons-nous ?
Tant que l’ensemble de nos politiques, à gauche comme à droite, continueront d’ânoner le mantra néo-libéral, et verrons en la sainte croissance celle qui nous sauvera tous, rien de bon n’émergera pour notre pays.
Nos modèles productivistes de croissance sont voués à l’échec. Aucun parti politique, mis à part les décroissants peut-être, qui ne sont pas vraiment structurés, ne l’a compris. C’est notre civilisation occidentale toute entière qui est à revoir de fond en comble. Faute de quoi, celle-ci se désagrégera du fait de ses propres contradictions ; ce qui a déjà commencé.
Étonnamment, il n’y a pas que des âneries dans cet article. Je vous trouve bien sévère dans vos votes. Je suppose qu’une bonne partie a dû voter contre du simple fait que l’auteur soit un néolibéral pure jus.
L’ensemble des informations à propos de la France me semble juste. Chez nous, les employeurs sont des rapaces et ont d’énormes oursins dans les poches. J’en ai déjà parlé dans un commentaire sur un autre article. Il y a effectivement un niveau d’imposition plus élevé que dans d’autres pays.
Mais, et ce n’est même pas nié par l’auteur de l’article, bien qu’il ne le présente pas de cette manière, l’on voit au moins pourquoi l’on paye : nos retraités sont heureux, les parents également. S’il est possible d’élever des enfants dans de bonnes conditions, c’est justement parce que nos cotisations et impôts nous permette une école publique gratuite et qui reste encore de qualité correcte, des frais de garde peu élevés, une moindre difficulté que dans beaucoup d’autres pays pour les femmes de mener de front carrière et son rôle de parent. Enfin, notre santé nous coûte très peu chère (tout du moins, en reste à payer. Il y aurait bien sûr la aussi beaucoup à dire mais ce n’est pas l’endroit).
Donc, oui, c’est clair, on gagne moins. Mais, en même temps, nous avons besoin de moins pour vivre, et, surtout, nous pouvons mener une bonne vie de famille et faire face à nos problèmes de santé quel que soit notre niveau de vie (c’est, là aussi, hélas de moins en moins vrai, mais ça reste, dans l’ensemble, encore fort correct).
On peut également faire du bio sans être certifié. Également, peut-être logner du côté d’associations telles que Nature & Progrès, qui me semblent bien plus fréquentables et avec le bon esprit que la clique des certificateurs bio.
En tout cas, courage. C’est de paysans comme vous dont notre pays a besoin. De mon côté, en tant que consommateur, je fais au mieux pour toujours privilégier les filières locales. Nos départements étant fort éloignés l’un de l’autre, il est cependant hélas peu probable qu’un jour je puisse me fournir chez vous. Mais, et c’est heureux, je ne suis pas le seul à avoir cette démarche (même si, bien entendu, nous sommes encore bien trop marginaux).
En même temps, en comparant un paradis fiscal comme le Luxembourg dont la richesse ne provient que de la spoliation des autres nations, avec la France, qui, n’étant pas un paradis fiscal, n’a pas du tout la même structure de revenus nationaux. Il me semble donc logique que l’imposition soit différente et plus lourde en France. Également, la taille des territoires fait qu’il est bien plus difficile et coûteux d’assurer à tous les mêmes services publics qu’il ne le serait au Luxembourg.
En outre, relisez bien mon message : dans l’exemple que je donne, ce que paie, en tout, l’employeur pour mon travail en France est très inférieur à ce qu’un employeur américain serait prêt à payer.(30% de différence, et encore, à supposer qu’il y ait 0% de cotisations sur les salaires US !!).
Ce n’est probablement pas généralisable à tous les cas, mais c’est loin d’être un cas isolé. Ce qui fait que mon exemple et le vôtre ne sont pas forcément mutuellement exclusifs.
Étonnamment, je suis d’accord avec Spartacus sur un point majeur : le CICE est une grosse connerie et n’aurait jamais dû voir le jour.
Il n’apportera rien ni au pays, ni à l’emploi, et ne fera que renforcer une nouvelle fois les dividendes des actionnaires, qui eux, se portent très bien.