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  • Gemini Gemini 15 octobre 2013 18:29

    Je suppose que lorsque le travail des enfants a été aboli, le patronat et les travailleurs ont déjà dû sortir le même discours.

    Si les enfants ne travaillent plus, nous serons moins compétitifs. Et des parents excédés de ne pouvoir faire travailler leur bambins pour quelques clopinettes de plus ont probablement dû soutenir leurs généreux patrons.

    On ne se pose jamais la vrai question : ces salariés qui souhaitent travailler le dimanche, le souhaitent-ils parce que leur paie est tellement misérable à leurs yeux qu’ils veulent plus ? Ou est-ce réellement un souhait réel et sincère ?

    J’ai du coup une suggestion à faire au patronat : diviser les salaires par deux. Il y aura alors pleins de salariés qui voudront bien travailler le dimanche et qui manifesterons même pour cela. Puis, diviser encore les salaires par deux. Et vous verrez que l’on voudra remettre les adolescents au travail. Je continue ? …

    Cette propension à l’auto-enchaînement est confondante pour ne pas dire triste.



  • Gemini Gemini 15 octobre 2013 18:22

    Il n’est ici pas question de défendre le statut de salarié. Le salariat n’est ni plus ni moins que la forme standard permettant à l’employeur de s’approprier une partie des richesses créées par le salarié.

    Cependant, les raisons énoncées pour une telle disparition ne me semblent pas bonnes.

    Vous écrivez que le financement de notre système social repose sur les entreprises. C’est bien entendu faux. Il repose sur les salariés. C’est prendre l’employeur pour un imbécile que prétendre le contraire. Les cotisations sociales ne sont au final qu’une socialisation d’une partie du salaire du salarié. Ce n’est ni plus ni moins qu’une application du principe « à chacun selon ses besoins, à chacun selon ses moyens » de la déclaration des droits de l’homme. Le financement de notre système social repose donc sur le travail. Des salariés, comme je viens de l’aborder, mais également des indépendants, ceux-ci payant également des cotisations sociales.

    Le code du travail — tout du moins pour le peu auquel j’ai eu à me référer —, n’était pas si illisible que cela. Ceci étant, nous pourrions bien entendu débattre de ce qui pourrait être amélioré et simplifié, rendu cohérent, etc. Admettons. Ce pourrait être un argument.

    La réduction du temps de travail maintenant. Probablement la pierre d’achoppement principale. La présentation que vous faites de cet aspect est totalement mensongère. Prétendre que l’on a réduit le temps de travail pensant que la hausse de la productivité sera continuelle pendant des siècles est juste mensonger. La réduction du temps de travail a uniquement été la conséquence des améliorations de productivité ayant déjà eu lieu.
    Second point, il faut également bien garder en tête le temps de travail d’un salarié à temps complet, mais aussi et surtout le temps de travail global de la société. Et là, la réduction a eu bien plus fortement lieu que les 35 heures actuelles françaises. La réduction de temps de travail forcée se nomme chômage, temps partiel subi, etc. Et pourtant, malgré tout, nous disposons de toutes les marchandises dont nous avons besoin, et nous en avons même bien trop, eu égard à la crise écologique que nous avons créée. Pourquoi vouloir travailler plus ? Nous produisons déjà trop. Et, pour terminer, quel lien avec le salariat ?

    Pour ma part, je serais très favorable à temps de travail encore plus réduit, nous permettant ainsi de nous accomplir en dehors du travail. Et effectivement, le salariat ne serait pas le meilleur statut pour cela. Un statut d’indépendant ou autre, ne travaillant que lorsqu’il est dans le besoin — ni plus ni moins que ce que faisaient les artisans dans les temps anciens. Ils travaillaient afin d’assurer leur subsistance puis passaient à autre chose. Nous n’avons pas besoin de télé, iPhone, voitures, babioles, vêtements dans de telles quantités et autres saloperies que l’on achète machinalement, sans même jamais se demander si nous en avons réellement besoin.

    Bref, à mon sens, c’est à côté de la plaque. Nous n’avons pas besoin de créer plus de richesses. Nous en créons déjà bien plus que ce que peut nous offrir notre planète. Il nous faut « seulement » — bien — mieux les répartir.



  • Gemini Gemini 15 octobre 2013 12:37

    Notre Spartacus est encore avec ce discours qui dit que tout ce qui est bon pour l’économie et l’activité est bon. Ce fétichisme de la marchandise est proprement effrayant.

    Non, l’économie ne doit pas diriger nos vies, mais l’inverse. De quoi avons-nous réellement besoin ? Nos sociétés n’ont jamais été aussi riches matériellement que maintenant. Sommes-nous plus heureux ? La richesse a doublée entre 2000 et 2009. Sommes-nous deux fois plus heureux ?

    Si vous voulez de l’économie et de l’activité, vous avez pleins de super solutions déjà : une bonne guerre, quelques fukushima, pleins de catastrophes naturelles, etc. Pourquoi en plus ajouter par dessus tout cela une catastrophe écologique ? À force de détruire ce qui nous nourrit, Malthus va rapidement redevenir à la mode.

    Petit rappel que déjà, nos ancêtres indiens d’amérique avaient bien compris : l’argent ne se mange pas.

    Le bonheur est-il de vivre dans un environnement dévasté, massacré, mais puisqu’on a notre auto et notre télé, alors tout va bien ? Triste conception de la vie aliénée à la marchandise.



  • Gemini Gemini 15 octobre 2013 12:25

    Rassurez-vous, ce n’est pas de l’humour. Notre auteur est un libéral pure jus. Il aime profiter des autres, mais ne veut surtout rien donner. Les fruits de son travail sont à lui. Les fruits du nôtre doivent également lui revenir.

    Il utilise nos infrastructures, notre système de soins, notre système de formation et d’éducation, notre système agricole, etc. (il y a certes bien à redire sur beaucoup de ces points d’ailleurs …) Mais il ne veut pas payer. Comme tout bon libéral. Un des nombreux loups dans la bergerie.



  • Gemini Gemini 14 octobre 2013 10:41

    Surtout, continuons comme ça et ne remettons rien en question. Les conséquences étant éparses, diffuses, et la corrélation difficiles à établir, surtout pour des esprits simples, ils auront beau jeu de continuer de nier les évidence.

    Nos modes de vie ne sont pas soutenables, et encore moins généralisables à l’ensemble de la planète. C’est un fait. Soit nous changeons, soit nous devrons assumer une baisse drastique de la population, car ne rêvons pas, à force de détruire nos écosystèmes, ceux-ci nous offrirons de moins en moins de quoi nous nourrir, et ce d’autant plus que nous détruisons tout ce qui est arable au profit de carburants « verts » ou autres produits totalement non indispensables, sauf pour nos sociétés obèses et bouffies de technologies toutes plus futiles les unes que les autres.

    Le CO² n’est qu’un problème parmi d’autres. Ce n’est pas non plus une raison pour le nier. Et ce d’autant plus que lorsqu’on réfléchit à ce qu’il faudrait faire pour décarbonner notre économie, les solutions semblent enviables et pouvoir mener à une société meilleure. Moins d’automobiles, c’est moins de pollution, de danger et de bruit. Moins de production industrielle, c’est moins de gadgets inutiles, la production ne concernant plus que les objets réellement utiles. Mois d’agriculture polluante, c’est plus de vie, de biodiversité, moins de pollutions de nos rivières et nappes phréatiques. Au final, tout cela concoure à améliorer notre environnement, et, in fine, notre santé et notre bien vivre.

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