Et encore, il faudrait clarifier quelle période précisément les trente glorieuses/destructrices/etc. englobe, car il me semble que, au moins depuis le club de Rome en 1972, nous savions.
Je suppose donc que déjà avant cette date, pour ceux qui prenaient la peine de s’informer, il devait y avoir d’importants signaux de fumée, mais je ne maîtrise pas suffisamment la période pour être affirmatif.
En même temps, il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Il suffit de voir aujourd’hui, ou bien que nous sachions, à quel point rien ne change, ou alors si peu.
Autant il est peut-être vrai que nous pouvions parler des « trente heureuses », autant il me semble erroné de mettre cela sur le compte du productivisme. Un argument simple permet de le démontrer : de nos jours, nous sommes toujours en plein productivisme, mais nous sommes très loin des années « heureuses ».
Au vu de l’impact environnemental où ces glorieuses nous ont menées, il me semble fort probable que ces années là soit par la suite, avec le recul de l’histoire, renommées les « trente désastreuses » ou les « trente destructrices », ou tout autre nom pouvant donner l’idée que ces années là ont été le tournant de l’humanité vers l’auto-destruction de sa propre civilisation.
Hôpital publique = fonctionnaires. Vous saisissez ? Tout le personnel de ces établissement est fonctionnaire, sauf peut-être certains praticiens qui ont le beurre et l’argent du beurre au détriment de la collectivité (ceux pratiquant leurs activités libérales pour leur seul bénéfice propre en utilisant les moyens publiques mis à leur disposition).
Donc, lors du shutdown tant désiré, tout ce personnel sera au chômage technique. Les hôpitaux seront vides. Il ne restera plus que les libéraux que personne ne viendra voir, puisque personne n’aura les moyens de payer les honoraires exorbitants demandés. En même temps, les fonctionnaires étant inutiles, vous me direz que les gens pourront malgré tout être soignés en leur absence. Je serais curieux de comprendre comment ça fonctionnera dans un établissement vidé de ses fonctionnaires. Le Saint-Esprit peut-être ?
Les privilégiés, ceux qui ont les moyens, ne vont de toutes les façons pas à l’hôpital publique. En même temps, ceux-ci étant les seuls à avoir les moyens, un bon libéral rétorquera que ce sont donc les seuls qui méritent d’être soignés, les autres ne l’ayant pas mérité. Après tout, c’était déjà le cas il y a un siècle de cela.
Mais si, voyons. Ces gens sont des li-bé-raux. Li-ber-té. Vous n’y comprenez rien. Voir mieux, certains sont des néo-libéraux. Des libéraux avec juste ce qu’il faut de règles pour s’assurer que les gagnants soient toujours les mêmes.
Ils n’ont juste pas compris que la liberté qu’ils réclament équivaut à celle du renard dans le poulailler, ou alors, plus probable, ils le savent très bien et comptent bien en profiter, mais là, je refais ma mauvaise lange. Je crois qu’en fait, je n’ai rien compris, comme vous. Il semblerait que tous deux soyons des ennemis de la liberté.