@Fifi Brind_acier Vous dites « Mélenchon, c’est le Tsipras français » 1. Ignoreriez vous ce qu’a encore redit Mélenchon à Mazerolles hier : le plan A, c’est les allemands acceptent de revenir sur les traités pour constituer une véritable solidarité européenne et notamment le statut de la Banque centrale ou bien le plan B, c’est « on récupère notre souveraineté » ? 2. Qu’est-ce qui vous permet donc d’affirmer que Mélenchon serait le Tsipras français ? 3. Qu’est-ce qui peut nous garantir qu’Asselineau serait lui aussi le Tsipras français ? 4. Y a-t-il un sens, pour qui veut comme vous rendre la république à son peuple, à chercher à casser systématiquement le seul candidat qui puisse exister d’ici aux élections de 2017 et qui parle d’une sortie des traités européens ultralibéraux ?
@christophe nicolas Ce que vous citez entre guillemets, c’est ce que Dieu a dit à Fatima ? Sinon, si cela vient d’historiens, il n’est pas forcément très avisé de prendre l’histoire écrite par les vainqueurs pour vérité pure. Quoiqu’il en soit, même si Hitler avait dit « là où il y a une volonté, il y a un chemin » (quelle que ce soit cette volonté, religieuse ou pas, pro ou anticapitaliste...), ce serait faux ipso facto ?
@Place Rouge 1. Comment permettre au peuple de reprendre sa souveraineté si les banques peuvent continuer d’imposer leurs règles à l’Etat ? Tu trouves normal qu’on paye des impôts pour rembourser les intérêts que l’Etat verse aux banques pour financer les services publics, alors que l’argent prêté vient à la base de nos poches ? Tu trouves normal de payer deux fois pour enrichir les banquiers ? Sinon pas besoin de les fusiller, faire d’eux des citoyens comme les autres, du moment qu’ils n’ont reçu du peuple aucun pouvoir légitimement consenti suffirait bien.
2. N’est-il pas normal que ce soit ceux qui créent réellement les richesses, c’est-à-dire ceux qui travaillent, qui bénéficient du fruit de leur activité ? Bien que cela ne puisse être réalisé efficacement en quelques années seulement, c’est que la justice implique à terme.
3. Pour ma part, je ne suis pas marxiste, même si on peut comprendre que je rejoins certaines idées socialistes, mais il ne faut pas confondre Marx et Lénine et encore moins Staline. Le communisme où une bureaucratie centralise le pouvoir économique n’est qu’une forme de capitalisme inversé. Autogestion, coopératives, responsabilité des gains comme des pertes, ça marche déjà très bien quand les gens concernés ont un peu la tête sur les épaules.
4. Aucune société, ni aucun penseur un tant soit peu connu n’a jamais préconisé une égalité économique absolue : il y aura toujours et partout des gens avec plus ou moins d’argent selon leur motivation et leurs besoins. Ce qui pose problème, c’est quand les différences économiques rendent possibles des inégalités sociales et politiques. Si parce qu’il a fait plus d’étude et a plus de responsabilités professionnelles que moi, mon voisin a une maison trois fois plus grande que celle que j’habite, cela ne me pose aucun problème tant qu’il n’est pas encore assez riche pour m’imposer de travailler pour l’enrichir lui tandis que moi je végèterai avec le salaire qu’il me versera pour me rendre toujours plus dépendant de lui.
@MagicBuster Nous sommes vaguement en démocratie (si peu), mais aussi encore un peu en république, ce qui veut dire que ce n’est pas parce qu’une majorité se mettrait à penser que les roux à lunette sont la cause de tous nos problème que cela donnerait légitimement droit à cette majorité d’opprimer une minorité. Or si une moitié de français se mettait à ne plus vouloir « voir d’arabes » y compris français ou binationaux, cela conduirait à ce qu’il n’y ait plus de république, c’est-à-dire d’état de droit égal pour tous, mais seulement la loi du plus fort. S’il n’y a plus que des forces inégales et opposées en présence, il n’y a plus de peuple, ni donc de démocratie. Il en serait de même également si une majorité se mettait à imposer une religion quelconque pour avoir le droit de vivre en France. Cela dit, ça fait trente ans que j’entends dire que si on laisse les « arabes » en France, dans 10 ans le pays sera dominé par eux...
@F-H-R Je suis loin de penser que l’école actuelle est imperfectible, vraiment loin s’en faut ; je la critique justement par sa tendance actuelle à aller dans le sens du consumérisme où il faut avant tout rendre le produit attractif et flatter l’élève « au centre du système éducatif ». Mais une chose est l’école actuelle et autre chose est le principe même de l’école.
L’auteur de cet article ne semble pas rejeter complètement l’idée même d’école mais semble préconiser une sorte d’école buissonnière comme école de la vie. Mais soit on assume l’idée d’un apprentissage collectif et alors il y a des règles communes et des obligations soit chacun reste chez soi. Comme si rester chez soi, c’est-à-dire pour le jeune réel, être fortement tenté de regarder des vidéos de gens qui mangent des bonbons aux crottes de nez sur youtube et facebook plutôt que sur le fonctionnement du corps humain ou à faire des jeux vidéos, était réellement formateur. C’est donc de conception de l’école en général qu’il s’agit avant tout et non de décrire un état de fait actuel.
Si comme le dites justement l’autorité illégitime est majoritairement acceptée par paresse intellectuelle et conformisme, cette même paresse et ce même conformisme expliquent tout aussi bien qu’en revanche la demande d’effort véritable, plutôt qu’un simple consentement aveugle, qu’implique une instruction digne de ce nom est majoritairement refusée. Car si 95% de lycéens obtiennent le bac en 3, 4 ou 5 ans, parce que les gouvernements successifs se sont arrangé pour brader ce diplôme, seule une petite minorité se révèle capable de faire ce qu’on lui demande vraiment, c’est-à-dire autre chose qu’absorber quelques connaissances qui seront vite oubliées.
Oui, si l’école tient encore un tant soit peu, si une minorité assez importante au moins arrive à apprendre les bases du questionnement méthodique, même si ce n’est pas encore maîtrisé, c’est que loin de faire ce que les ministères leur disent depuis bientôt trente ans au moins (faire de l’école un « lieu de vie » et accessoirement seulement un lieu d’étude), une majorité d’enseignants s’attachent tant bien que mal à apprendre la réflexion, le questionnement et le savoir modeste mais réel qui en découle. Mais il est à peu près aussi facile de demander des efforts à un enfant dont les parents ne connaissent que le consumérisme que d’augmenter sa masse musculaire sans faire d’exercice.