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Henrique Diaz

Henrique Diaz

Ami des bêtes et rationaliste.

Tableau de bord

  • Premier article le 20/11/2010
  • Modérateur depuis le 28/04/2013
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Derniers commentaires



  • Henrique Diaz Henrique Diaz 25 juin 2013 16:25

    Anaxandre, en politique, c’est-à-dire dans la recherche du bien commun, il vaut mieux une pensée de nain réaliste et réalisable qu’une pensée de clown triste irréalisable, qui ne sert au final qu’à nous rendre encore plus dépendants de nos maîtres. Et une vingtaine de nains unis, réalistes mais soucieux de se faire respecter est plus forte qu’un clown triste irréaliste, malgré tous ses pistolets à eau. Et même, si la France reste effectivement un grand pays, c’est parce qu’elle est composée de nains qui restent un tant soit peu unis derrière l’idée d’une chose publique : la liberté inséparable de l’égalité de chacun. Le reste n’est pas imputable à « la » France.

    Vous parlez de la « fausse gauche » comme si la vraie gauche était le nationalisme. Revoyez vos fondamentaux. Le nationalisme, c’est l’extrême droite (même quand dans une situation donnée elle se fait appeler « gauche », genre Herriot). La gauche, c’est l’internationalisme qui ne vise rien d’autre que la mise en place d’un gouvernement démocratique mondial pour régler les problèmes d’échelle mondiale.

    L’UE actuelle et la gestion de l’euro sont aux mains de la finance, c’est entendu. Mais ce n’est qu’en donnant aux peuples les moyens d’en prendre le contrôle qu’on portera un véritable coup à la finance. Il est vrai que cela, oui cela demande une imagination un peu plus étendue que celle d’un nationaliste isolationniste.



  • Henrique Diaz Henrique Diaz 25 juin 2013 15:57

    Rodolphe et taktak,
    Vous dites que l’Europe, c’est l’ennemi, donc qu’il faut commencer par s’en séparer pour nous refaire. Mais vous ne répondez à aucun moment à l’argument de fond de Démosthène : la France s’est presque complètement désindustrialisée, elle s’est donc rendue dépendante de tous les autres pays soumis au règne de la finance qui ne pourra voir d’un bon oeil toute tentative d’échapper à sa mainmise. Si donc nous sortons de l’UE en 2017, la France ne tiendra pas un mois sans qu’une révolution pour manque de biens de consommation ne soit déclenchée par le peuple lui-même (qui n’est pas encore prêt à vivre d’être plutôt que d’avoir). Que répondez vous à cela ?

    Si vous êtes un commerçant dans un pays ultralibéral et que vous vous apercevez que ce que vous preniez pour un service de protection que vous payez grassement est en fait un réseau mafieux qui tient les deux bouts de la chaîne, vous décidez de ne plus payer en étant sûr de vous faire attaquer et tuer par cette mafia ou vous continuez de payer jusqu’à ce qu’assez de commerçants aient pris conscience comme vous de l’escroquerie pour s’unir et organiser leur propre service d’ordre ?

    Démosthène vous demande comment vous faites pour gérer la situation dans les scénarios qu’on peut déduire avec lui d’une sortie de l’UE, je serais curieux de voir comment vous lui répondez.

    Vous dites que l’Europe est irréformable ? Pourtant bien des règles écrites dans le marbre des Traités ont déjà été violées, il suffisait que la France et l’Allemagne soient d’accord. Et si l’Allemagne ne bouge pas, ce qui n’a rien de sûr, une France avec un véritable gouvernement de gauche peut toujours s’entendre avec d’autres pays qui voient de plus en plus les effets dévastateurs de l’austérité et de la soumission au pouvoir des banques. Si vous croyez aussi peu au pouvoir des peuples de s’éveiller et de s’unir, pourquoi y croire au niveau d’un pays comme la France ?



  • Henrique Diaz Henrique Diaz 15 juin 2013 17:02

    Yvance, quand au moment des présidentielles, on écrit des articles aussi bienveillants à l’égard du FN que celui-ci, et quand dans vos commentaires de « soutien » à Mélenchon de cette époque, vous écrivez soit des inepties incroyables, soit des arguments mêlés à des critiques systématiques sur les points qui ne vont pas chez Mélenchon, qui justement sont beaucoup mieux chez Le Pen, soit des éloges sur les qualités de Mélenchon en même temps que des éloges aussi marquées pour celles de Le Pen, alors votre stratégie est claire. A part servir de rabatteur pour le FN, à quoi avez vous servi depuis que vous êtes sur agoravox ?



  • Henrique Diaz Henrique Diaz 9 juin 2013 11:50

    Ce genre de solution libérale conduit nécessairement à un élitisme aggravé : les parents, qui suivent surtout ce qu’ils entendent dire par leur progéniture, choisissent tous les profs qui ont la meilleure réputation mais comme il y a un nombre limité de places par classe, les enseignants choisissent à leur tour les élèves au vu de leurs résultats précédents et ainsi ceux qui ont le plus de demandes relèguent à leurs collègues moins « charismatiques » les élèves les moins bons. Au final on aboutit à des classes de niveau qui survalorisent ceux qui n’étaient que meilleurs ou moins mauvais que les autres et qui dévalorisent et humilient ceux qui n’ont pu accéder aux « meilleurs profs ». A quoi cela sert à part conforter ceux qui de toutes façons avaient déjà un contexte familial et social favorable et rabaisser ceux qui étaient déjà moins favorisés ? Dans la situation évoquée par l’article, le professeur « vieux » se retrouverait systématiquement avec les élèves les moins motivés, les plus en échec scolaire. La solution n’est pas là en ce qui concerne notre système éducatif, qui a pour but de former des citoyens libres et égaux et non pas des futurs virtuoses dans les rangs de la petite et grande bourgeoisie d’une localité.



  • Henrique Diaz Henrique Diaz 29 mai 2013 13:28

    Oui, l’amélioration du sort de l’humanité ne saurait passer uniquement par le développement technologique mais aussi par un élargissement et un éclaircissement de notre conscience morale et politique (ex. savoir qu’effectivement la dette que nous payons correspond à des intérêts indus, légaux mais parfaitement illégitimes).

    Mais les raisons d’être optimiste que donne l’article ne sont justement pas que technologiques. Elles sont aussi liées aux connaissances qui peuvent se transmettre par Internet, qui certes peut être aussi colonisé par l’argent roi sans pour autant empêcher le partage désintéressé financièrement de connaissances. Elles sont déjà là mais très peu de nos concitoyens y accèdent, noyés qu’ils sont sous un flux de pseudo-informations, seulement avec l’imprimante 3D ou les incroyables comestibles, la myopie humaine peut être satisfaite tout en servant d’ouverture vers une conscience élargie à un mode d’existence humain non consumériste et non productiviste.

    On peut aussi être optimiste dans le sens où nous aurons certainement l’avenir que nous voulons collectivement, selon le degré de conscience dont nous sommes capables : le relativement doux esclavage du consumérisme capitalistiques, mauvais pour la santé mais de nature à calmer artificiellement l’angoisse d’exister, du moins jusqu’à ce que la planète soit épuisée, ou bien la dure mais saine liberté de la frugalité, plus durablement efficace contre l’angoisse existentielle mais effectivement plus difficile à s’approprier.

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