Je parle avec mes souvenirs, et donc cela pourrait être à coté de la plaque, n’hésitez pas à me corriger (pas trop fort ^^) :
il me semble que pour l’affaire du projet de taxation à 75% au dessus du million d’euros, qui a été retoqué par le conseil constitutionnel, ce projet fut mis en place par le « pilote » Cahuzac.
Si je ne me trompe pas, dès lors tout s’éclairerait : comment quelqu’un qui fait de l’évasion fiscale verrait d’un bonne oeil une taxe sur les hauts revenus ?
Faire semblant d’avoir été incompétent en faisant une erreur « d’amateur » sur un texte censé être fondateur du gouvernement actuel, est mieux que de montrer franchement qu’on ne voulait pas mettre à contribution les personnes aisées dont on fait partie.
Dans les analyses que je vois, ne pas oublier aussi la Syrie, et le fait que la Russie soit un partenaire privilégié de la Syrie, et dont les milliardaires mafieux raffoleraient des comptes chypriotes pour blanchir leur argent.
La semaine prochaine, ça sera les Pussy-Riot utilisant des crucifix comme des sex-toys devant le Kremlin pour emmerder Poutine, se faisant arracher des têtons devant les caméras occidentales des droits de l’homme offusquées et révoltées.
« Pourquoi ne dites-vous pas qu’il faut comme l’Islande être hors de l’Union Européenne pour s’en sortir ? Vous préférez éviter le sujet ? N’est-ce pas un « mensonge par omission » ? »
Si ça peut vous faire plaisir, je le dis avec vous.
J’ai surtout voulu argumenter sur le volet « légitimité de la dette », ce qui m’a fait sélectionner une partie de la liste à la Prévers, avec des « etc » et des « ... »
Vous dites « mensonge par omission » ? C’est le jeu, mais là vous manipulez, puisqu’avec mes « ... » je laissais ouvert une liste que je ne voulais pas exhaustive, et je n’ai pas non plus la notoriété et le loisir d’écrire un livre comme Bayrou.
Bon, après avoir lu cet article, je ne sais toujours pas comment veut s’y prendre Bayrou pour rectifier la situation. Je suppose qu’il faut que je lise le bouquin, oui mais non.
Bayrou dit la vérité ? Je suis prêt à le croire mais pour quoi faire ?
En effet, il dit la vérité, mais il s’en prend aux conséquences : nous sommes endettés et il faut dire à quel point nous sommes endettés.
La belle affaire, il s’agit pour lui d’être encensé à demander au peuple de consentir à des sacrifices plus grands encore que ceux auxquels il a consenti, en étant réconforté que cela est vrai.
En sommes, c’est une autre façon habile de faire du Tatcherisme, vous savez le fameux TINA : ON NE PEUT PAS FAIRE AUTREMENT QUE DE VOUS APPAUVRIR CAR C’EST MATHEMATIQUEMENT JUSTE.
Alors, on ne va pas manifester contre les maths, mais si on commence ce coups-ci à réfléchir sur les causes et pas seulement les conséquences (ou conséquences intermédiaires : à savoir les décisions prises lorsque la dette a commencé à s’envoler), on se dit que Bayrou en bon valet du système nous a fait un GROS MENSONGE PAR OMISSION :
- Loi Rotshild / Pompidou de 1973 (interdiction de l’état d’emprunter à la banque de France et donc obligation de se financer sur les marchés financier) ? Il en parle ? Que nenni
- Article 123 de la constitution européenne (idem loi de 1973 mais au niveau européen) ? Il en parle ? Pas du tout
- Astuce permettant tout de même en cas de force majeure, de se financer auprès des banques commerciales nationales en exigeant un taux de refinancement comme celui conclu avec la BCE ? Il en parle ? Non bien évidemment
- Evaluation du bien fondé de la dette, à savoir si on a pas fait des cadeaux à des copains dont le peuple n’est en rien concerné ? Il en parle ? Là non plus
- Le cas de l’Islande qui a préférée laisser couler les banques que d’endetter ses citoyens et qui se porte très bien aujourd’hui ? Il en parle ? Ou là là, vous pensez-bien qu’il tient à sa vie
- ...
On pourrait continuer longtemps comme cela, mais tout simplement, la première fonction d’un représentant du peuple n’est-elle pas de représenter les intérêts du dît « peuple » ?
Et qu’au pire, en cas d’arbitrage lorsqu’il faut savoir si il faut sacrifier une partie de l’économie privée ou le pouvoir d’achat, même si ça peut paraître être limite par rapport à une parole de remboursement de dette donnée, le représentant du peuple ne doit-il pas automatiquement, quasiment sans réfléchir opter pour la deuxième option ? A savoir le pouvoir d’achat, sachant qu’il y aurait de toute façon malhonnêteté encore plus odieuse dans le premier cas que celle de ne pas honorer ses dettes.
Donc monsieur Bayrou, est un menteur comme les autres qui utilise la vieille technique du « mensonge par omission » pour paraître crédible sur les sujets qu’il a pré-sélectionnés.
Malgré le caractère ignoble de la pratique, il me vient toutefois une observation à faire :
Si le caractère d’urgence peut permettre la saisie autoritaire des dépôts, c’est qu’il existe bien un pouvoir qui peut mettre au pas les banques pour l’obligation de saisie.
Ainsi, les redressements fiscaux « compliqués » à faire pourraient bien être fait sur ce même modèle.
Et la preuve me direz-vous ?
Si on considère que le Chypriote « moyen » n’a commis aucun délit et n’est concerné par aucune pratique financière répréhensible, le doute très probable de délit est quand même mieux que l’innocence totale.