Le plan de coupe est-il le seul élément télévisuel permettant de faire vivre une interview ou un débat ?
J’en doute, et je crains que ce soit encore un argument des médiacrates pour nous dissuader d’analyser leurs pratiques.
A contrario, et je ne suis pas le seul, je zappe dès qu’on « starise » un peu trop le journaliste au détriment du candidat, avec notamment l’utilisation des plans de coupe. Rien à foutre que le journaliste valide ou invalide le commentaire du candidat par des hochements de tête ou une moue.
Je pense que l’argument vaut à éviter que les « no-brain » zappent, pour ceux désireux d’analyses concrètes, qu’ils zappent ne les effrayent pas, bien au contraire.
Il y a à boire et à manger. Tout n’est pas à ranger dans le même panier.
Mon opinion :
1°) Pour permettre de substituer 1000 signatures citoyennes à 1 signature d’élu et de permettre un panachage des 2 méthodes : 500 signatures peuvent être par exemple 250 000 signatures citoyennes + 250 citoyennes d’élus.
On suppose que si les élus sont élu c’est qu’il représentent au moins 1000 personnes.
2°) Pour l’annonce des résultat avant 20H00 à partir de 18H00.
Il est vrai que le « flicage » technologique est tellement ambitieux qu’il serait illusoire de pouvoir y parvenir. De plus, si on y parvenait cela ouvrirait la voie à d’autres restrictions de libertés par « effet de bord ».
Cela ne doit éluder la problématique des « réflexes » citoyens qui peuvent en découler, par exemple se décider à aller voter alors que l’on n’avait pas envie pour inverser la tendance, mais d’un autre coté est-ce une si mauvaise idée que les gens se déplacent même in extremis ?
3°) Contre la modification de la stricte égalité du temps de parole.
Encore aujourd’hui la télévision reste le principal vecteur d’information surtout pour certaines catégories de la population.
La mécanique consciente et inconsciente des messages véhiculés en utilisant la télévision comme médium est tellement puissante qu’il faut permettre à tous les candidats d’en profiter de manière égale voir égalitariste.
J’ajouterai que je serais même pour améliorer ses règles :
- au lieu de 2 semaines, il faudrait que cela commence 2 mois avant même si les médias ont peurs du phénomène de lassitude et de désertion. L’utilité publique n’est pas une affaire d’audiences
- exiger au moins 4 émissions en prime réunissant tous les candidats (et non leur représentant) pour débattre
- interdire les plans de coupe sur un journaliste lorsqu’un candidat s’exprime et plus généralement créer un comité d’experts techniques de l’audiovisuel et d’experts de la communication pouvant verbaliser les médias plus utilisation frauduleuse et partiale de l’outil médiatique (augmentation du son de l’intervieweur au détriment de l’interviewé, parole coupée abusivement ....).
Décidément, j’ai beau prendre le problème dans tous les sens possibles, je ne comprendrai jamais pourquoi les gens sont tant « indécis ».
Oui je sais, l’opacité des programmes, le manque d’éclairage des médias et la perte de confiance envers le politique contribuent largement à l’interrogation.
Mais, je n’arrive toujours à ne pas comprendre comment on peut ne pas choisir.
On peut faire des erreurs, on peut être cocu, mais on peut aussi rectifier le tir ultérieurement, au prochain scrutin.
On n’est pas obligé d’être un expert politique, on peut faire des choix avec ses tripes, et même si l’offre électorale n’est pas « sexy », on peut choisir de s’abstenir consciemment : ce qui est un choix.
Non, ce que je ne comprend pas c’est l’indécision prolongée. Je comprends le scepticisme, l’indécision en attente d’un éclairage de positionnement politique, mais l’indécision qui s’éternise elle repose sur quoi ?
On a forcément des préférences idéologiques ou de thématiques ou faute de mieux de slogans.
Si vous vous attachez à rechercher le programme le plus social, je peux comprendre une hésitation entre des partis de gauche quitte à se faire berner, mais hésiter indéfiniment entre le fdg et le fn je n’arrive pas à comprendre.
Les gens ont-ils aussi peu de culture politique ? Même par bouche à oreille on connait grosso-modo les thèmes préférentiels des partis.
@L’auteur : ce que vous faites, c’est du pessimisme autoréalisteur.
Dans mon cas, j’ai décidé de tourner un film avec d’autres acteurs que ceux qu’on nous propose toujours comme « incontournables ».
Je ne vous rappellerai ni l’Islande, ni l’Argentine, car je crois que vous savez déjà. Vous êtes juste un valet des causes nobles des nobles.
Mais attention à ne pas jouer avec le feu, car en comité restreint, après avoir éliminé les « sangs rouges », les « sangs bleus » s’en prennent aux « sangs violets ».
Si vous n’êtes pas « pur » vous avez avoir des problèmes, dommage chez les « sangs rouges » on est beaucoup moins sélectifs