Pour aller dans le sens de Wesson, l’auteur m’agace au plus haut point de dénigrer les gens comme ça.
Comme c’est de bonne guerre, je vais donc faire de même et donc dénigrer l’auteur :
En fait l’argument qui consiste à dire que 1 actif = 1 retraité, ou plus globalement que le financement des retraites dépend de la masse salariale, parait au premier abord juste et inattaquable mais il faut bien se rendre compte qu’il s’agit d’un leurre et d’une arnaque rhétorique de grande voltige.
Quand vous allez au restaurant, est-ce que vous mangez le cuisinier ? Bien sûr que non, vous mangez ce qu’il vous prépare.
Le retraité profite de la PRODUCTION de l’actif et non de l’EXISTENCE de l’actif.
Un individu produit plus aujourd’hui qu’il y a 50 ans. Si on prend le raisonnement (qu’est censé comprendre un élève de CM2) de l’auteur, c’est comme si on affirmait que par le fait que le nombre des agriculteurs en France ait été divisé par 100 en quelques années, que cela aboutirait d’ici 4 à 5 ans à d’effroyables disettes sur le territoire.
Le problème étant que cette argument additionne des « choux et des carottes », en l’occurrence : des travailleurs qui produisent et consomment, et des retraités qui ne font que consommer (hors productions souvent très efficaces des associations dans lesquelles on retrouve bon nombre de retraités )
Le vecteur ne devant pas être le nombre de « tête de pipe » mais l’énergie produite. Au lieu de « masse salariale actif » = « pensions de retraites » il faudrait mieux raisonner avec « énergie produite » = « énergie dépensée ».
Le problème étant que l’énergie produite est toujours plus grande par « tête de pipe » mais la dépense de cette énergie est captée en grande partie par le capital.
Bon, je suis d’accord qu’un enfant de cm2 ne pourrait peut être pas comprendre le raisonnement, j’opterais pour un collégien au minimum mais pas nécessairement un polytechnicien.
Peut être faut-il malgré tout un peu de raisonnement pour arriver à des conclusions valables
1) Je ne vois aucun UMP, FN ou centriste : est-ce à dire que les députés de droite et du centre ne touchent pas pareilles « indemnités » ?
2) N’existe-t-il aucun homme politique de droite qui s’est auto-augmenté de façon scandaleuse dès qu’il a été élu ? Si si réfléchissez bien
3) Là où je serais d’accord avec vous, c’est qu’effectivement il ne s’agit pas seulement de s’appeler « de gauche » pour être « de gauche ». Je crains que le PS (et aussi Vert et PCF dans d’autres mesures) ne l’est plus depuis longtemps
En fait, vous ne critiquez pas la gauche, vous critiquez ceux qui ont trahis « l’idée de gauche », si j’ai bien compris.
De fil en aiguille, s’il est mal de « trahir une idée », cela veut-il dire que cette idée est en définitive bonne, ou qui ceux qui l’a trahissent ont raison de le faire ?
De deux chose l’une : 1) L’idée de gauche est bonne : merci du compliment 2) Ils ont raison de trahir : il est donc bien de se rémunérer de manière indécente au détriment du peule pour Bulgroz