L’entreprise peut se passer d’employés, mais peut-elle se passer de clients ? C’est là la grande question que vous laissez sans réponse. Pour l’instant on fait comme si, on supprime les emplois sans donner aux public la richesse qu’ils apportaient et on continue à jouer au client en s’endettant c’est à dire en hypothéquant l’avenir. A mon avis on va droit dans le mur.
La véritable révolution industrielle sera de comprendre qu’une usine peut être fermée 10 mois sur 12 et trouver les mécanismes pour satisfaire les besoins des gens pendant ces temps de vacance. Le mécanisme de redistribution est utile pour palier l’urgence mais ils est foncièrement mauvais. L’homme n’aime pas être traité comme un cochon d’élevage et devoir faire la mendicité, fut-elle organisée par l’Etat. Il faut qu’il ait l’impression de gagner sa croûte pour être satisfait. Un solution serait l’usine flexible capable de fabriquer des pantalons quand il faut puis des Airbus ou des médicaments. Bien entendu il faut oublier toute solution qui consiste à produire à l’extérieur.
En effet c’est comportemental, je dirai même génétique. Il n’y a pas de cigales chez les fourmis. Elles font toutes la même chose. Par contre chez les hommes on trouve de tout lorsqu’ils ont atteint un certain niveau de vie leur laissant des degrés de liberté. Ceux qui vivent au jour le jour ont une activité putôt constante, la recherche de nourriture, l’épargne pour parer au plus pressé, la reproduction, un peu comme un animal.
Où sont les nouveaux marchés dont vous parlez ? Avec 50 milliards de déficit commercial par an il faudrait mettre des lunettes. L’UE est un énorme mensonge basé sur la dette et l’exploitation des pauvres de l’Europe de l’est au détriment des habitants de l’Europe de l’ouest.
Il y a une théorie qui dit que lorsque le taux d’intérêt des nouvelles émissions de dette est divisé par 2 alors la valeur des anciennes est multiplié par 2. Le calcul est simple si on ne regarde que le bout de son nez. Une personne A achète une reconnaissance de dette 1.000 euros laquelle rapporte une somme fixe de 4% par an soit 40 euros. Un mois plus tard, les taux chutent et la nouvelle reconnaissance de dette vendue toujours 1.000 euros ne rapporte plus qu"un taux de 2% soit 20 euros. Autrement dit, l’acheter B qui dépense 2.000 euros a dans son escarcelle la même machine à profit que la personne A. En conséquence, la personne A pourrait vendre à 2.000 euros sa reconnaissance de dette qu’elle a acheté 1.000 euros.
Ce raisonnement est toujours faux comme l’illustrent les deux cas suivants qui sont pourtant d’actualité.
1 / Quand la quantité émise est trés importante, comme les bons du trésor US, l’augmentation de valeur de la somme des anciens bons est telle qu’il n’y a en face personne qui puisse les acheter. Que signifie cet accroissement de valeur qui n’est basée sur aucune réalité économique mais uniquement sur une règle de trois ? C’est encore une bulle instable et purement virtuelle.
2 /Lorsque les nouveaux taux sont à zéro comme cela a été les cas au Japon, la formule magique nous dit que les avoirs de A sont infiniment grands, ce qui bien sûr est stupide. Avec son bon du trésor japonais à 4% il n’a toujours aucune chance de s’acheter l’Arabie Saoudite, même si la formule dit le contraire parceque les nouveaux bons sont à 0%.
Le raisonnement est faux tous simplement parce que la comparaison ne doit pas être faite avec seulement les anciennes et nouvelles émissions d’obligation mais doit être faite avec tous les investissements qui s’offrent. La valeur de la dette possédée par A à un moment donné ne dépasse pas celle de l’investissement, quel qu’il soit, qui est le moins cher rapportant 40 euros par ans. Si en investissant 1.000 euros dans une machine à café je gagne 40 euros par an, vous aurez du mal à me vendre votre dette à 4% pour 2.000 euros même si les nouvelles ne rapoprtent plus que 20 euros.
Béru est l’anti-système idéal pour l’établissement. Il peut ramasser les voix des socialistes du PS qui veulent quitter le PS tout en y restant et les voix des socialistes de l’UMP qui veulent quitter l’UMP tout en y restant. Ainsi, les frileux pourront faire acte de courage sans prendre le moindre risque.