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  • Internaute Internaute 10 octobre 2008 12:48

    @FE « Mais cette deuxième théorie perd du terrain chaque jour. »

    Dans une récente entrevue télévisée du gouverneur de la banque de France on expliquait, infographie à l’appuis, que l’argent nécessaire aux USA pour renflouer leur système viendrait de la vente massive de bons du trésor aux arabes et aux chinois.

    Actuellement les étrangers possèdent 52% des bons du trésor américain. La grosse question est de savoir s’ils sont prêts à en accepter encore au vu de ce qui se passe, et à quel taux. Si la réponse n’est pas un oui franc et massif alors on va vers une forte dévaluation du dollar car il ne restera au Trésor américain que la planche à billet comme méthode de financement.

    Pour moi c’est la deuxième théorie qui gagne du terrain.



  • Internaute Internaute 10 octobre 2008 12:05

    Le régime par capitalisation n’est pas en cause. C’est le capitalisme strictement financier qu’il faut revoir et interdire certaines pratiques qui n’apportent aucun service au reste de l’économie mais le parasitent.

    Les banques doivent être limitées à leur travail d’intermédiaire financier et entre autre il faut interdire.


    - Aux banques d’emprunter pour spéculer en bourse.

    - Les LBO qui ne conduisent qu’à un dépeçage d’une activité économique avec licenciements, vente des actifs et misère à la clef.

    - Le Carry trade qui consiste à emprunter dans une monnaie à faible taux d’intérêt et à replacer dans une autre à taux plus élevé. Aucune richesse n’est créée dans ce processus. Ce n’est que du parasitisme des quelques privilégiés qui peuvent le faire (ni vous ni moi n’y avons accès).

    - Les commissions millionaires à ceux qui utilisent les trous dans le règlement pour gagner de l’argent sans produire aucune richesse comme les traders, PDG pourris etc.

    L’argent a été détourné du circuit économique productif. La retraite par capitalisation n’a rien à voir avec tout cela.

    Il faut ré-équilibrer le capitalisme vers un capitalisme entreprenant, et commencer par détaxer totalement l’investissement en actions lors des émissions d’actions par les sociétés ainsi que leur première revente.



  • Internaute Internaute 9 octobre 2008 18:17

    Lu quelque part : http://www.gold-eagle.com/editorials_08/willie100908.html

    Si vous aviez acheté 1000 $ d’actions de Delta Airlines il y a un an, vous auriez aujourd’hui 49 $. Si vous aviez acheté 1000 $ de AIG vous en auriez 33 $. Si vous aviez acheté 1000 $ de Lehman Brother il y a un an, aujourd’hui vous auriez tout perdu. Cependant si vous aviez acheté pour 1000 $ de bière il y a un an, que vous ayez tout bu et revendu l’aluminium alors vous auriez encore 214 $. En conséquence, le meilleur investissement est encore de boire un maximum et de recycler l’emballage.



  • Internaute Internaute 9 octobre 2008 12:47

    Les saoudiens rachetant Hollywood ? Ce serait un casus-belli au Moyen-Orient.



  • Internaute Internaute 9 octobre 2008 09:46

    Vous proposez des palliatifs sans vouloir corriger les vices profonds du système.

    Tout d’abord, quelques remarques de style qui montrent cependant un certain état d’esprit. La crise n’est pas venue des USA comme vous l’écrivez. Ce sont nos banquiers qui sont allés tous seuls comme des grands chercher aux US des placements hasardeux. Personne ne les a obligé à acheter des CDO sans vérifier ce qu’il y avait derrière. C’est une faute professionnelle grave et ils doivent être sanctionnés pour cela. Ensuite, pourquoi parler de Credit Crunch ? L’article se tient aussi bien en parlant d’assèchement du crédit sans aucune référence à sa traduction en chinois, thaïlandais ni anglais. Libérez-vous de cet assujettissement au code de valeur américain.

    Vous partez du principe que l’économie est basée sur le crédit. C’est vrai et cela nous a mis dans le pétrin. La solution n’est donc pas seulement de voir comment on peut faire redémarrer la machine mais aussi de voir pourquoi on en est là et comment limiter l’usage du crédit.

    L’antidote du crédit c’est l’épargne.

    La première mesure de fond serait de retourner la règle comptable en mettant les paiements aux actionnaires du côté des dépenses et les montants des intérêts versés aux banquiers du côté des recettes. C’est peut-être un peu compliqué à comprendre mais aujourd’hui un bon gestionnaire, dont l’objectif est de maximiser les profits de son entreprise, se doit d’augmenter les dettes de celle-ci. Si au lieu de favoriser les banques ont favorisait les actionnaires on aurait une économie saine, avec un minimum de crédit. Le terme d’actionnaire recouvre aussi la multitude de petites gens qui se constitueraient un patrimoine. Cela ne ferait pas l’affaire de la haute finance et des banques mais ferait celle des industriels.

    La mentalité socialiste nous interdit depuis la première guerre mondiale d’épargner, d’investir et de gagner quelque-chose. Seule la pauvreté génralisée est démocratique. Le peuple doit naître pauvre et vivre dans la dette permanente ; c’est le dogme de l’égalité par le bas. Aujourd’hui tout est fait, de la mentalité politique au système fiscal en passant par les règles comptables pour que la banque et le crédit soient indispensables. C’est cela qu’il faut changer et les mesures à prendre sont trés simples. Libérer l’épargne et les revenus de l’épargne. Cette histoire d’intéressement des travailleurs où leur capital est bloqué 5 ans alors que les capitalistes peuvent bouger le leur toutes les 10 minutes montre bien que nos ministres n’ont jamais voulu développer un capitalisme de masse.

    La conclusion de votre article fait peur. Prendre en charge le risque du crédit tout en laissant aux banques la liberté de créer de la monnaie n’a qu’une seule conséquence -l’inflation généralisée et la dévaluation. Autant imprimer des euros et les distribuer dans les boîtes aux lettres sans passer par les banques.

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