Cette histoire de goût c’est une histoire de mondialisme. Il fut un temps où l’on a ouvert les frontières européennes pour l’alimentation. Les tomates françaises se sont retrouvées en concurrence avec les tomates hollandaises. Trés vite, les variétés françaises ont vu leur nombre limité pour rester compétitif avec les hollandaises. Ensuite on a fait rentrer l’Espagne dans le marché commun. La production hollandaise a disparu ainsi que la production française au profit de l’ersatz de tomate produit sous serres à Alméria. Aujourd’hui les seuls qui produisent des ersatz de tomate en France sont quelques producteurs en Bretagne qui cultivent hors-sol. Ils sont entrain de faire faillite malgré leur merde car ils doivent payer le chauffage tandis que les espagnols en sont exonérés.
L’Europe c’est la baisse de la qualité, l’appauvrissement des campagnes et la misère des estomacs.
Le mondialisme c’est la ruine. L’erreur qu’on a faite avec les tomates se reproduit avec les bien industriels venant d’Asie. Ce n’est pas grave, on s’en-tête et on continue. 95% des élus sont ré-élus.
On nous dit que 300 milliards ce n’est pas bien grave car l’Etat va emprunter cet argent. On nous dit qu’en plus c’est rentable car l’Etat va prêter à un taux plus élevé que celui où il emprunte.
Résumons nous :
La Société Générale (par exemple) a un besoin urgent de 50 milliards. L’Etat intervient. Il emprunte à la Société Générale (à qui voulez-vous qu’il emprunte sinon auprés des banques ?) 50 milliards à 4% et prête aussitôt ces milliards à la même Société générale au taux de 5%.
Je ne sais pourquoi mais j’ai l’impression qu’on m’a pris pour un con, et vous ?
En effet, nous sommes tous cocus.
Tout à fait d’accord sur les méfaits du mondialisme mais l’ampleur du plan de sauvetage européen par rapport l’américain est expliqué par un graphique du New-York-Times du 11 octobre 2008.
Les dettes à court terme des banques américaines représentent 15% du PIB des USA.
Les dettes à court terme de la Suisse représentent 260% de son PIB, de l’Islande 211%, de l’Angleterre 156%, de l’Italie 86% et de la France 60%. L’impact d’un manque de liquidité est donc bien plus important pour l’Europe que pour les USA.
Il semble que la Suisse soit actuellement le pays le plus fragile et deuxième sur la liste des banqueroutes à venir aprés l’Islande.
La garantie sera appliquée et ceci pour une simple raison.
Les banquiers sont des filoux mais pas des idiots. Si une banque A refuse aujourd’hui de prêter à une banque B c’est tout simplement qu’elle est convaincu que la banque B aura de trés grosses difficultés pour rembourser et on peut raisonnablement penser qu’elle a raison. Ces difficultés ne sont pas seulement un manque de liquidité immédiat mais une dévalorisation de leurs actifs dus à la mise au juste prix de leurs placements pourris. Maintenant, si la banque A prête à la banque B parceque l’Etat garantit le rembousement du prêt, on ne voit pas pourquoi la banque B serait brusquement devenue solvable. En toute logique la banque B va faillir et l’Etat devra excercer sa garantie.
C’est là que cela devient intéressant. Même si la garantie s’applique à seulement 10% de la somme annoncée, cela fait 36 milliards soit 10% du budget de l’Etat. et c’est tout simplement une catastrophe.
On remarquera au passage que la réthorique de l’UE à 27 a explosé au premier écueil. Il s’est dégagé un groupe de 4 pays (Allemagne, Angleterre, France et Italie) qui ont pris la décision pour tout le monde. Qaund aux règles de Maastricht et de la libre concurrence, ils les ont dans le baba jusqu’au trognon. Que restera-til de l’UE quand la crise sera finie ? Question à suivre.
Je me suis fait la même réflexion. J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait de la traduction d’un article américain puis, en voyant le nom de l’auteur, je me suis dit qu’il doit être canadien. En effet, un français aurait parlé de termites ou d’inondations mais jamais de castors.