L’entreprise a aussi un rôle social mais apparemment cela échappe à certain qui voient l’utilisation de la main d’oeuvre comme celle des poilus à Verdun.
Quand à la sortie par le haut, je rigole. Les indiens dont vous parlez ne sont même pas ceux d’amérique mais ceux de l’Inde. Microsoft a délocalisé depuis longtemps le développment de Windows dans ce pays et licencie les américains.
Regardez sur quoi ils travaillent à Bangalore et vous comprendrez aisément que si nous ne protégeons pas notre marché par des barrières douanières, nous ne garderons rien chez nous à part les services d’aide à la personne et encore au train où cela va on laissera des clandestins prendre le marché.
Qu’il soit le ticket gagnant ou pas on est obligé de constater que nos journalistes aux ordres ont déjà fait leur choix. Depuis des mois c’est Obama par ici, Obama par là. J’en suis à me poser la question de savoir si Mac Caïn est toujours candidat.
Trés bon article qui montre bien la marche inexorable du progrés. Cependant, quand vous dites « Le second facteur c’est que les cadres dirigeants dans les grandes entreprises ont maintenant intégré le fait que la technologie peut être un outil stratégique pour réduire les coûts et améliorer la productivité, la ou les plus vieilles générations étaient parfois sceptiques. » je vous renvoie gentilment au métier à tisser Jacquard et la révolte des canuts à Lyon. Le "maintenant" devrait être remplacé par "depuis des siècles". On pourrait aussi parler des changements intervenus plus récemment dans la typographie.
La question est donc ancienne, mais permanente. Vous faites bien de soulever que la perte d’emploi peut être compensée par la baisse de la population active afin d’en diminuer le coût social. J’espère que ceux qui disent que la baisse de la population doit être compensée par l’immigration liront votre article.
Maintenant, si la baisse d’emploi due au progrés technique s’accompagne en plus du transfert des emplois restants (ou créés par les nouvelles techniques) dans les pays à bas coûts alors là on a tout faux.
Le développement technique est inéluctable mais il serait faux de mettre sur son compte les désastres du mercantilisme international, ce que vous ne faites d’ailleurs pas, mais il me semble important de fixer les limites. La stratégie qui consiste à inventer ce que les autres produiront et nous revendront ensuite est mauvaise dés le départ. C’est malheureusement celle choisie par beaucoup de sociétés multinationales car les législations laxistes actuelles leur permettent ainsi de maximiser leur marge.
C’est justement le rôle du gouvernement de réguler ces transitions afin d’en diminuer les effets négatifs et d’en répartir les avantages. Malheureusement les députés s’en fichent complètement.
Bien d’accord avec vous. Il y a aussi une nouvelle mode qui me rapelle l’époque des précieux-ridicules sous Louis 14. Au lieu de dire une phrase en français que tout le monde comprend, le journaliste utilise des formules savantes et pointues pour faire cultivé. Il en va ainsi de « dangerosité » qui remplace partout le mot « danger ». Le terme « dysfonctionnement » bien que français est utilisé à répétition pour n’importe quoi. Il n’y a plus de panne ni de défaut ni d’incident, il n’y a que des dysfonctionnements. Les incendies ne sont plus éteints, ils sont fixés, parceque les "firemen" américains les "fix".
J’ai même vu une école où sur le fronton d’un bâtiment était écrit « Espace enfants ». J’ai mis du temps à comprendre que cela voulait dire « Ecole maternelle ». Puis je me suis dit que dans le milieu de bien-pensants nauséabonds où mijotent les décideurs de l’Education Nationale ils ont dû avoir de longue discussions sur l’aspect discriminatoire de « Ecole maternelle » en pensant à l’égalité des sexes qui, dans leur esprit borné, ne saurait souffir la moindre exception. Ils n’ont pas voulu l’appeler « Ecole paternelle » et se sont rendu à « Espace enfant ». Lorsqu’on n’ose plus appeler les choses par leur nom, on perd tout, jusqu’à sa raison d’être.
Le temps s’approche où l’on recevra une amende pour avoir osé parlé d’un homme ou d’une femme.
Merci, j’avais compris. Je vous faisais seulement remarquer qu’il est possible d’écrire en français sans utiliser toutes les locutions anglaises. C’est par paresse que l’on s’américanise.