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  • jakem jakem 6 octobre 08:58

    @jakem
    3— Autour de ces figures, allant des saints de France jusqu’aux malades, aux handicapés et aux victimes de crimes sexuels, Léon XIV a tissé un message spirituel aussi simple que fort : la relation à Dieu est personnelle avant d’être institutionnelle ; pour être vrai avec les autres, il faut d’abord être vrai avec soi-même ; la religion n’est pas une affirmation identitaire mais une ouverture vers les autres au service du bien commun.

    Et par un étonnant paradoxe, c’est ce pape américain qui a su le mieux exprimer à la fois les défis et les espoirs qui se présentent pour la France et pour l’Europe, jusqu’à lancer à leurs citoyens un vibrant appel en faveur de leur renaissance à partir de leur histoire et de leurs valeurs. Et ce au moment où un président des États-Unis, Donald Trump, s’aligne sur les empires autoritaires pour prétendre les réduire au statut de proies, les dépecer, les ruiner et détruire leur civilisation.



  • jakem jakem 6 octobre 08:57

    @jakem
    2— Léon XIV a su toucher les Français en faisant le choix des gestes plutôt que de la communication, de l’engagement plutôt que des postures, de l’affirmation des convictions plutôt que de l’imposition d’une doctrine, de la sérénité plutôt que de la tension. Son voyage n’a pas été ponctué de formules retentissantes, y compris en ce qui concerne l’avortement ou l’euthanasie. Le rappel que « ce qui est légal n’est pas nécessairement moral » s’inscrit dans la continuité de la distinction entre la cité des hommes et la cité de Dieu. Le plaidoyer en faveur d’« une paix désarmée  » débouche sur la dénonciation critiquable de « l’illusion du réarmement » ou du principe de la dissuasion nucléaire. Mais il est accompagné de la reconnaissance de la nature complexe et très dangereuse du monde du XXIe siècle et de l’impossibilité de s’en tenir à une approche irénique des relations internationales dans un âge des empires où la force prime le droit. Il reste réaliste dans son refus de confondre les bourreaux et les victimes : Léon XIV souligne qu’« invoquer le nom de Dieu pour légitimer la violence ou l’oppression est une profanation  », quand François entretenait un dialogue complaisant avec le patriarche Kirill, guébiste sanguinaire qui appelle les Russes au « sacrifice contre l’Occident ».

    Le pape a surpris car il ne s’est pas situé sur le plan des institutions, du dogme ou du rituel, mais des hommes, ce qu’ils sont, ce qu’ils font, ce qu’ils croient, ce qu’ils espèrent. À Saint-Denis, il a rencontré les jeunes pour leur enjoindre de ne pas avoir peur de l’avenir, de fonder une famille, de mettre des enfants au monde. De Paris à Lourdes, il a béni bébés et enfants, laissant l’image bouleversante de son attention pour Marie-Garance Noël. À Lourdes toujours, il a tenu à prendre tout le temps nécessaire pour écouter des victimes des abus sexuels dans l’Église - dont il a reconnu le caractère systémique - et pour se tourner vers les malades. À Metz, territoire lorrain meurtri par les guerres en chaîne depuis le XIXe siècle, il a rendu hommage et s’est placé dans la filiation de Robert Schuman, qui, au lendemain de 1945, consacra sa vie à la réconciliation franco-allemande et à la reconstruction de l’Europe autour de la paix et du droit.



  • jakem jakem 6 octobre 08:55

    Très bonne chronique de Baverez dans Le Figaro :

    1 — Le pari de Léon XIV de visiter la France pendant quatre jours était loin d’être gagné d’emblée. La longue histoire des relations entre notre pays et la papauté est en effet plus que mouvementée, allant de la soumission au souverain pontife et à sa protection militaire à son enlèvement et à son emprisonnement, du statut de fille aînée de l’Église à la tentative de la Révolution de construire la nation hors et contre la religion. Par ailleurs, le pape François a accumulé un lourd passif, lui qui a foulé par trois fois le sol national, à Strasbourg en 2014, à Marseille en 2023 puis en Corse en 2024, tout en prenant soin de préciser qu’il ne venait pas en France, pays qu’il confessa détester pour sa conception de la liberté, son passé de puissance coloniale et son intellectualisme.

    Pourtant, l’audace de Léon XIV a payé. De même qu’il reste inclassable, dépassant les clivages entre libéraux et conservateurs pour incarner l’unité de l’Église déchirée par son prédécesseur, il a déjoué les pronostics pour faire de sa visite un moment de ferveur et de liesse. Le succès et l’impact de cette visite doivent tout à sa personnalité, à sa démarche et à la ligne qu’il a retenue pour ce voyage. Il ne possède pas le charisme de Jean-Paul II, l’athlète de Dieu qui défia et défit le soviétisme ; il ne dispose pas de la puissance intellectuelle de Benoît XVI, qui posa les termes de la réconciliation de la raison et de la foi au XXIe siècle ; il est très éloigné de la volonté de François de rompre avec l’histoire, les institutions et la tradition de l’Église pour la reconstruire à partir des pauvres, des périphéries et du Sud. L’approche de Léon XIV repose sur la simplicité, l’intériorité et la vérité. Sous la diversité des manifestations qui ont rythmé ces quatre jours en France pointent une méthode et un esprit inspirés de saint Augustin : être au plus près des hommes dans leur diversité et dans les dimensions concrètes de leur vie.



  • jakem jakem 6 octobre 08:14

    @jakem
    Vidéo extraite de l’émission.
    C. Kelly n’élude pas la tardiveté du témoignage de Laurent G. et Morillot répond avec sincérité.

    https://www.youtube.com/watch?v=x96ZhRikorQ



  • jakem jakem 6 octobre 08:08

    Après avoir entendu le journaliste Éric Morillot, invité par Christine Kelly, je me dis que, finalement, Bardella n’a pas eu tort de porter plainte contre mediapart afin de judiciariser l’affaire.

    Je suppose qu’une enquête aura lieu si le procureur ( s’il n’est pas du SM ) nomme un juge d’instruction.
    Le témoin, pour l’instant anonyme, sera convoqué et sa parole aura autant de valeur que celle des trotskocos.... qui verront la leur dévalorisée car il-y-a un SMS ( publiée à la télé chez Kelly ) qui prouve la version du témoin ; une version qui contredit celle des trotskocos.

    https://www.opinion-internationale.com/2026/10/05/affaire-bardella-chez-eric-morillot-un-temoin-cle-affirme-avoir-ete-manipule-par-mediapart_144344.html

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