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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 27 février 2008 15:43

    Bonjour,

    J’ai lu votre article avec le plus grand intérêt. Utilisant occasionnellement eBay afin consulter les prix de divers produits d’occasion et d’y faire quelques achats, j’ai constaté dernièrement un changement d’attitude envers les clients. Mais c’est très lourd et très lent. C’est comme demander à la tour Eiffel ou à la statue de la liberté d’aller faire une promenade...

    Ce que je reproche aux sites d’achat en ligne c’est leur inaccessibilité. Lorsque vous avez un problème, ebay vous répond par des phrases toutes faites, en conformité avec un système figé. Par exemple, sur un autre site d’enchères, j’ai été trompé par un vendeur lors de l’achat d’un objet il y a deux ans, et la réponse fut celle d’un système aveugle et qui n’a pas corrigé le problème.

    De plus, voulant offrir un objet à la vente dernièrement, je me suis vu imposer l’inscription à Paypal, ce que j’ai refusé. Je ne vendrai plus d’objets sur eBay tant que l’on m’imposera ce genre de choses.

    eBazar, puis eBay étaient très bien il y a quelques années. S’ils ne se remettent pas en question, ils risquent encore de perdre beaucoup de clients.



  • Jason Jason 22 février 2008 18:12

     

     L’évaluation fait appel à des normes, ou "standards" (en anglais, il y a aussi le "benchmarking), ou encore des critères bien définis. Mais cela a été fait dans les usines au début du XXème à l’époque du "Scientific management of labor" cher à Taylor. Or, quand il y a des normes strictes, il y a une tendance générale, de la part des salariés, à n’accomplir que ce que demande la norme ("to meet the standards"). Que va-t-on faire dans le cas présent ?

    Notons que ces techniques ont été abandonnées dans bien des entreprises/organiations.

    Cette histoire, de vouloir mettre des normes partout est absurde et... très rétrograde. Il va y avoir le "noteur" et le "noté", dans une sorte de système aveugle et bureaucratisé à outrance. Tout cela est absolument insensé et donnera lieu à des systèmes auto-réglés qui tourneront en rond tout en évacuant l’idée de responsabilité systémique. Encore, qui avaluera l’évaluateur ?

    Sommes-nous là en face d’une des dernières trouvailles de l’équipe démente des gestionnaires en chambre de l’Elysée ? Certains voient dans l’économie une science, l’enseignement croule sous les techniques et les recettes, les savoir-faire dûment répertoriés sont pléthores, on formera des générations d’évaluateurs, et tout ira comme devant. Ce sera rationnel, technique, rigoureux et imparable : quelle joie pour les nouveaux Diafoirus !

    En France, nous n’avons pas de pétrole, nous avons des usines à gaz ; et le pays, tel le malheureux patient de Molière, mourra avec l’approbation de la faculté. Mais il aura été dûment évalué.



  • Jason Jason 20 février 2008 11:33

    Bonjour,

    Article long, touffu, concocté par des juristes qui aiment bien ce genre de choses. N’étant pas homme d’affaires mais simplement consommateur lambda, les catégories que vous évoquez ainsi que les réformes que vous souhaitez ne me touchent guère.

    Remarquons, en général, que le droit traîne toujours les pieds quand il s’agit de prendre en compte de nouvelles pratiques. Que ce même droit ne prend pas en compte les disparités existant entre les parties que sont les moyens matériels, notoriété, puissance des uns envers les autres, influences réelles ou occultes, conséquences politiques et sociales, etc. Pour moi, le droit, en général, moins on l’utilise, et mieux ça vaut. Le fameux droit que vous évoquez contient trop de zones d’ombre (pour le plus grand profit des fraudeurs) pour être discuté en pleine lumière ici même.

    Cordialement



  • Jason Jason 19 février 2008 18:35

    Bravo, votre texte est décapant, ça fait du bien !

    "la dialectique de leur charcutier" Belle expression joliment tournée. Avec toutes les andouilles que l’on voit se produire sur le petit écran, qui nous servent des salmigondis idéologiques indigestes, on a vraiment l’impression d’être en présence de charcutiers-traiteurs.

    Vive les charcutiers, à bas les andouilles !

    Pour faire plus sérieux : la foi et la superstition, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Les deux relèvent de la croyance, et celle-ci provient de l’inquiétude. Quant au respect, il ne s’impose pas, il s’inspire ; Je veux dire que l’on inspire du respect, par l’exemple d’un comportement qui force l’admiration et peut inviter à l’imitation.

    Cherchons d’abord où se trouvent aujourd’hui, parmi nous, les modèles de ces comportements enviables, on parlera de respect ensuite. Tout le reste n’est qu’intimidation et poudre aux yeux de bateleurs stipendiés.

     



  • Jason Jason 18 février 2008 17:09

    @ Zen

    Merci pour cet excellent complément d’information. Vous dites :"

    "Le puissant lobby constitué par une quarantaine des plus importants dirigeants de l’industrie européenne a d’abord prôné « une rénovation accélérée du système d’enseignement et des programmes ». Eh oui, la raison en est simple : 

    Rappelons pour mémoire que les entreprise, ne paient pas un centime pour la formation générale, et dans leur vaste majorité, relativement peu pour la formation spécialisée aux techniques les concernant.

    Alors pourquoi se gêner ? Moins ça coûte, et plus on en réclame. Une fois de plus on assiste au chantage à l’emploi et à la formation. C’est la vieille et inusable rengaine. Quand fera-t-on rendre gorge à ces vampires ?

    @ L’auteur, C’est proprement consternant de voir jusqu’à quel point le gouvernement bafoue le droit.

    Merci pour cet excellent article.

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