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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 20 mars 2008 11:21

    A l’auteur,

    Vous posez de très bonnes questions, et surtout celle-ci : à quoi peut bien servir ce bazar ambiant ?

    Vous dites : "Alors nous ne sommes pas loin du désordre, d’un nouveau Mai-68, mais d’un Mai-68 virtuel cette fois-ci". Mais mai 68 était très circonscrit (à quelques pays, et qui réagirent très différemment) et les suites furent très diverses. Le phénomène Internet est encore plus libre que la rébellion de mai 68, mais aussi très peu structuré ; en fait pas structuré du tout. Et chacun réagit selon le format, les schèmes mentaux qu’il a acquis ici et là et surtout reçus, voire avalé par manque de choix, car ce choix est tellement immense qu’il est impossible de se faire une idée juste des choses. Le poisson est bel et bien noyé !

    Le pouvoir de l’information (vraie, vérifiée, discutable) est tellement diffus, et peu embrayé sur les pouvoirs réels, qu’il ne ressort de tout cela qu’un balbutiement sans fin. La virtualité est dans tout son déploiement, son foisonnement.

    Pour moi, Internet, ce sont des opinions qui tournent en rond. Heureux si je trouve de temps en temps quelques brindilles surnageant dans toute cette soupe, ce chaos composé d’approximations, de faits peu avérés, et de doctrines fausses et souvent très discrètes et pernicieuses.

    Internt : la crème sur le gâteau idéologique ambiant. Amusant, tout au plus, et surtout plein de l’espérance qu’il va se passer quelque chose. E va la nave ! Et vogue la galère... Le métalangage d’Internet c’est : "regardez-moi comme je suis sensationnel et inédit." Et après ? Tempo fugit !

    Cordialement

     



  • Jason Jason 19 mars 2008 08:06

    A l’auteure :

    Vous dites : "D’ailleurs Pythagore ne disait-il pas : il n’y a qu’un sage : Dieu." Là, je ne suis pas tout à fait d’accord. N’étant pas hélléniste je ne me prévaudrais pas d’une traduction précise dans cette allusion au divin. Je crois plutôt qu’il s’agit là en termes plus généraux de la divinité ou des dieux, ce qui, d’emblée, exclut l’homme. C’est à dire que la sagesse ne peut être atteinte par l’homme, et que la perfection ne serait pas unique (Dieu=monothéisme), mais éparpillée. Cette image serait plus fidèle à l’idée et aux personnages du panthéon grec.

    Vous avez, par ailleurs, raison de vous préoccuper de vouloir vivre "la bonne vie". Pour cela les écoles philosophiques, les tentations et les poses ne nous manquent pas. J’aime ce qu’un grand sceptique (Diderot) dit de la sagesse : "Il est fou de vouloir être sage dans un monde de fous". la vie sociale n’étant pas avant tout mimétique ? donc tout est dit. Je crois plutôt que nous sommes embarqués dans "la nef des fous".

    Quant à l’amour du prochain, il se satisfait de peu, hélas.

     



  • Jason Jason 17 mars 2008 14:04

     

     

     

    Merci pour cet article salutaire. Au risque de paraître hors de propos, je me poserais la question de l’apparition des outils censés libérer l’homme des tâches astreignantes et qui, en fait, ont contribué à une plus grande servitude. Le phénomène n’est pas nouveau et a été maintes fois commenté depuis la révolution industrielle.

    Le surgissement massif de l’informatique, en simplifiant de nombreuses tâches, a supprimé des emplois moyennement qualifiés et induit la création de postes moins valorisés (et valorisants). La surveillance électronique des employés est devenue inacceptable. L’apparition de nouvelles générations de techniciens-informaticiens se double d’une course sans fin après les mutations technologiques accompagnée d’une insécurité de ceux qui rament pour se maintenir à flot.

    Par contre, l’imagerie électronique (Nuclear Magnetic Resonance NMR), les immenses progrès en avionique, les machines à programmation numérique, pour ne citer que quelques percées spectaculaires, ont permis d’améliorer la fiabilité des matériels et d’abaisser les coûts de production (dans certains cas).

    Donc, le numérique, oui, mais pas n’importe comment, et c’est là que les réglementations du travail et les habitudes ont les plus grandes peines à suivre. La déflerlante numérique a causé, et cause encore bien des dégâts sociaux, ce dont se réjouit l’industrie pharmaceutique.

    Progrès ou régression ?

    PS. Merci pour les sites de gestion de tâches des choses quotidiennes, mais mon crayon et un bon bloc-notes me satisfont amplement. Toutefois j’apprécie l’Internet pour des informations diverses... et l’accèe à ce site.

    Cordialement.



  • Jason Jason 16 mars 2008 16:08

    La preuve que Dieu existe : il a mis fin au bavardage ambiant sur ce fil aujourd’hui à 11h50 (voir ci-dessus Foufouille).

    Oui, vraiment article fort savant et très bien documenté. Mais doit-on en arriver là pour discuter avec le plus grand sérieux d’une idée qui ne tient pas debout : le créationnisme ?

    La bible, écrite par les hommes à qui le soi-disant Dieu aurait parlé.

    "Il est important de ne pas prendre de la cigüe pour du persil, mais n’est pas important de savoir s’il y a un Dieu ou pas... Dieu est une créature bizarre qui se préoccupe davantage de ses pommes que de l’homme" (Diderot, pensées philosophiques).

    Le créationnisme, c’est la porte ouverte à la prédestination, querelle des jansénistes, des sociniens, et autres disputes théologiques d’un autre siècle. Et de là à passer à un ordre social qui nous échappe, il n’y a qu’un pas...

    Ah, non vraiment, comme si il n’y avait pas assez de conneries, d’idéologies fumeuses, et pensées funestes dans nos sociétés ! Je proposerai une énième ânnerie : le créationnisme à l’envers : c’est l’homme qui a créé Dieu. Démontrez-moi le contraire.



  • Jason Jason 13 mars 2008 18:24

    Salut Yohan, Attends-moi, j’arrive... de Saône-et-Loire, il suffit de se laisser glisser le long de la Saône, c’est plein de caves partout, depuis la côte Chalonnaise, le Mâconnais, le Beaujolais et plus bas. En navigant comme ça on peut écluser jusqu’à Marseille.

    A la tienne !

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