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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 13 mars 2008 17:58

     

     

     

    Salut Yohan,

    Sacrée époque où on pouvait renifler la halle aux vins de Bercy à des kilomètres à la ronde par vent portant. Le pinard y coulait à flots, ça arrivait par wagons, par péniches, par camions, et les rues de Bercy portaient toutes des noms de vignobles. De quelqu’un qui relevait d’une cuite on disait : "il a les fièvres de Bercy". Ah, le bon vieux sirop de bois tordu, pas (trop) trafiqué à la chimie comme les nectars d’aujourd’hui. Et le vin à la tireuse dans des citernes métalliques de 2 ou 3 mètres de haut ! Ca démarrait à 9°5 et ça finissait à 14° avec un choix de vins d’Algérie, de Corbières et autres préparations très tanniques. Naufrage garanti. On m’a enseigné, dans le collège "moderne & technique" que je fréquentais que l’excès de boisson tue, mais à 14 ans on s’en foutait. Et quand quelqu’un calait le moteur de sa voiture (s’il avait le luxe d’avoir une vieille Juva, Simca ou une Fiat) on lançait à la ronde :"un litre" ! Alors Yohan, tu paies un litre ?

    Merci pour ces souvenirs anciens. Tiens, j’vais aller m’en j’ter un...



  • Jason Jason 7 mars 2008 12:33

     

    Merci, vous faites bien de souligner le peu de crédibilité à accorder aux statistiques sur le chômage.

    Non, nous ne sommes pas à la veille d’un trouble majeur. Regardez le reste de la planète, tous ces gens qui vivent avec moins de $ 2,00 par jour. Et tout ce bazar immonde se maintient, pardi.

    Mon pari, c’est que les français vont continuer à se paupériser, et avec promesses et pirouettes des sociaux-démocrates girouettes alliés à une politique de droite patronale bien incrustée dans nos sociétés et qui dicte ses conditions, comme c’est le cas en Allemagne (encore qu’une nouvelle gauche s’y installe) ou bien comme nos voisins britanniques... La politique a remplacé la religion, cet opium du peuple. Pas besoin d’un discours de Latran, un Grenelle suffira à endormir tout le monde (8% de salariés syndiqués) et la ’fluidification" des relations avec le patronat par UIMM interposé continuera a fournir de belles prébendes aux représentants très minoritaires (donc ne représentant rien) des salariés. Et vogue la galère...

    Les médias, en publiant de telles statistiques, se font les porte-voix de l’imposture ambiante propagée via l’ANPE et l’INSEE. C’est quand même fort, alors que le nombre de "working poor", les travailleurs vivant dans la précarité malgré un emploi, ne cesse d’augmenter.

    Ah, ce monde du tape à l’oeil, des slogans faciles et des statistiques tronquées ! En attendant, les tiroirs-caisses continuent de tourner à plein régime. Le temps n’est-il pas de l’argent ?



  • Jason Jason 6 mars 2008 17:08

    Oui, évidemment, mais ce n’est pas l’intention du paon. Bien vu quand même.



  • Jason Jason 6 mars 2008 14:28

    Ah, la bonne heure ! La joute est ouverte.

    L’article d’Argo m’avait laissé sceptique. J’ai eu l’impression d’un cuistre doublé d’un Tartuffe. L’histoire était trop bien cousue, les excuses un peu faciles. Un mal de gorge, aphone, quelle andouille ! Les solutions ne manquaient pas : s’abstenir de prendre rendez-vous ; au cours du tête à tête si l’on ne peut parler, on peut encore écrire (il le fait si facilement et de façon si imagée) ou peut-être dessiner, ou danser...

    Et puis, cette histoire de fraises à consommer chez la belle en question, ce n’est qu’un rêve d’adolescent travaillé par ses hormones . Amusant, mais manquant de panache chez ce Dom Juan marri. La séduction, pour celui qui pratique avec art ce genre de chose, demande du temps. Idée qui n’a pas effleuré notre héros fatigué par ses obligations porfessionnelles. RIDICULE.

    Son récit, le jeu verbal, furent peut-être amusants, mais l’ensemble reste somme toutes vulgaire. Je me méfie des acrobates servis par un verbe facile. Un peu plus d’élégance, un badinage bien tourné vous auraient mieux servi. 

    Lorsque le paon fait la roue, il se découvre aussi le derrière.



  • Jason Jason 3 mars 2008 17:42

    Merci à Pierre JC. Allard pour cet article aux nombreuses facettes. Cela fait réfléchir.

    Je me contenterai de rebondir sur ce passage du commentaire de S. Reboul qui dit :

    "Mais ce qui me semble curieux c’est que vous en restiez à une vision nationale de l’économie et des services dont vous bénéficiez , alors que ceux-ci ne se comprennent que dans le cadre des échanges internationaux inégaux et celui d’une économie sans frontières, dans un monde où circule sans contraintes les capitaux et les informations. Les entreprises vont là ou elles veulent en vue de profits maximums et vous voudriez empêcher les plus pauvres de circuler et de s’établir alors même que les plus riches peuvent le faire et le font sans restrictions ? le liberté de circuler ne serait-elle qu’un privilège des riches ? Que faire alors des droits de l’homme qui sont au fondements de nos principes démocratiques ?"

    En effet, sur un plan mondial, ou au moins continental tel qu’illustré avec le continent américain, l’immigration pose un problème du partage des richesses, non pas dans le sens de ressources nationales et des statistiques économiques, mais de qualité de la vie de tous les jours, et de survie (changer de zone géographique et aller vers des lieux où la mortalité humaine est moindre).

    Les entreprises, comme le souligne S. Reboul, vont où elles veulent. Pire que cela, elles imposent soit la mobilité soit la sédentarité. L’entreprise est mobile, le capital est mobile, mais le travail est, par définition sédentaire dans sa grande majorité. Ce qui se produit au niveau de la mondialisation aux vertus tant vantées, c’est que le travail, lui aussi se fait mobile. Il a pour nom immigration (interne : Chine, Inde, Brésil, ou continentale). Chose que les encenseurs de la mondialisation n’avaient pas prévue. Il se produit bien, de facto, une perte de pouvoir du capital dans sa capacité à imposer localement (géographiquement) au travail les règles qui lui convenaient. De plus, ce qui me semble battu en brêche, c’est la soi-disant loi des avantages comparatifs de Ricardo (qui est fausse puisqu’imposée par le plus puissant économiquement) dont les vestiges traînent encore ici et là.

    Le dilemme, la crise des populations migrantes à vaste échelle, sont bel et bien causés par la liberté sans frein de circulation du capital. Et cela dépasse l’autorité des états, ceux-ci étant liés au bon vouloir des capitaux, qui restent plus que jamais créateurs d’emplois où ils le veulent.

    A mon avis, la partie de bras de fer qui est engagée entre états et capitalisme nous réserve bien des surprises.

     

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