Le FdG est le seul parti à avoir fait campagne pour dénoncer Lepen et son programme .
Vous ne citez pas son programme mais la presse anti-Mélenchon et anticommuniste .
D’autre part , vous avez tout faux sur 2005
Le PCF , est le seul parti à avoir mené une campagne claire et pédagogique contre le OUI au TCE . Il ne risquait pas de voter OUI !
L’Huma a fait un numéro spécial avec tout le contenu du TCE pour juger sur pièces . Beau succès . Vous êtes-vous documenté ?
Le NON en 2005 a mené à la fondation du FdG .
Le FG ne risquait pas de voter OUI , il n’existait pas et est né du NON !!
Cessez vos provocations malhonnêtes , vous êtes en panne d’arguments alors vous allez les piocher dans la presse qui a fait uniquement campagne contre JLM , , unie par une même idéologie Le Monde , Le NO , L’Express ... à fond pour le OUI , à fond pour les approximations intellectuelles , ..
En 2002 déjà , j’ai fait campagne contre le FN et j’ai trouvé le meilleur argument : imprimer le programme du FN : les gens en lisant ça étaient outrés !!
Bizarrement , le FN rend inaccessible certaines parties au moment des élections ... si des fois on a allait y regarder de plus près pour le dénoncer .
Par votre article , vous flattez Lepen en la présentant comme ayant un programme de changement social .
Il faut du courage pour se lancer dans un article sur un tel sujet !
Néanmoins , si on veut connaître la Nature des choses , en apprendre sur la Mécanique Quantique est indispensable . C’est aussi l’illustration que ce qui semble aller de soi n’est pas toujours vrai . Et ce qui ne va pas de soi peut être vrai .
On peut lire un livre de Niels Bohr lui-même , paru chez Vrin : « la physique quantique et l’expérience » . Il y expose pour tous sans équation , disons d’un point de vue épistémologique , divers concepts de la mécanique quantique . Il sert d’analogies aussi , pour se faire comprendre .
Il expose le nouveau concept de connaissance qui est apparue . Au lieu de dire comme un positiviste « on ne peut pas connaître » , Niels Bohr reformule la question :« que signifie connaître la Nature ? » . ll est tout à fait matérialiste et anti-positiviste . on voit que le grand savant s’affranchit de limites posées par une attitude positiviste .
C’est un grand savant et aussi un vulgarisateur très clair !
Philosophiquement , dans son livre il critique en fait le positivisme , courant majeur chez les scientifiques . Pour bien comprendre la physique contemporaine dans ses principes , il faut considérer cet aspect . Ensuite , pour maîtriser le sujet , c’est affaire de spécialiste .
Ce livre , très accessible , est très éclairant sur les enjeux philosophiques de la Science . A l’époque , Bohr a écrit ces textes pour la Communauté scientifique , rétive à ces nouvelles idées . Le temps a passé et personne ne conteste la validité de ces théories , qui sont à la base de la physique contemporaine .
Il y a aussi le livre de Eftichios Bitsakis : Physique contemporaine et Matérialisme dialectique .( EB est physicien , et épistémologue ... et de plus c’est un scientifique grec emprisonné sous la dictature des colonels : il est d’actualité !)
Et puis des articles extrêmement intéressants ( et même passionnants ) parus dans La Pensée , par Claude Cohen-Tannoudji , grand spécialiste en la matière , et aussi d’autres chercheurs de renom , qui dressent l’état des connaissances actuelles . Ces articles s’adressent à des non-spécialistes , mais sont très rigoureux . Je pense que le but de tout un chacun est d’être au courant des connaissances de son temps , pas de devenir un chercheur dans un domaine fondamental .
Enfin ,un dernier ouvrage : L. Ponomarev : « au pays des Quanta » ; j’ai lu ce bouquin avant même mon premier cours de physique ... mais être initié à l’équation de Schrödinger , au principe d’incertitude de Heisenberg et à tout cet univers presque poétique m’a passionné durablement et aidé dans mes études , bien après . Ce livre est très vivant , il raconte les travaux des pionniers en la matière et l’évolution des idées .
Ces lectures combleront les esprits curieux .
Il ne s’agit pas de vulgarisation au sens « revue grand public » . Il ne s’agit pas faire croire que c’est facile à comprendre . Il s’agit de comprendre de quoi il s’agit , et les enjeux de ces connaissances .
Tout élève non seulement doit avoir droit à l’éducation scolaire ( du reste c’est le sens de la loi sur l’Ecole Obligatoire ) , mais de plus , selon moi est apte à en bénéficier . Bien sûr , certains rechignent à ce droit , l’école les « barbe » , ne les motive pas . Mais ça n’a rien d’une fatalité . Il convient de s’interroger et de saisir pourquoi . Le contenu des enseignements ne pose guère de problème au prof ,lequel a su s’adapter au système et ipso facto , ne le remet pas en cause tel qu’il est . Mais ce système , en fait , est formaté pour un profil d’élève et sélectionne drastiquement pour ne former au plus haut niveau que ce profil . Il est statistiquement évident qu’il convient aux classes aisées . Très peu d’enfants de condition modeste accèdent aux filières les plus prestigieuses . De mon temps , on disait 5% d’enfants d’ouvriers à l’Université .
Souvent les élèves qui « n’aiment pas l’école » sont ceux qui n’y réussissent pas , et pour y réussir , il faut saisir la finalité de cet enseignement , mais aussi , il faut y voir des perspectives de réalisation de soi .
« A quoi ça sert , les maths ? » est une question que ne posera pas l’élève se destinant aux classes prépas ... et pourtant , il ne sait que vaguement à quoi elles servent , et encore ne les perçoit-il que comme un levier de réussite , pas pour ce qu’elles sont . Et il ira en classe prépa sans trop se poser de questions . A contrario l’élève qui s’interroge pour diverses raisons sera à l’écart de ce système . Soit qu’il rejettera l’école , soit qu’il n’aura pas l’esprit suffisamment scolaire .
Dans sa biographie de Pierre Curie , Marie Curie évoque ce problème des élèves inadaptés au système , évincés de ce système , et pourtant , riches en potentialités . Et elle dit qu’il y en a bien plus que ce qu’on croit . Pierre Curie , par exemple , était un inadapté au système , mais ses parents ont su et pu lui prodiguer un enseignement en dehors de l’Ecole . ll se disait lent . Un élève lent ne réussit pas dans notre système . Que serait-il devenu sinon ?
Quand on pense à un élève rejetant l’école on ne pense pas à un Pierre Curie , c’est sûr ! Mais , dans un sens progressiste , le plan Langevin-Wallon , jamais appliqué , avait il y a plus de 60 ans cherché à modifier radicalement la pédagogie .
Voyez des élèves mis en équipe sur des projets , en leur laissant de l’initiative : la motivation sera plutôt meilleure que vissés toute la journée à une table .
La motivation dépend de la forme de l’enseignement et de ses finalités .
Laisser un élève libre de faire les exos de maths de son choix à son rythme , il vous en fera 10 fois plus que si vous lui en imposez .
Bien sûr , avec les années qui passent , il est plus difficile de remotiver un élève ayant accumulé les situations d’échec .
Pour autant , le sortir du système scolaire , c’est l’exposer à une précarité durable et sans retour .
Des expériences ont été faites , avec des moyens , dans les années 70 - pas en France - et ont abouti à l’éradication de l’échec scolaire . ( voir le GFEN) Ce n’est pas ce genre de projet qui est à l’oeuvre en France , mais c’est un choix politique . Il faut recruter massivement , former des enseignants en nombre . On en est loin .
Les premières mesures rectifient de scandaleuses mesures prises sous Sarkosy , lesquelles visaient , mine de rien , à ouvrir grandes les vannes du public vers le privé pour les élèves dont les parents étaient inquiets de cette casse organisée . L’année de stage rétablie était une nécessité absolue .
Il reste d’urgentes mesures à prendre sur le recrutement notamment : ne pas se contenter de rafistoler les 80 000 postes supprimés par 60 000 recrutements , mais aller au delà : le FG chiffrait à 150 000 les besoins . Les moyens sont avant tout fonction de choix politique .
Il reste des novations à mettre en place : - dans le cursus : le système LMA ( qui est un pur produit des dogmes d’harmonisation européenne) est néfaste ; il doit être supprimé . Il discrimine les étudiants de milieu modeste et dissuade les éventuels futurs enseignants d’accéder au métier . - dans les débouchés : un enseignant pour se perfectionner ou progresser dans la carrière en complétant sa formation universitaire , doit le faire sur le temps libre .. alors qu’il est accaparé déjà par sa mission . C’est inégalitaire . Seule une poignée accède ainsi à une formation d’excellence . - dans la formation pédagogique : - que doit être cette année de stage ? - quels droits à une vraie formation continue ? - quels nouveaux droits ou statuts pour le salarié ? c’est-à-dire le droit , pour tout salarié de ne pas être cantonné à un métier dans sa vie mais à pourvoir se former , évoluer en fonction de ses aspirations vers d’autres métiers en conservant ses droits statutaires : ces nouvelles perspectives sont dans le programme du FG ( et ont été établies en concertation avec les syndicats , comme la CGT ou le SNES ) Il reste la question des salaires et du PA des enseignants . Un enseignant démarre à 1,2 fois le SMIC après des années d’étude non rémunérées , et par l’argent déjà on sélectionne l’accès à l’enseignement .On le restreint , au lieu de l’élargir . Les nouveaux enseignants vivent chichement , quand on voit le coût du logement . Pas étonnant que la considération qu’on leur porte diminue , vu comment l’argent pèse dans notre société . Reste la précarité de l’emploi dans la fonction publique : Le FG exige la titularisation des 850 000 précaires , chiffre incroyable . Il y a de plus en plus de profs et d’autres personnels non fonctionnaires , hyper-précaires ... Que va faire le nouveau gouvernement ? L’un des problèmes pour juger de la politique menée est l’ignorance de la situation . Il y a des mesures-phares , dont on parle . Mais la réalité vécue par les salarié(e)s nécessite des mesures de très grande ampleur pour parler de véritable changement , et de justice .
On peut et on doit éradiquer totalement l’échec scolaire , c’est une question de choix politique . Rien n’est fatal . Aucun élève n’est inapte à avoir droit à l’école . La grande majorité , dans des conditions pédagogiques favorables et repensées sont aptes à accéder à un bac de valeur . Casser le collège unique est une solution défaitiste et inégalitaire . Le problème du collège Unique n’est pas son égalitarisme excessif , mais son caractère sélectif inégalitaire masqué .
C’est tout cela une véritable politique de gauche .
C’était courageux et juste de venir là ! Apparemment , la passation de pouvoir ne change pas les pratiques de l’Etat .
Dans une manif , le nombre compte : plus on est nombreux , plus le rapport de force joue en faveur des manifestants naturellement .
Ces petites manifs sont très réprimées , et la répression n’est pas médiatisée . En s’en prenant aux manifestants , la Police dissuade les gens de manifester . Le pouvoir n’aime pas que les citoyens prennent le pouvoir .
Mais qui ce pouvoir défend-il alors , puisque il est contre les citoyens de ce pays ?