1) Au nom de quoi ou de qui les mesures d’austérité s’imposent-elles ? Mémé Merkel par ci , la cour des comptes par là , les engagements européens antérieurs encore par ailleurs ... bref , à croire que l’énergique volonté de changement du parti au pouvoir est contrariée par un impondérable et funeste battement d’aile de papillon en Amazonie . Bien sûr qu’on y croyait ! Mais on pensait y croire pour 6 mois ... alors où va-t-on aller ?
Les gens ne sont pas stupides et comprennent que ce nouveau gouvernement élu mène à présent une politique prévue de longue date , avec un discours de renoncement programmé et nécessaire pour satisfaire l’oligarchie européenne .
Les politiques d’austérité sont pondues pour le peuple par des experts incapables de penser autrement et pour cause , ils ne sont pas touchés par l’austérité qu’ils préconisent : au contraire . On le savait .
Et ces politiques d’austérité n’ont jamais eu les effets promis .... si elles sont poursuivies , c’est que la crise nourrit bien une oligarchie qui entend conserver ses prérogatives ... alors les experts sont là . Il n’y aurait plus rien à dire plus rien à faire . On le savait , mais ils auraient pu faire semblant . Là ils nous montrent qu’ils nous prennent pour des demeurés . C’est vexant .
Et notre gouvernement marche en ce sens , sans aucune gêne , mais pour qui marche-t-il ?
Un gouvernement qui ne lutte pas , est-ce cela qu’on a élu ?
Les mesurettes ne peuvent faire illusion ...
2) La remarque sur les changements sociétaux est intéressante car elle évoque aussi l’après-mai 1968 .... le changement sociétal est aussi une diversion en l’absence de progrès social .
Mais Sarkosy en avait aussi joué , avec son numéro de président nouvelle façon ... trois compagnes en deux campagnes , d’un langage vulgaire au pays des Lumières, s’exhibant en parvenu anti-intellectuel ...
Hollande joue le rôle inverse - il y est obligé - mais l’austérité demeure et le discours pseudo raisonné aussi . Bizarrement , derrière la façade repeinte de bleu en rose , les mêmes mains tirent les mêmes ficelles , usées jusqu’à la corde .
Et puis quid des 60 points ? le PS semonce EELV pour le suivre sans barguigner à l’AN soi-disant pour les appliquer alors que le 1er à y renoncer est le PS : Voir Valls à l’intérieur ... Trompe l’oeil politique obligé : ces 60 points n’ont été mis que sous la pression électorale à la gauche du PS ... dont le véritable programme doit avoir l’aval de la Commission Européenne et là ce ne sont plus les 60 points , mais le TCE et son successeur ...
L’idée étant de se remettre à faire une politique de gauche à temps pour 2012 +5 = 2017 ... pas évident avec le carcan qu’il instaure lui-même ( MES , Lisbonne , etc ) et cocasse si l’on songe que cette météo des crises est encore marquée du sceau de l’imprévisible .
Merci pour cet article et tous ceux accessibles sur le blog Contre La Cour , qui sont une source précieuse d’information critique sur ce que trament nos décideurs politiques contre les citoyens européens . Vraiment très intéressant et éclairant : comment et à quelles fins sont échafaudés aujourd’hui des mécanismes financiers et monétaires antidémocratiques d’abord au niveau européen ; puis , lorsque s’initie ça et là une contestation au niveau national , comment sont mis en place des mécanismes excluant de contre-choix les parlements nationaux - dont on craint qu’ils ne basculent un jour ?
A présent on perçoit les véritables enjeux de nos élections récentes : réduire au maximum la présence d’élus radicalement opposés à ces politiques de confiscation des choix citoyens ; faire élire des assemblées nationales à la botte des ces politiques européennes .
Car au fond , ce sont bien ces assemblées , d’abord européenne , puis nationales , qui privent les citoyens et elles-mêmes de pouvoir politique effectif .
Pourquoi donc une majorité écrasante le 17 juin à l’AN ? face au danger Sarko-le-retour ? que nenni ! le vrai danger , pour Bruxelles , ce sont les citoyens .
Or ,le rapport des forces politiques issu du 17 juin n’a fait que renforcer les tenants du OUI , de l’OTAN , du MES , du dogme de l’austérité inéluctable , du renoncement aux programmes sociaux de pouvoir d’achat augmenté et de service public conquérant .
L’enjeu , guère avouable , était celui-là . Le reste n’était que manoeuvres de diversion .
La dure réalité demeure : bientôt 3300 chômeurs chez PSA , bientôt 69 000 chômeurs de plus ... peu importe à l’Europe cette catastrophe humaine : son pouvoir est augmenté .
Pour moi la bonne question serait plutôt : il est où ce gouvernement , à l’heure où PSA annonce 3000 suppressions d’emplois ?? il est de quel côté ce gouvernement de gauche qui reçoit les syndicats en même temps que les patrons puis les patrons à part , avec des propos restés secrets ? Il sont où ces élus de gauche qui tiennent 60% des sièges à l’Assemblée ( 320 ) , qui tiennent le Sénat , les Régions , les CG , , bien des municipalités ? Ils ont exigé la majorité absolue partout et là les voila impuissants et résignés ? L’autruche , ce sont eux , qui ne voient pas le vécu des gens de ce pays ayant pourtant voté - aveuglément aussi , ? non ! - pour eux .
Je trouve singulier mais significatif de s’attaquer personnellement à JLM , ceci dans la droite ligne de la campagne présidentielle - ce genre d’attaque personnelle qui contourne les vrais enjeux d’une élection est une manie quand on n’a en fait aucun programme social à proposer . Le FdG dénonce ces choix d’austérité et de renoncement , il dénonce ce coup de pouce de 6€ d’augmentation du SMIC ( hors inflation ) ... alors plutôt que de laisser voir cette réalité , on déonce celui qui incarne cette résistance aux politiques libérales . Alors oui ,l’autruche est là encore : cacher cette politique libérale qui se poursuit en trahissant les électeurs , en dénonçant ses détracteurs .
Les forces du FdG et ses élu(e)s , même vilipendés à leur droite , quant à eux , luttent sur le terrain et pas dans un but électoraliste . Ils sont là . Réduire le FdG à Mélenchon est un truc médiatique qu’on n’est pas obligé de calquer si on s’exprime en dehors de nos médias « toutous » des gouvernements .
La force du FdG c’est de proposer des réponses nouvelles là où il y a peu la gauche était sur la défensive . JLM a simplement été le candidat à la présidentielle dénonçant cette présidentielle pour ce qu’elle est ... sa posture était paradoxale : un candidat prônant une république anti-présidentialiste ... et du même coup prenant à contre-pied cette mise en scène électorale . Il n’a pas joué le jeu . C’est aussi ce qui a fait sa force et a dérangé .
Il y a eu depuis 2005 une mise en cause radicale des politiques européennes qui privent le citoyen de choix .
Cet enjeu politique de pouvoir citoyen dérange Bruxelles . Toutes ces élections visent à casser le NON de 2005 , car Bruxelles y voit le début de sa fin ...
L’ironie de la question me semble déplacée en l’occurrence .
Alors je retourne la question et la réponse me semble alors évidente :ce gouvernement se dédit dans ses choix sociaux .
J’ai fait petit problème de géométrie avec un calcul il y a deux ans en modifiant l’angle d’orientation du radar de 1° et ça donnait une différence supérieure à 10 km/h . Comment sont positionnés les radars ? au goniomètre ? Je pourrais rechercher mes brouillons mais ça se fait avec des maths de collège , en considérant 2 positions consécutives donnant les sommets d’un triangle .
Le radar lui-même est précis , mais sa précision ne vaut que s’il est positionné au 1/10 de degré près ... par un expert géomètre sans doute ... Un radar coûte 100 000€ pièce je crois ... c’est un placement . En ville , j’ai vu des détecteurs de vitesse qui vous affichent votre vitesse et miracle , sans menace d’amende les gens ralentissent très en deçà de la limite ...c’est donc suffisant pour inciter à ralentir ou à s’arrêter pour laisser traverser les piétons .sans sanctionner . Tout dépend du but recherché .
Il est clair , statistiquement , que la majorité des gens roulent autour de la vitesse limite : c’est d’ailleurs ce qu’exigeait de moi le moniteur au permis : s’approcher au maximum de la vitesse-limite ! Statistiquement , une partie des gens dépassera de peu cette limite - et sera donc sanctionnée , sans avoir eu un comportement routier extravagant . Quant aux chauffards roulant très au-delà , ils sont rares , donc ne rapportent pas ... et parfois habiles à freiner à temps ...
L’avis sur les radars a beaucoup évolué , du jour où les gens raisonnables se sont vus sanctionner pour des excès de vitesse de 1km/h ou guère plus , tout en ayant une conduite vigilante .
La BCE a bien prêté aux banques à des taux infimes ... tandis que celles-ci le re-prêtent à des taux usuraires ... c’est un choix politique et économique , pas une nécessité .