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Karash

22 ans. Étudiant. Défaut : Essaie toujours de tout comprendre.

Croire n'est pas suffisant.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/02/2012
  • Modérateur depuis le 28/06/2012
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Derniers commentaires



  • Karash 29 septembre 2012 18:50

    @foufouille

    A vous de juger de la qualité des produits qu’on vous met sous le nez. Personne ne vous oblige à acheter. Et je suis sur que vous ne vous privez pas d’user de ce « pouvoir ». Et je ne suis pas du genre à dire « on a besoin de riches et d’inégalités pour faire avancer l’économie ». Non, si elle s’est enrichie légalement, une personne riche l’a fait parce qu’on a eu BESOIN d’elle. Il est anormal qu’il existe des postes àce point stratégiques qu’il faille payer des personnes des millions pour espérer avoir un service correct. C’est une anomalie, qu’il faut corriger. Pas en spoliant cette personne, mais en s’organisant pour ne plus avoir besoin d’elle.

    @L’enfoiré

    Le problème ne vient pas de la libéralisation des marchés, mais de leur déresponsabilisation. Ce que fait la BCE, et que je dénonce en permanence, est criminel car cela revient à assister des financiers qui ont pris de mauvaises décisions et investi l’argent de leurs clients aux mauvais endroits. C’est anormal. Les établissement financiers doivent payer les conséquences de leurs actes. Et si vous et moi devons payer la responsabilité d’avoir laisser les établissements bancaires grossir et faire n’importe quoi, ainsi soit-il.

    @JL

    Bernard Stiegler est un philosphe. Il n’a pas plus de légitimité que moi (étudiant ingénieur, ayant longuement étudié le fonctionnement du système financier sur mon temps libre) à parler d’économie.
    La phrase de Stiegler, en l’état, n’a aucun sens, car vous et moi spéculons à longueur de temps et sommes tout autant responsables de la destruction du monde. Spéculer, c’est mettre à profit ses capacités d’anticipation. Retaper une vieille bicoque pour la revendre, c’est spéculer sur les besoins en logements. Prêter à un neveu de quoi acheter sa première voiture, c’est spéculer sur l’accroissement de productivité que cela va lui procurer. Si certains spéculateurs en particulier détruisent le monde, dites moi lesquels, et comment.

    Ensuite, vous dites de manière très juste que l’Etat agit AU NOM de l’intérêt général. Cela ne veut PAS pour autant que tout ce qu’il fait SERT REELLEMENT l’intérêt général. L’Etat, c’est une institution occupée par des gens, qui ne sont pas forcément meilleurs que les autres (au contraire, le pouvoir attire souvent les détraqués et les prédateurs, et corrompt les bonnes personnes), et qui en plus sont irresponsables de leurs actes tant qu’ils sont élus. Vous croyez réellement que des gens qui dépensent de l’argent qui n’est pas le leur, tout en étant dégagé de toute obligation de résultat, peuvent faire mieux que les individus eux mêmes ? Foutaises. L’argent public est sujet à un gaspillage direct(quand il est mal utilisé) et indirect (quand des gens se battent pour l’obtenir) inouïe, et revient toujours dans les poches des plus puissants, ceux qui ont le pouvoir de corrompre. En tant que citoyens, nous devons d’abord nous assurer que l’Etat assure correctement les fonctions régaliennes qu’ont lui a confié, et c’est déjà un travail énorme, que nous n’arrivons pas à faire correctement aujourd’hui (la justice est dans un état lamentable). Faire passer par l’Etat les investissements d’avenir exige un travail de contrôle que personne n’est prêt à fournir. Personne, tout simplement parce qu’individuellement nous avons intérêt à attendre que ce soit le voisin qui s’y colle. S’en remettre à un ou des prétendus hommes (et femmes) providentiels pour réaliser cette tâche avec une carte blanche, c’est de la folie pure. Ouvrez les yeux, étudiez l’histoire : Donner son consentement pour la mise en place d’un capitalisme d’Etat, c’est donner son consentement pour l’avènement d’une dictature.



  • Karash 29 septembre 2012 13:09

    Les supermarchés sont des abominations. Des abominations crées de toutes pièces par Monsieur et Madame tout le monde. Acheter tel ou tel produit à tel ou tel endroit, c’est faire un choix, qui a des conséquences. M et Mme tout le monde sont très heureux que les centrales d’achat pressent la tronche des agriculteurs et éleveurs pour avoir des denrées à moindre prix. Sinon, ils traiteraient eux même avec les producteurs de leur région.

    Il est illusoire et dangereux d’attendre que l’Etat nous soustraie à la responsabilité de nos actes.



  • Karash 29 septembre 2012 13:03

    Personne n’a intérêt a dévaluer la valeur de sa marchandise.

    Les destructions de biens pour « relancer » l’économie, ce sont des toujours des actions de l’état, genre destruction de maisons aux US, systèmes de primes à la casse en UE et aux US, etc. En URSS, les pertes sur les céréales étaient considérables .. la faute du libéralisme ?

    Lors des émeutes de la faim en 2008, le gouvernement Philippins à stocker des tonnes de riz, accentuant la crise. La faute au libéralisme ?

    Lisez Condorcet, illustre idiot utile du grand capital s’il en est.

    « Il est aisé de prouver que les fortunes tendent naturellement à l’égalité, et que leur excessive disproportion, ou ne peut exister, ou doit promptement cesser, si les lois civiles n’établissent pas des moyens factices de les perpétuer et de les réunir ; si la liberté du commerce et de l’industrie fait disparaître l’avantage que toute loi prohibitive, tout droit fiscal donnent à la richesse acquise ; si des impôts sur les conventions, les restrictions mises à leur liberté, leur assujettissement à des formalités gênantes, enfin l’incertitude et les dépenses nécessaires pour en obtenir l’exécution n’arrêtent pas l’activité du pauvre, et n’engloutissent pas ses faibles capitaux ; si l’administration publique n’ouvre point à quelques hommes des sources abondantes d’opulence, fermées au reste des citoyens ; si les préjugés et l’esprit d’avarice, propre à l’âge avancé, ne président point aux mariages ; si, enfin, par la simplicité des moeurs et la sagesse des institutions, les richesses ne sont plus des moyens de satisfaire la vanité ou l’ambition, sans que cependant une austérité mal entendue, ne permettant plus d’en faire un moyen de jouissances recherchées, force de conserver celles qui ont été une fois accumulées. »



  • Karash 29 septembre 2012 11:59

    Ca, ce n’est pas la faute des spéculateurs. C’est le résultat d’un abus de pouvoir au sommet de l’État, probablement saupoudré d’une touche de corruption et de conflit d’intérêt.

    Néanmoins le livret A peut être votre seul compte bancaire, et celui ci ne peut pas servir à de la spéculation car les sommes qui passent dessus sont complètement contrôlées par l’Etat.



  • Karash 29 septembre 2012 11:00

    Qu’est ce que ça veut dire, spéculer ?

    Spéculer, se projeter dans l’avenir, y repérer des opportunités et les mettre à profit. Par conséquent, le spéculateur doit avoir le nez fin et agir avant tout le monde pour faire un profit. C’est ce que souligne l’auteur.

    Le spéculateur apporte de l’information aux autres acteurs de l’économie, et obtient rémunération pour son service en jouant sur l’arbitrage « cours du produit dans tel contexte-court du produit dans le contexte que je prévois ».

    Il peut aussi se planter, et personne ne viendra pleurer sur son sort. En tout cas, les bulles spéculatives basées sur des schémas de ponzi ne sont pas les conditions normales de la spéculation. Si un prétendu spéculateur devient suffisamment gros pour influencer les cours, et donc ne jamais perdre, c’est qu’il y a un problème. Mais je défie qui que ce soit sur AV de me trouver un travail académique qui montre qu’une telle entité existe (pas un bout de pseudo-docu à la noix).

    Les « marchés » ne sont pas venus attaquer les Etats. Ce sont les Etats qui se sont mis à la merci des fluctuations des marchés de capitaux, et il est normal que, en l’état, des spéculateurs « parient » sur la faillite d’un Etat. Par le passé, les dettes souveraines n’ont quasiment jamais été remboursées, des assignats de la révolution Française aux fameux emprunts Russes. Ce sont aux peuples de décider si ça vaut le coup de fait défaut, et faire une croix sur leur crédibilité pour quelques décennies, ou si par intérêt ou par fierté ils consentent à faire des efforts pour arrêter les frais.

    Mais dans tous les cas, il faut arrêter de croire au Père Noël (aka la planche à billets). Et surtout, si vous haissez tant les spéculateurs financiers, cessez de leur donner de l’argent, videz vos comptes en banque, et débrouillez vous avec vos sous.

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