A mon sens, pour lutter contre le FN, la meilleure façon n’est absolument pas de traiter Marine Le Pen de nazi « potentielle », ni de brocarder une faute de vocabulaire (qui est moins une faute qu’une simple reprise inversée du langage adopté par les partis institutionnels au sujet du FN pour moquer leur exagération).
Pour lutter contre Marine Le Pen, il ne faut pas non plus dire que ce qu’elle propose économiquement n’a aucun sens, etc etc, c’est faux, abroger la loi de 73, la sortie de l’euro, le rétablissement d’un certain protectionnisme n’ont pas aucun sens quand ils sont de la bouche d’un altermondialiste. (bon, cela dit, elle n’est pas non plus infaillible, elle se vautre quand elle dit qu’elle va récupérer 40 milliards en taxant les importations, je pense).
Pour lutter contre Marine Le Pen, il faut souligner l’obsession maladive de son parti et des ses électeurs sur les questions liées à l’immigration, sur lesquelles elle se vautre complètement (l’immigration couterait 60 milliards à la France et on n’a pas pensé à réduire l’immigration avant pour récupérer ces 60 milliards ? Allons bon).
Cette focalisation excessive et pathologique sur l’immigration, les problématiques de xénophobie et le nationalisme exacerbé sont LES problèmes principaux du FN, que ce soit sous Marine ou sous Jean-Marie. Le problème du FN, ce n’est un problème de vocabulaire ni d’économie.
On a l’impression que cette pub est un tournant pour l’auteur, alors que j’ai l’impression d’être pris pour un con par la plupart des pubs depuis deja des années.
La monnaie, quand elle est de qualité, n’a donc rien à voir avec les difficultés qu’un pays peut accumuler de toutes parts. Prétendre le contraire est une insulte au corps électoral, donc de la pure démagogie…
Ben si, si la politique de la banque centrale est faite pour un euro fort, ce qui pénalise les exportations, malgré que l’euro soit soi-disant recherché sur les marchés, ça pénalise quand même les exportations, y a pas besoin de sortir de HEC pour se rendre compte de cela.
Plutôt que de continuer à mettre du beurre dans les épinards des
banquiers et de leurs actionnaires une solution aurait pu résider dans
l’émission d’Euro-obligations (Eurobonds) pour financer les dettes des
Etats.
Parce que les obligations, ça ne met pas de beurre dans les épinards aux banquiers et aux investisseurs, peut-être ?
Les obligations, c’est s’endetter pour financer notre endettement en hypotéquant non plus les générations futures comme nos parents et grand-parents l’ont fait avec nous, mais les générations qui suivront les générations du futur.
Les euro-obligation, c’est s’acheter du confort égoïste pour nous en repoussant le cataclysme au futur de façon totalement irresponsable.
l’évocation de plus en plus fréquente en Grèce de la question des
réparations allemandes (jamais versées) au titre de la seconde guerre
mondiale constitue un signal d’alerte et une porte ouverte au délitement
de 60 ans de construction européenne.
Oui, mais la faute à qui ? Le rêve européen ayant été vampirisé et corrompu en étant transformé en rêve des businessmens et des investisseurs ne peut que s’écrouler sur lui-même. On a beau jeu de rappeler les fondamentaux qui ont présidé à la naissance de l’Union Européenne aujourd’hui quand tout va mal. Il aurait fallu s’interposer avant que nos banques s’exposent massivement aux USA par la dérégulation et le libre-échange qui sont inscrits dans la constitution européenne, ce qui est deja un large scandale. Il aurait fallu que les promoteurs de l’Europe des pères s’interposent contre le Traité de Lisbonne au lieu de le soutenir aveuglément.
Mais bon, les européistes ont cette tendance à ne voir que ce qui les arrange.