Ajoutons que Martine Aubry soutient la création d’euro-obligations. C’était sur rue89, il y aune semaine.
C’est-a-dire qu’après avoir endetté nos arrière-arrière petits-enfants avec la loi de 1973, Martine Aubry veut relancer la machine d’enrichissement virtuel pour 3 autres générations. Nous-mêmes arrière petits-enfants seront endettés DEUX fois : une fois comme contribuables français, et une fois comme contribuables européens.
Bravo, Mme Aubry, applaudissements, magnifique !
Et bien entendu, la dette ne sera jamais remboursée en l’espèce, mais le prix à payer sera la fin de la démocratie (enfin ce qu’il en reste, et qui n’est pas négligeable du tout contrairement à ce qu’on peut lire parfais sur les réactions un peu excessive) et ce sera le cauchemar néo-libéral absolu. Cf. Grèce. Alors bien sur, Mme Aubry choisit très courageusement de reporter ce sale moment sur une autre génération que la notre. Bravo, quel courage exemplaire, quelle vision pour la France et l’avenir.
Et elle voudrait que je vote pour elle ? Faut pas déconner quoi.
Il a ajouté la raison essentielle : « La
possibilité de prêt direct de la Banque de France au Trésor public a
généré partout où il fut appliqué une situation d’inflation monétaire
permanente. ».
Même si c’était le cas, ce serait un problème de gestion de l’émission de monnaie pour les prêts, pas le fait que ce soit la banque de France qui émette cette monnaie. C’est tout simplement que la tentation est grande pour les politiques d’émettre de la monnaie sans arrêt pour contenter les mécontents et être réélus.
Ca revient à dire que vu que les politiques ne sont pas capables de gérer correctement l’émission monétaire (et ça se comprend, la tentation est grande de donner de l’argent à tous les mécontents pour se faire réélire), ils ont décidé de faire émettre l’argent par l’émission obligataire qui nous coute les yeux de la tête, ce n’est pas raisonnable. Ou en tout cas, si ça l’a été, ça ne l’est manifestement plus.
Oui, mais vu la structure institutionnelle des médias dans les démocraties type « économie de marché » (les médias appartiennent à de grands groupes lucratifs privés, ils sont financés par la publicité), il n’y aura jamais le type d’informations neutre que vous défendez, cf. Manufacturing Consent de Chomsky, qui a une thèse très intéressante à ce sujet.
Les médias en démocratie ont à peu près le même rôle que la censure en dictature. Sauf que leur rôle ne s’exerce pas de façon directe et brutale, mais à la façon d’un lavage de cerveau généralisé. On n’impose pas une pensée unique, mais un cadre de pensée dont les contours sont fermés et duquel il est difficile de sortir. L’illustration la plus récente, c’est Fukushima qui a disparu des radars au profit de DSK et la dette grecque qui est mise sur le devant de la scène pour effacer le problème de la dette américaine, qui est brulant en ce moment. Il y a aussi une place pour la pensée dissidente dans les médias des démocraties, mais reléguée au fond à droite, l’apanage de quelques illuminés aux idées un peu exotiques.
L’information « neutre », « objective » et « équilibrée » n’existe que peu.
Le seul passage avec lequel je suis à peu près d’accord, c’est avec la déliquescence du PS : Aubry, Hollande, Royal, ça fait pas rêver quoi...
Mais si Eva Joly pouvait se hisser comme candidate des écolos, ça serait formidable. Un deuxième tour Le Pen/Joly avec victoire de Joly (bien qu’elle soit pro-europe), ce serait un formidable coup de pied au cul aux bouffons arrivistes de l’UMP et du PS.
Sa vraie valeur dépendra, comme toujours, de la qualité − bonne ou mauvaise − de l’économie française et de ses perspectives − bonnes ou mauvaises
−, et, de la confiance qu’aura su ou que n’aura pas su inspirer les
nouveaux dirigeants du pays, aux investisseurs nationaux et
internationaux.
C’est faux, Marine Le Pen propose l’abrogation de la loi de 73 justement pour ne pas dépendre des investisseurs.