Ce n’est pas l’argent qui a été prêté aux banques qui pose problème (encore que, je ne sais pas dans quelle mesure le fameux discours de « la crise n’a pas couté un centime au contribuable » n’est pas un de ces slogans de comm’ absolument imbéciles), c’est :
- la récession qui s’en est ensuivie, provoquant le chomage massif que l’on sait, le blocage du financement de l’économie réelle avec la chute de nombreuses PME dans le besoin, une explosion des indemnisations chomage par la secu.
- le repoussement de l’age de la retraite pour renflouer les organismes servant à gérer les retraites qui avaient massivement investis dans des actifs financiers qui de toute façon étaient tous de prêts ou de loin contaminés par les CDS.
- ce sont les liquidités monstrueuses déversées par les banques centrales qui ont servi à renflouer messieurs les financiers et les investisseurs.
- les impots locaux qui ont augmenté monstrueusement pour combler les déficits des comunes qui étaient plombées par la chaine mondiale de dettes des CDS qui ont repoussé le risque pris par les banques sur tout le monde sauf elles.
- l’inflation qui s’annonce et va permettre de raser encore plus le pouvoir d’achat des gueux a qui on ne laissera pas beaucoup de solutions pour assouvir les besoins fondamentaux.
Dire que la crise n’a pas couté un centime aux contribuables, c’est du foutage de gueule complet.
Un immense merci pour votre article pour moi et j’imagine de la part de tous ceux qui avons soif d’informations (enfin, de vraies informations, pas des trucs sur DSK dont on a rien à cirer).
Vous faites parti de ceux pour qui le « tout sauf Sarkozy » l’emporte sur tout le reste, alors qu’il ne s’agit que d’une question secondaire par rapport aux problématiques économiques et aux grands enjeux de société. Certes, se débarrasser de la médiocrité de Sarkozy serait un bon bonus et un grand plaisir, mais fondamentalement, cela n’apportera que des changements mineurs, car ce ne sont plus les politiques qui décident des trucs vraiment importants, ce sont les marchés avec l’arme absolue que constitue la dette.
Encore une fois, on fait de l’enfumage, on détourne l’attention avec des histoires accessoires mais dont le pouvoir de fascination est trop grand. C’est honteux.
Pire que Valls, il y a BHL qui vient nous dire sans sourciller, sans halluciner de sa propre bêtise, que vu que DSK a un statut important, il ne devrait pas être soumis au droit commun (qui est à réserver aux gueux anonymes, en gros).
Sa Seigneurie est outrée dites donc !! Y a de quoi être choqué, effectivement, si on peut plus être riche et puissant et violer une femme en paix sans que la justice sans mêle, on va-t-on, pourquoi pas donner le droit de vote aux populations non plus ? Ah zut, c’est déjà fait...