Des « Prix Nobel » d’économie aussi divers que
le néo-keynésien Joseph Stiglitz ou le libertarien Milton Friedman ont
accusé le FMI d’être le grand organisateur des déséquilibres Nord-Sud.
Non, lisez le Naomi Klein, « Stratégie du choc » (bon, ça fait 550 pages écrites en petit), Milton Friedman est l’inventeur des politiques néo-libérales, de ces fameux « ajustements structurels », comme on dit en langage d’affaires, appliquées par le FMI. Ce type est un véritable criminel, et il bénéficie pourtant d’un prix Nobel, comme quoi...
Ce type n’est certainement pas un Stiglitz, loin de là, il a piloté le premier laboratoire néo-libéral dans le Chili de Pinochet. Ne le confondez pas avec un Stiglitz qui a le degré de modération le plus élevé possible, tout en restant acceptable par l’establishment corporatiste.
Ce qu’il faut faire, c’est coupler la sortie de l’euro à l’abrogation de la loi de 1973, évidemment, comme ça, la dette augmenterait peut-être d’un coup disons du montant M à un montant genre 1.3xM au moment de la dévaluation, mais son augmentation serait alors définitive et son remboursement pourrait commencer.
La sortie de la loi de 1973 permettrait de faire en sorte de s’endetter désormais à coup quasi nul à la banque de France, donc la future dette ne sera pas génératrice de charges, et il n’y aurait plus qu’à rembourser la dette passée, principal et charges petit-à-petit (si on la rembourse et qu’on fait pas un défaut magistral, ou alors en faisant un compromis, en remboursant leur capital aux investisseurs et en leur disant d’aller se faire foutre pou ce qui est des intérêts).
Tandis que si on reste dans l’euro, la dette attendra de toute manière à un moment ou a un autre le montant de 1.3xM, il le dépassera de toute manière à terme et continuera à gonfler. Sauf à faire des réformes structurelles complètement anti-sociale.
C’est un choix de société et c’est tout.
Alternatives Economiques ne prend pas en compte qu’il est possible de ne pas emprunter sur les marchés, c’était le cas avant 1973 et tout allait très bien jusque là d’ailleurs.
Personne n’a dit qu’une sortie de l’euro serait facile, évidemment, le jeu en vaudrait néanmoins la chandelle à mon avis sur le long terme plutôt que de subir ce chantage à la dette qui va servir de prétexte pour démanteler l’état, les services publics, les acquis sociaux et les fondements de la démocratie.
De toute façon, on sera bientôt fixé, y a la Grèce qui va servir de laboratoire dans même pas un an.
Un fonctionnement réellement démocratique suppose, à l’évidence,
d’avoir d’un côté un chef de l’Etat non tributaire d’une quelconque
échéance électorale - la monarchie s’impose naturellement ici aux
esprits les plus avertis -, ceci afin de lui permettre d’exercer
pleinement les tâches régaliennes qui lui incombent
traduction : un fonctionnement démocratique impose de ne plus avoir de démocratie en gros.