Autant dire que le fossé est immense entre dirigeants français et
allemands. Comment construire une Europe politique avec une approche de
la mondialisation aussi divergente ?
Oh, le fossé n’est pas si grand que ça, faut pas exagérer. Le smic français est condamné à terme si le libre-échange fait son oeuvre, de toute façon.
Il y a bien à cet égard un paradoxe
allemand à prôner la dérégulation de l’économie et de l’autre, vouloir
imposer avec brutalité un contrôle strict des budgets des Etats par des
structures technocratiques.
C’est moins un contrôle strict du budget qu’une volonté d’imposer une diminution structurelle des dépenses publiques, de façon autoritaire, et qui s’inscrit dans l’idéologie néolibérale :
- privatisations massives, - dérégulation, - baisse des dépenses publiques.
C’est moins un contrôle strict du budget qu’un sabotage de la sphère publique en réalité.
En réalité, la dépense publique est moins diminuée que réorientée des services d’utilité publique (santé, éducation, justice) vers la sphère privée (partenariats publics privés, dette souveraine, cadeaux fiscaux aux grosses entreprises). Ca a le double avantage de non seulement enrichir le privé, mais également de fragiliser les services publics pour mieux les privatiser ensuite, et d’ouvrir des nouveaux marchés florissants au privé (santé, éducation, justice).
C’est là toute l’hypocrisie des néolibéraux d’ailleurs, que de prôner l’inverse (il faut baisser les dépenses publiques) de ce qu’ils pensent en réalité (il faut augmenter les dépenses publiques vers le privé).
Ce point de vue idéologique est évidemment contraire à
l’autodétermination individuelle, autodétermination qui a été pourtant
l’un des credo du féminisme sous le thème : « Mon corps m’appartient
j’en fais ce que je veux.
Oui, mais bon, vous avez oublié de traiter le cas où « mon corps appartient à un réseau qui en fait ce qu’ils veulent ». Je ne suis pas en désaccord avec vous, j’estime que plutôt que de s’attaquer aux effets (la prostitution), il faut s’attaquer aux causes (l’appauvrissement et la misère générés par le libre-échange) et se poser la question de POURQUOI il y a de la prostitution volontaire, et si il existe réellement de la prostitution volontaire.
Ce sont des questions complexes, auxquelles on ne répond pas par « il faut interdire » ou bien « il faut autoriser ».
L’article présent est aussi idéologique que ce qu’il dénonce, en réalité.
Donc attention à ne pas tomber dans la simplification à outrance, en ne sélectionnant que les quelques contre-exemples qui vont dans un sens. Ce n’est pas comme ça qu’on apporte des réponses sérieuses à des problèmes sérieux.
La question doit se poser AVANT. Vous, vous vous la posez APRES, une fois qu’on sait que ce n’est pas dangereux (enfin bon, la prothèse qui explose, qui déchire les tissus et qui coule dans le lit, c’est franchement pas une bonne exopérience à mon avis).
Mais ça aurait été quoi votre réponse à cette question si le danger avait été confirmé par l’étude ?
En attendant, l’Europe doit fixer des teneurs maximales d’œstrogènes en
novembre, c’est-à-dire des seuils au-delà duquel l’eau courante sera
jugée impropre à la consommation.
Oui et après ? « oh bah j’ai dépassé la norme et je sais pas faire autrement, bon bé tant pis quoi ».