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Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans lespace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant lanonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle jajoute ici quelques lignes à ce que javais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 29 juin 2011 21:19

    Le législateur suisse, dans le contexte du phénomène raciste, fournit explicitement l’explication suivante sur les notions de race et ethnie contenues dans cette convention :

    « Les motifs de distinction illicites visés par la Convention ne se limitent pas, comme on pourrait le croire à première vue, à des signes distinctifs physiques. Alors que la « race » et la « couleur » sont des caractéristiques biologiques et physiques, « l’ascendance » désigne l’appartenance sociale ; par la notion d’ « origine nationale ou ethnique » viennent encore s’ajouter des composantes linguistiques, culturelles et historiques. De toute façon, la notion de race comprend des éléments subjectifs et sociaux : dans ce sens large - sociologique -, la race est un groupe d’êtres humains qui, en raison de caractères héréditaires et immuables, se considère lui-même ou est considéré comme différent des autres groupes. »

    Le terme de race demeure usité dans le langage courant pour désigner les ethnies ou les groupes ethniques. Mais si cet emploi ne choque pas aux États-Unis, la pertinence de son usage est par exemple contestée en France, où il peut être mal vu de dire « la race » quand il est possible de dire « les origines », terme moins chargé d’idéologie. Néanmoins l’interdiction de discrimination dans la Constitution française précise « sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

    Ainsi, malgré l’abandonnement officiel, la notion de race conserve un usage social.



  • Kookaburra Kookaburra 29 juin 2011 19:51

    Je la mets dans « minorités visibles ».



  • Kookaburra Kookaburra 29 juin 2011 19:15
    « et voir SOS racisme comme un obstacle est d’un ridicule, ils n’ont tout de même pas la puissance d’une mafia ! »

    Les atteintes judiciaires à la liberté d’expression sont devenues si courantes qu’on commence à les accepter comme « normales » voire justifiées, comme on accepte aussi l’existence de nombreuses associations formées dans le but de traquer les « abus » de cette liberté. La liste de ces associations, parallèlement au nombre de cas d’abus, devient de plus en plus longue : SOS Racisme ; La MRAP ; la Licra ; la HALDE, l’UEJF ; le CRAN ; J’accuse...

    Les associations créent, ainsi, un climat permanent d’inquisition, réduisant la liberté d’expression au politiquement correct. S’autoproclamant «  représentatives  », elles remplacent de plus en plus la puissance publique, censée garantir le droit. Jusqu’à la loi Pleven de 1972 seules deux instances étaient habilitées à saisir la justice pour des propos racistes, notamment la personne s’estimant insultée et le parquet, en sa qualité de représentant de la société. Les cas de diffamation d’une communauté susceptible d’entraîner des violences contre ses membres étaient déjà pris en compte par la loi de 1881.



  • Kookaburra Kookaburra 29 juin 2011 19:12

    Depuis les dérives raciste sous le régime nazi, le terme « race » a conservé, dans certains pays, une connotation péjorative, ce qui a conduit à son interdiction dans un cadre officielle en France. Certains chercheurs, notamment Claude Lévy-Strauss et Franz Boas, ont même essayé à démontrer que le concepte n’aurait pas de fondement scientifique, et grâce à leurs ouvrages, il est devenu courant d’affirmer que les races humaines n’existent pas. Cependant, le terme continue d’alimenter les débats autour de la biologie, et bien que disparu du vocabulaire français, il est toujours employé dans d’autres pays, et n’a pas même complètement disparu du texte législatif français.

    Feldman, Lewontin et King, résument ainsi la situation dans un article du magazine Nature, daté de 2003 :

    « Contrairement à l’idée défendue depuis le milieu du XXe siècle, on peut définir scientifiquement des races dans l’espèce humaine. La connaissance du génome humain permet en effet de regrouper les personnes selon les zones géographiques d’où elles sont issues.

    Utilisé pour signifier la différence entre les groupes humains , le mot « race » s’attache à des caractères apparents, le plus souvent immédiatement visibles. Les plus frappantes de ces différences sont chez l’homme la couleur de la peau, la forme générale du visage avec ses traits distinctifs, et le type de chevelure.

    Ainsi, dans une approche différenciée que l’on retrouve au sein de la vaste majorité de la communauté internationale dans le cadre de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale la notion de race humaine est parfaitement admise comme une réalité non seulement linguistique mais relevant également du fait social et distincte de l’ethnie.



  • Kookaburra Kookaburra 29 juin 2011 15:59

    Plusieurs commentaires parlent des Droits de l’Homme, l’égalité de tous etc., mais je vois toujours pas le rapport avec des statistiques ethniques. Prenons un cas précis : islamophobie. Littéralement le mot veut dire «  peur de l’islam«  , mais il est utilisé abusivement pour dire  «  haine des musulmans  ». Dans les deux sens islamophobie est assez courante en France et un peu partout dans le monde. On sait qu’il y a environ 5 millions de musulmans en France. Si on fait un recensement et on constate que le chiffre est 5,7 millions. Est-ce que cela risquerait d’aggraver les préjugés contre les musulmans ? D’autres commentaires objectent que les statistiques sont inutiles. Mais les chercheurs y voient un intérêt. Dans l’article j’ai dit que les réactions à la question sont plutôt culturelles. En France j’ai appris à éviter des questions personnelles, mais si vous allez en Australie, on va vous tomber aussitôt dessus avec des questions «  d’où venez vous, qu’est-ce que vous faites ici en Australie, vous êtes touriste etc. etc.  » On ne connais pas la discrétion, la politesse françaises, c’est une différence culturelle. De même, dans un recensement officiel, si on me demande mes origines, ma religion, mon orientation politique, voit sexuelle, je le dirai sans hésitation. Imprudence ? Naïveté ? Le racisme existe partout dans le monde, mais je ne crois pas que les statistiques officielles y ont une influence. Jusqu’ici aucun commentaire n’a démontré le contraire.

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