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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 7 juin 2007 12:21

    jojo 2

    La technique n’est pas la seule solution, il y a aussi la volonté ; Comme indiqué en exemple ci-dessus, HAL est né de la volonté d’un groupement d’universités et grandes écoles françaises, certes pour archiver majoritairement en anglais, mais il est plurilingue. On pourrait aussi obliger par la loi à publier d’abord en français (même dans une pseudo-revue éditée par chaque fac ou organisme) puis en anglais, ce qui permettrait d’avoir l’antériorité juridique en cas de bisbilles comme l’affaire Montagner entre Pasteur et les USA. Je crois que le japon a un système analogue mais je n’arrive pas à trouver de détails.

    Sans être aussi dirigiste, le gouvernement ou l’ensemble des pays francophones pourraient soutenir financièrement une grande revue de chaque discipline jusqu’à ce qu’elle s’auto-finance. De même, les pays francophones pourraient créer leur propre index de notoriété, car le système actuel actuel est faussé du fait qu’un article paraissant dans une « petite langue » n’a strictement aucune chance d’être repéré et de ramener de l’impact factor à son auteur...

    Troisième solution, qui a ma préférence, promouvoir l’espéranto, langue neutre dans laquelle chacun doit faire sa part d’effort intellectuel (alors que pendant qu’on apprend l’anglais, les anglophones disposent du même temps à leur guise), et dont la structure rationnelle, logique et sans exceptions, soulageant la mémoire d’un facteur dix, devrait davantage séduire les scientifiques si les gouvernements ne boycottaient pas son développement, lequel se poursuit néanmoins à son rythme.



  • Krokodilo Krokodilo 7 juin 2007 12:06

    Effectivement, j’ai exagéré en disant que nous financions la pelle et le fossoyeur du français. Nous ne finançons que France 24, la chaîne d’infos en anglais, les cours en anglais pour Erasmus mundus, l’enseignement en anglais depuis l’école primaire jusqu’au bac (plus de 80% des élèves) ce qui veut dire tout le matériel pédagogioque qui va avec acheté par les parents et les écoles, les salaires des enseignants natifs anglophones invités par certaines écoles, etc. J’en oublie certainement beaucoup faute d’infos, c’est classé secret-défense.



  • Krokodilo Krokodilo 7 juin 2007 11:53

    Saluton, merci du soutien.

    j’ajoute un aspect que j’avais oublié :

    Les facs de Médecine ont souvent été tentées de rendre les cours d’anglais obligatoires et donc partie intégrante du cursus, pourtant aucune ne l’a fait à ma connaissance, alors que nombre d’écoles d’ingénieur obligent à un stage outre-manche et ne se gênent pas pour mettre la pression, pourquoi ? Je ne crois pas que les sciences biologiques résistent mieux, puisqu’on a vu que les revues de haut niveau sont quasiment toutes anglophones. Peut-être les professeurs ont-ils réalisé que pour enseigner en anglais, il fallait un bon, voire très bon niveau, à la fois des étudiants et des profs... , particulièrement dans des domaines où il y a davantage de mots que de formules. L’alternative étant de faire venir des « native » anglophones... , la crainte de fournir des postes de prof de fac à des concurrents potentiels n’aurait-elle pas joué ? Mais je suis mauvaise langue, ça se voit bien dans mes articles !



  • Krokodilo Krokodilo 7 juin 2007 11:42

    Asp

    C’est dans sa propre langue qu’on pense le mieux (je passe sur les exceptions des pays où le haut niveau est dans une autre langue : le français en Algérie, l’anglais ailleurs, etc.)

    Un chercheur francophone pense d’abord en français. Ses idées, son raisonnement, sont en français. Ensuite seulement, il rédigera une publication, d’abord en français puis traduite, parfois directement rédigée en anglais s’il en a le niveau (et ça ne les amuse pas tous, loin s’en faut...)



  • Krokodilo Krokodilo 7 juin 2007 11:39

    Prochain congrès de médecine générale à Paris : les contributeurs doivent envoyer le résumé en anglais.

    Prochain congrès international Wonca d’associations de médecine générale, pour la première fois à Paris, et sauf erreur, les contributions seront en anglais, traduites en français pour les plus importantes.

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