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Krokodilo

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Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

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  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Ambiance française

  Ambiance française

4661 visites 22 jui. 2025 | 0 réaction | Krokodilo  




Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 29 décembre 2006 09:52

    Justement : pourquoi renforcer l’anglais si le chinois est la langue de demain ? Ca illustre bien le problème : impossible de savoir jeune de quelle langue étrangère on aura besoin dans sa vie d’adulte.



  • Krokodilo Krokodilo 29 décembre 2006 09:42

    Les traducteurs automatiques nous sont annoncés pour demain, et ce depuis des dizaines d’années, faute d’avouer la vérité : au stade actuel de « l’intelligence artificielle », la traduction automatique est un échec. Elle peut être une aide pour traduire chaque mot, et encore avec des erreurs lorsque ce mot est utilisé dans son deuxième ou troisième sens, mais pour les tournures idiomatiques, l’argot, l’humour, les tournures grammaticales tarabiscotées, c’est très loin d’être au point. D’ailleurs, dans quelles conférences ou débats internationaux s’en sert-on ? C’est au contraire souvent un amusement dans les entreprises de prendre une phrase au hasard et de la faire traduire par un traducteur automatique pour voir le délire qui en sort !

    Bravo pour votre témoignage sur la surestimation constante du niveau en anglais. Nombre de conférenciers ne se comprennent pas les uns les autres, particulièrmeent avec les différences de prononciation entre asiatiques et occidentaux (je simplifie). Ils sont pourtant tous de haut niveau éducatif ! Il n’est pas innocent qu’il n’existe aucune vraie étude sur le niveau en anglais dans le monde. Malgré l’acharnement de l’Inde dans son enseignement, il n’est toujours compris que par une petite élite. Si l’anglais était facile, ça se saurait, et il n’y aurait plus besoin d’interprètes dans les conférences internationales depuis longtemps.

    Quant à rejeter la « faute » sur les insuffisances supposées de l’enseignement en langues, je trouve que c’est un faux problème. L’école ne peut réussir à enseigner les langues. Le niveau d’un élève au bac en LV1, un élève qui n’aurait fait aucun cours du soir, n’aurait eu aucune nounou anglaise, ni fait aucun séjour linguistique l’été, est très faible, et c’est tout à fait normal. Devra-t-on commencer l’anglais - car c’est toujours de lui qu’il s’agit en fait- dès la maternelle, consacrer 50% du temps scolaire aux langues ? Et dans cette hypothèse, si l’on veut proposer autre chose que l’anglais dès le primaire, imagine-t-on combien de professeurs cela nécessiterait tout au long de la scolarité ? Alors que tant de voix crient au nombre trop élevé de fonctionnaires ?

    On devrait déjà demander aux USA et à la GB de financer l’ensiegnement en anglais !



  • Krokodilo Krokodilo 28 décembre 2006 19:53

    Content de vous voir aborder ce thème trop négligé par les médias traditionnels qui se complaisent dans leur usage de quelques anglicismes à la mode, du coaching au brain-storming en passant par le prime-time. Non seulement les médias, les politiques et les décideurs n’ont pas pris conscience qu’ils aggravaient ainsi par leur snobisme le poids de l’anglais dans l’Union européenne, mais ils en rajoutent : la France (disons une poignée de français) vient de décider de claquer 80 millions d’euros par an pour France 24, une télé en anglais (maquillée en polyglotte) ! C’est de la gabegie et de l’aveuglement. Quant à M. N. (inutile de lui faire de la publicité), promoteur infatigable à travers le monde de son anglais abâtardi, le G. (pas de pub !), il semble titulaire de la légion d’honneur, allez y comprendre quelque chose ! Pourquoi se plaindre que le français recule à la commission européenne si on subventionne la diffusion de l’anglais comme lingua franca par une télévision que les cochons de payeurs français ne pourront même pas capter ?

    Martin : Les français ne sont pas nuls en langue, ils sont comme tout le monde.

    Le besoin d’une langue commune auxiliaire est de plus en plus évident avec l’Europe et la mondialisation. Le multilinguisme a fait la preuve de son inefficacité, en Suisse, en Belgique et partout ailleurs. Dire que quelque part dans le monde, il existe un pays où les citoyens vivent un multilinguisme harmonieux, c’est le cliché de l’herbe qui est plus verte chez le voisin, ou le paradis perdu. Les traducteurs automatiques, je passe, vaste rigolade, promis en vain depuis des lustres. L’anglais pour tous est une « solution » terriblement injuste, que la Commission essaie de nous imposer en douce en chantant le mantra du multilinguisme sur tous les tons pour nous hypnotiser, et ça marche, on marche à fond ! L’intercompréhension passive est un nouvel avatar du multilinguisme, aussi farfelu, qui nous obligerait à apprendre tous quatre ou cinq langues (n’oublions pas les langues régionales) à un niveau utile, c’est-à-dire à devenir tous des interprètes de haut niveau. C’est bien, mais il faut aussi pas mal d’autres métiers dans une société, on ne va pas consacrer 50% du temps scolaire aux langues comme au Luxembourg je crois.

    Bref, la nécessité d’une langue auxiliaire est évidente et son choix devrait être basé sur des critères rationnels de simplicité (disons de moindre difficulté), de ratio temps/efficacité, et de relative internationalité. A ce jour, seul l’espéranto répond à tous ces critères. La France et l’Allemagne ne veulent pas de cette solution par nostalgie de leur influence (en forte baisse comme le souligne l’article) et nos élites ne veulent pas de l’espéranto car la connaissance des langues étrangères est le signe d’un certain niveau social et éducatif ; si tout le monde pouvait apprendre la langue la moins difficile au monde, ils perdraient cette supériorité. En outre, ils en ont tellement bavé pour arriver à un petit niveau d’anglais qu’ils n’ont pas envie de promouvoir une autre solution !



  • Krokodilo Krokodilo 21 décembre 2006 17:24

    Les langues étrangères ne se limitent pas à l’anglais ! A lire certains commentaires ou à voir ce qui se passe dans les écoles primaires, on pourrait en douter, d’autant plus que le temps pris à enseigner des bribes d’anglais - ou parfois d’allemand, et sans que les parents ou l’enfant n’aient eu le droit de choisir... - est un temps pris au détriment du reste, donc aussi de la grammaire ! Va-t-on faire comme le Luxembourg, qui consacre, je crois, jusqu’à 50% du temps scolaire aux langues ? Devons-nous tous devenir polyglottes chevronnés, traducteurs experts ? Et comment faire suivre la logistique, combien de langues au choix ?

    Par ailleurs, il est tout à fait normal que le niveau au bac en LV1 soit médiocre : il ne faut y voir ni syndrome français (l’herbe est toujours plus verte chez le voisin), ni mauvaises méthodes, ni enseignement trop tardif, ni manque d’heures, mais le simple fait que l’apprentissage d’une langue étrangère est un énorme travail qu’il est impossible de réussir à l’école sans cours de soutien, sans nounou anglaise, sans contexte familial multiculturel ou sans séjours linguistiques l’été. (et je passe sur les séjours quasi obligatoires des élèves ingénieurs en GB ou aux USA) Preuve en est que l’apprentissage du français, thème de l’article, nous occupe quasiment à temps plein toute notre enfance et adolescence, voire durant une part de notre vie d’adulte, car qui peut se vanter d’un zéro faute à la dictée de Pivot, ou de maîtriser toutes les subtilités du français ? Une infime minorité. Depuis tout-petits nous entendons répéter qu’ « on ne dit pas comme ça » , qu’on peut garer une voiture mais pas la dé-garer, alors qu’on peut faire et défaire ! Ou bien encore que le mot sentinelle est doté d’un article féminin, même si ladite sentinelle fait son mètre quatre-vingt-dix et ses 95 kg de muscles ! Qu’il faut dire quatre fois vingt plus dix, soit quatre-vingt-dix, alors que nos voisins francophones utilisent le logique et joli nonante ! celui-ci est d’ailleurs légal en France, même sur un chèque, mais quel enseignant l’accepterait d’un de ses élèves ? Ce mécanisme logique s’appelle l’assimilation généralisatrice, logique naturelle de l’enfance qui tend à généraliser le fonctionnement de la langue dès qu’on a compris un concept. Or, l’apprentissage de la langue dans les premières années consiste à assimiler simultanément ces règles mais aussi en même temps les nombreuses exceptions... Cela nous paraît facile simplement parce que nous avons oublié à quel point c’était difficile, et que nous avons finalement fait un séjour linguistique de plusieurs années, avec un facteur affectif très puissant (qui consolide les souvenirs), d’où vient l’expression « langue maternelle . »

    Il est donc totalement illusoire de penser qu’on va apprendre une langue étrangère comme notre langue maternelle, ou qu’on va en apprendre une, deux, trois, quatre, comme on prend des yaourts sur une étagère.

    Le fait que le nouveau CECRL (Cadre européen de référence en langues étrangères) soit un peu fumeux, ou qu’il n’existe aucune étude sur le vrai niveau en anglais dans le monde n’est pas innocent : le débat sur les langues étrangères est totalement occulté par le dogmatisme qui règne dans ce domaine.



  • Krokodilo Krokodilo 21 décembre 2006 16:37

    Avant de penser que le tout-répressif a échoué, il faudrait d’abord qu’il ait été réellement appliqué, or, ce n’est pas le cas. Les limitations en ville ne sont pas respectées, celles de l’autoroute guère plus, les semi-remorques se doublent entre eux pendant des kilomètres pour gagner une minute au final, et l’été quand la densité de voitures augmente, impossible de laisser une distance de sécurité sans qu’un adepte de la liberté vienne s’y coller ! Multiplions les radars par dix ou cent, respectons les limites en ville, voire créons de grandes zones 30, et là on verra !

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