.... Le fascisme ne devient brutal que dans son développement. A sa base, il avance prudemment, et ne se signale que par des coups de force qui servent de test (voir « L’œuf du serpent). La question n’est pas celle de son épanouissement, mais celle de ses prémices. La non-résistance des victimes, dès les premiers pas ne relève, à mon sens, nullement de leur naïveté, mais de leur adhésion au modèle proposé : le gagnant, le gagneur, le chef, le meilleur, le héros, voire de nos jours, le milliardaire. (C’est d’ailleurs en quoi le propos sportif, ou celui sur l’ascenseur social et ses raccourcis : loto, poker, sont gravement fascisants). La mise sur piédestal de ces figures »idéales", c’est la valorisation de tous les esclaves du résultat, et la négation des tenants de l’art de vivre. C’est l’association à ces images, leur intégration par les asservis volontaires qui les fait solidaires de leurs bourreaux et non de leurs égaux.
Mais qu’est ce que ça peut bien foutre que le nombre de chômeurs augmente quand ils continuent à fermer leurs gueules, à se laisser rouler dans la merde en se faisant tout petits pour ne pas nuire à leur prochain (et hypothétique) entretien d’embauche ? A moins que ceux qui tombent cette année en fin de droits ne se décident à passer du consensus bêlant ou du culte de NS le sauveur suprême à quelque remue-ménage. Tiens, au lieu de se gausser de Ségo la gourde ou de Martine, il pourraient se poser la question du partage du travail, au lieu de « travailler plus pour.... rien » ou la question du rôle de l’état dans la répartition sociale au lieu du « bouclier (ça vous a déjà un petit air féodal, ce truc) fiscal ». Et peut-être se rappeler que les retraites, la sécu, les congés, les salaires sont les fruits d’un combat qui ne se fait pas en allant grossir la « majorité silencieuse » des collabos .
C’est la mode, les journalistes ont tellement abandonné leur profession, sa déontologie et ses ambitions qu’il est devenu courant de questionner n’importe qui sur n’importe quoi, voire de confier un journal entier à n’importe quel rédacteur en chef d’un jour !!! Au bal des lèche-culs, plus de limites, on espère seulement que la nullité du spectateur, caressée dans le sens du poil,toujours vers le pire, assurera l’audience et surtout les prébendes conséquentes. Ça peut , au choix, s’appeler vénalité ou démission des élites, ou pure saloperie, selon les salons que l’on fréquente.
Ce qui est inadmissible (voir incompréhensible) pour ce qu’on nomme « occident », c’est l’efficacité terrible d’un état fort. Résistance, voire retournement de la crise, instrumentalisation des gagneurs et nouveaux riches au lieu de les laisser rendre les politiques impuissants, tyrannie vis à vis des entreprises entrantes incapables de s’opposer au pillage de leur technologie, mise ne danger de la monnaie des US, de quoi faire rêver tous les « libéraux » ennemis de la règle et rois de la jungle au nom de « l’efficacité »...... Bien baisés sur ce coup là .. !
Confiscation ??? Tu parles,Charles,la ficelle est énorme : pousser les automobilistes à prendre leurs bagnoles en leasing (non saisissable), ce qui a le double avantage 1) de les pousser à les remplacer très régulièrement (sans prime à la casse) 2) d’engraisser la banque qui facture le service (essayez d’avoir une remise si vous payez cash, vous comprendrez tout de suite). Répression ??? J’adore, j’en profite pour rouler dans une merde à la vitesse d’un machin sans permis et faire chier tous ceux qui roulent, eux, pour bosser. Z’en auront bien marre un jour, non ?????