Pour avoir une réaction de fission, il y a trois noyaux éléments radioactifs qui sont rentables. L’uranium 233 obtenu, grâce au thorium 232 ; L’uranium 235 qui représente 0.7% de tout l’uranium à l’état naturel ; Le plutonium 239 obtenu grâce à l’uranium 238 (99.3% de l’uranium naturel).
Il se trouve que l’on a choisit d’utiliser majoritairement le couple uranium238/plutonium239 pour de multiple raisons la première étant surement que l’on a besoin de ce type de réacteur pour fabriquer des bombes nucléaires. Comment un réacteur de ce type marche-t-il et pourquoi avons nous des déchets radioactifs ? Et bien on bombarde une barre solide d’uranium 238 avec des neutrons, on obtient du plutonium 239 qui lui est fissible. Ce dernier est à son tour bombarder de neutron ce qui provoque la réaction de fission qui dégage l’énergie utilisé pour produire le courant électrique. Lors de la fission, le plutonium se divise en deux différents atomes, atome de xénon ou de néodynium ou de césium ou de zinconium la liste est plutôt longue, mais globalement surtout en xénon.
Le xénon est un gaz qui apparait donc par la magie de la fission au sein de la barre d’uranium, il reste donc bloqué dedans. Et alors ? Et bien il faut voir le xénon comme un goinfre pour ce qui est des neutrons, il absorbe tellement les neutrons que si il est présent en trop grand concentration il arrête le réacteur. C’est pourquoi dans les modèles de réacteurs que l’on a aujourd’hui il n’y a qu’une très faible fraction de l’uranium que l’on insère dans un réacteur qui est utilisé. La barre d’uranium est contaminé par le xenon qui la rend inutilisable. Ce sont ces barres contaminé que l’on appel déchet nucléaire.
Donc une des plus grande problématique des déchets nucléaires c’est d’augmenter le rendement : Si on pouvait utilisé une barre dans sa totalité et bien on aurait besoin de 35 fois moins de barres, et donc on aurait 35 fois moins de déchet.
Donc voilà pour les réacteurs que tout le monde connait, maintenant en quoi le réacteur à thorium est meilleur ? Vous avez raisons on transforme le thorium en uranium 233, mais ce dernier comme pour le plutonium va entrer dans une réaction de fission et donner aussi du xénon etc... . Et oui il restera un peu d’uranium qui ne réagit pas, comme pour le plutonium, mais c’est il me semble 2 ou 3% seulement qui ne réagit pas.
Bon jusqu’à présent, on a du xénon et d’autres éléments radioactifs, donc c’est comme le réacteur U/Pu. Le xénon va arrêter la réaction et on aura autant de déchet. Et bien non parce que le réacteur à thorium utilise un combustible liquide (fondu plutôt) et pas solide. Le xénon peu s’échapper du combustible mais pas d’un solide. Le combustible n’est donc pas contaminé et peu être utilisé presque totalement.
Le deuxième avantage d’avoir ce combustible sous forme liquide se trouve dans la gestion de ces dit déchets. En faite une grande partie des déchets nucléaire le comme le Xénon qui sont en faite tout sauf des déchets. Imaginer votre frigo ou votre armoire à conserve, maintenant mélanger tout ce qu’ils contiennent ensemble pour former un tas. Qu’est ce que vous faites avec ? Vous le jetez. Ce n’est pas que vous ne vouliez pas manger des haricots mais que vous auriez du mal à faire un plat d’haricots avec le tas en question. Et bien dans barre contaminé c’est la même chose que ce tas. Dans ces barres on trouve du Xénon, gaz très chiant dans un réacteur nucléaire, mais tellement utile comme carburant de fusées ou des satellite. On dit même du xénon que c’est le seul carburant qui mérite d’être dans l’espace tellement il est couteux. Le molybdenum devient du technetium qui est utilisé énormément dans l’imagerie médical. Il y des recherches sur le Bismuth 213 dans le domaine de la cancérologie et le traitement de la leucémie. Le césium peut servir à l’irradiation de la nourriture (ça ne rend pas la nourriture radioactive) pour tué la bactérie E.coli par exemple.
Le fait que le combustible soit liquide nous permet d’extraire les différents composants et de les séparer. C’est exactement le même processus que vous pouviez faire en terminale avec une électrolyse par exemple. Il restera certainement toujours un peu de véritable déchet mais en augmentant le rendement autant et en récupérant tout ce qu’il y a d’utile et bien reste pas grand chose.
Pour ce qui est du risque d’une explosion etc... : Pour faire simple dans un réacteur U/Pu on a une réaction qui ne demande qu’à continuer, alors que dans le réacteur à Th/U et bien c’est le contraire, la réaction ne demande qu’à s’arrêter mais bon vous l’avez déjà compris « le thorium peut être bombardé de neutrons
pour produire une fission, mais sans que cela crée une réaction en
chaîne. La fission cesse dès que l’on arrête le rayon de photons ».. Donc physiquement on peut pas avoir de Fukushima ou de Tchernobyl. Mais bon admettons quatres Boeings se crash sur la centrale ou que sais-je, l’avantage d’avoir un combustible liquide c’est que l’on peut le déplacer très facilement. Un problème ok. On ouvre la tuyauterie et le combustible retourne dans son lieux de stockage en béton.
Pour finir je dirais que c’est une technologie qui n’a pas été aussi populaire en grande partie à cause de la guerre froide et qui donc n’a pas eu autant de moyen que la recherche sur les réacteurs U/Pu, donc svp ne dites pas "Des physiciens se sont penchés sur cette filière et ils démontrent toute
la complexité de cette technologie, pour laquelle ils dénoncent un
manque d’expérience." Toutes les technologie on commençait par un manque d’expérience et un difficulté à la mise en application. Les premiers ordinateurs ne faisait pas la taille d’un airbook.
Cela serait plus efficace de recycler les déchets via un Fast Breeder, si jamais on reste avec des réacteurs à uranium. Sinon on finance le développement de réacteur à thorium bien moins polluant dans la mesure où 99% du combustible est consommé par le réacteur (l’uranium c’est proche de 1% seulement).
Ce qui est dangereux ce n’est pas le fait que l’on retrouve des traces minimes de césium sur les plages américaine ou australienne. Que le sol soit 30, 50 fois plus radioactif que la moyenne. Non le plus grand danger c’est l’empoissonnement radioactif et bien moins le rayonnement. Qu’est ce qu’un empoissonnement radioactif et bien c’est la présence d’élément radioactif dans le corps sans possibilité d’évacuation et qui parce qu’ils sont dans le corps les rayons peuvent agir à pleine puissance sur l’ADN. Par exemple l’ingestion de polonium via votre café (technique très apprécié du KGB) ou plus simplement la cigarette, les 3/4 des cancers pulmonaires primitif on pour origine le tabac (qui contient du polonium). Ou encore, comme c’est le cas dans Fukushima des empoissonnement à l’iode radioactif, c’est pour ça quand France il y a des stocks de comprimés d’iode pour évité cela (on prend en excès de l’iode naturel pour saturé la thyroïde) chose qui n’a pas été fait par les populations ou le gouvernement de Fukushima. Si on mettait plus souvent l’accent sur les vrais risques du nucléaire peut-être que les gens autour de Fukushima n’aurait pas eu une augmentation de 70% des cancers de la thyroïde. (qui est le seul cancer avec une augmentation notable, c’est pas les 3% de leucémie en plus qui doivent nous alarmer car 3% de 1 cas pour 100000 habitants c’est rien)
Quant à ça « es centrales qui ne devaient poser de pb qu’une fois tout les 100000ans .........on en est a combien ? » On en est à Deux majeurs. Les barrages hydro-électrique aussi jamais ne devais poser de problème, ils en sont à combien d’accident majeur ? Un indice c’est plus que deux : Barrage de fuchan 10000 morts, Barrage de south fork : 2200 morts ; Barrage de Vajont : 1900 morts ; Barrage de Banqiao : minimum 26000 morts etc... . Je sais pas pour vous mais je sentirais plus sur près d’une centrale que d’un barrage, parce le Barrage ça tue vraiment tout de suite et ça a sauté pas mal de fois dans l’histoire bien plus de fois que les centrales nucléaires. Et encore je parles pas décès dans les centrales à charbon et autre centrale énergétique.
@soi même : vision très intéressante sur la radioactivité j’avais plus lut sur la comparaison entre l’alchimie et la recherche sur la radioactivité, mais je garderai en tête cette idée.
@gaijin : On n’a pas le choix de l’électricité naturelle, l’électricité humaine oui. Imaginer donc des dizaines de personnes meurent chaque année en france à cause la foudre et si cela ne suffisait pas 200 personnes sont rajouté à la liste à cause de nous, de notre égoïsme qui nous pousse à vouloir nous éclairer. Sans compter le nombre de personnes qui survivent avec des séquelles.
Mais bon vous ne contredisez pas le faites que la radioactivité naturelle est plus importante/abondante. Et encore on utilise dans les centrales même pas les pires éléments radioactifs comme du polonium (que vous avez par contre dans les cigarettes) ou le radon.
Et puis 600 tonnes ou 598.987 ça reste quand même plus important que la consommation annuelle totale de 3-4 réacteurs nucléaires. Donc en gros c’est comme si jusqu’aux derniers atomes, l’uranium utilisé pendant 1an dans une centrale comme Fukushima c’était, d’une manière ou d’une autre, volatilisé dans les airs et voyagé via un gros nuage. (et encore je rappels que je ne parle même pas du thorium)