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Marc Bruxman

Ingénieur, scientifique, et passionné de politique, je m’intérésse particuliérement aux rapports entre le progrés techniques et les conditions sociales des gens.  

Tableau de bord

  • Premier article le 09/06/2006
  • Modérateur depuis le 07/09/2006
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Derniers commentaires



  • Marc Bruxman 18 mai 2012 12:32

    Les USA souhaitent avant tout que ce soit le bordel en europe. Ils savent très bien et trop bien que si l’europe réussit à se construire, elle sera une puissance avec laquelle il faudra compter. Et ils ne le veulent pour rien au monde.

    Si l’europe se construit :

    • Le royaume uni va rapidement voir son intérêt et se rapprochera de la puissance européenne plutôt que de son distant voisin qui lui ressemble de moins en moins.
    • L’europe va pouvoir financer seul une défense commune efficace et va alors avoir un vrai poids dans l’OTAN.
    • L’europe unie peut trouver des intérêts au moyen orient et les peuples arabes seront demandeurs vu comment ils ont l’impression de s’être fait niquer par les USA.
    • L’europe unie peut à moyen terme réussie à refaire venir la russie dans son giron. Putine n’est pas éternel, les Russes sont de tradition européenne et leur économie basée sur les matiéres premiéres gagnerait à s’attacher à une zone de consommation. Pour l’instant certains russes sont nostalgiques de l’union soviétique, mais à terme, ils pourraient y voir leur intérêt.
    • En reconstituant un bloc « eurasiatique », l’europe deviendrait alors une puissance centrale et les USA se verraient mis en grande difficulté.



  • Marc Bruxman 18 mai 2012 12:23

    Sauf que le peuple évolue avec le temps. Il n’y avait pas de peuple Allemand mais une multitude de royaumes au début du XIXème siécle. De même en Italie. Les Américains étaint tous des immigrés.

    La notion de peuple européen doit et va se construire petit à petit. Car petit à petit, les peuples européens vont comprendre que l’union fait la force. Ils vont comprendre :

    • Qu’en unissant nos défenses européennes on peut avoir une défense crédible.
    • Qu’en unissant nos économies on peut être une très grande puissance économique capable de rivialiser avec les USA et la Chine.
    • Que l’on peut optimiser nos institutions et fournir plus de services avec moins de dépenses.
    • Que l’europe peut rayonner sur le monde à condition d’être une et non un aggrégat de petits.

    La seule difficulté de ce projet aujourd’hui est l’utilsation d’une langue commune (ce qui ne veut pas dire que l’on ne parlera plus Français en France, les chinois parlent tous mandarins, mais tous le dialecte de leur ville / province). Le choix le plus rationnel serait l’anglais (la plupart des européens le baraguinent déja) mais diplomatiquement c’est compliqué. Lorsque cet obstacle sera levé, il n’y aura plus d’obstacles au rêve européen. Et l’europe redeviendra au centre du monde. 



  • Marc Bruxman 18 mai 2012 12:16

    A t’il complétement tord ?

    Aujourd’hui nos puissances européennes ne sont plus de tailles pour négocier face à la Chine, l’Inde, les USA, le Brésil ou la Russie. Nous avons tout pour compter dans le monde, mais politiquement nous sommes des nains. (Allemagne compris). Voulons nous rester des nains ou voulons nous avoir une influence sur le monde ? Le problème ici ne devrait pas être ce que l’on abandonne progressivement (nos états nations faibles) mais ce que l’on construit (un état nation européen fort, qui sera respecté et saura nous défendre).

    Socialement, il y a beaucoup de choses qui rapprochent les européens entre eux. Ceux qui voyagent et ont vu d’autres cultures le savent. Si vous vivez en Asie, il n’y a que peu de différences entre un Allemand et un Français.

    Economiquement, il y aurait beaucoup à gagner à harmoniser le bordel européen et à en faire un pays fédéral. C’est un projet complexe et risqué mais il faut l’entreprendre. L’histoire converge vers cela, mais les résistances sont grandes. Si nous avons de la chance, dans un siécle, nos arriéres petits enfants se diront citoyens de l’europe. Et j’espére qu’ils pourront être fier des réalisations de l’europe de cette époque. Pas fier d’un glorieux passé révolu, mais fiers de leur présent et confiant dans leur avenir !

    La crise actuelle est un formidable accélérateur pour la construction d’une europe unie. Sur ce point de vue et même si je ne suis pas d’accord sur tout avec lui, François Hollande parait un bon choix. La crise de l’euro va forcer les rapprochements et les constructions d’institutions et même si la grêce est probablement perdue, la crise de l’euro approche de son dénouement. L’exemple grec va éviter aux autres pays de faire trop de bétises.

    Dans 5 ans, une derniére élection dangereuse aura lieu : car les populistes vont comprendre que c’est leur derniére chance d’arréter l’europe en marche. Mais si tout se passe bien, il sera évident que l’europe nous a protégé d’un désastre. On pourra alors passer à la phase suivante. En 2022, beaucoup de nationalistes convaincu auront disparus du circuit. Cela sera fini et le projet européen pourra alors avancer à grande vitesse.



  • Marc Bruxman 18 mai 2012 12:03

    On les comprends, il est maintenant quasi certain que le pays va quitter l’euro et que leur nouvelle monnaie va être fortement dévaluée. Je le regrette fortement mais si les élections confirment les précedentes, il y a fort à craindre que les autres pays d’europe tirent sur la prise ce qui est dans leur intérêt quoi qu’ils en disent :

    • Beaucoup de CDS un peu trop toxiques ont maintenant expirés et il en expire plus chaque jour qui passe.
    • Cette nouvelle fera fortement chuter l’euro : L’espagne, le portugal et l’italie vont redevenir comptétitifs à l’exportation. Cela va créer un peu de croissance qui aidera fortement à faire les ajustements budgétaires nécéssaires. (C’est valable aussi pour la France).
    • Le fric réservé pour le plan d’aide à la grêce pourra être redéployé afin de soutenir un plan croissance à l’échelle européenne. 
    • En clair, 6 à 8 mois après la sortie de la grêce, la crise de la dette européenne sera terminée. Mais les USA vont voir leur tour venir. à la surprise générale. 
    • Les populistes vont avoir l’herbe coupée sous le pied. La seule vision des conséquences en grêce suffiront à convaincre les gens qu’il faut faire des efforts maintenant pour éviter cela.
    Donc en plaçant votre fric à l’étranger et en attendant la dévaluation vous avez au choix :
    • Le meilleur placement financier qui soit : A 50% de rendement en quelques mois voir plus (vour rapatrierez au besoin).
    • Une assurance anti-ruine : Si c’est trop la merde vous utilisez les accords de Shengen et allez vivre ailleurs.

    Après ce sont probablement les gens aisés qui font cela plus que les pauvres et la classe moyenne. Et il faut rappeler les conséquences atroces que risquent d’avoir cette faillite sur la population grecque (à leur place je voterai bien) qui seront inverse des conséquences positives pour le reste de l’UE :

    • L’impossibilité de payer fonctionnaires, retraites et services régaliens.
    • Une crise économique terrible pour le secteur privé.
    • Une sortie quasi immédiate de l’espace Schengen : Vu le nombre de grecs qui vont vouloir se barrer à l’étranger, le gouvernement grec suspendra probablement de lui même ces accords sans attendre que d’autres pays le fassent. Déja lors de la chute du bloc de l’est, l’immigration avait été massive, malgrè des plans d’aide très couteux. Si vous visitez Dresde aujourd’hui vous verrez que les jeunes en sont partis à une époque et ne sont pas revenus. (Ville super au point de vue touristique cela dit).

    Tout ceci n’est pas à souhaiter. Mais le peuple grec joue un peu au con : d’un coté on comprend qu’ils en aient raz le cul (mais leur colére devrait se focaliser sur les coupables parmi leurs politiques qui ont crées ces dettes) de l’autre, croire qu’ils peuvent refuser l’austérité et rester dans l’euro est un peu présomptueux. Non seulement l’UE ne peut pas payer, mais elle n’a aucun intérêt à le faire. Ils veulent juste ne pas passer pour des méchants.



  • Marc Bruxman 15 mai 2012 21:09

    Ils se battent contre l’austérité soit. Mais le problème est un peu plus complexe que cela. Certains de nos dirigeants (autant de droite que de gauche) ont trouvé qu’il était plus commode d’acheter leur réelection par l’emprunt. La conséquence est que nos pays sont dépendents d’un financement extérieur. On ne peut pas simplement dire aux créanciers d’aller se faire foutre car même si on ne les remboursait plus, on serait encore en déficit. C’est le cas dans beaucoup de pays d’europe du sud.

    Pour se libérer des exigences des créanciers, la seule façon est de remettre nos comptes à l’équilibre. Et le prix est élevé comme on le voit avec ces indignés dont l’indignation est compréhensible mais mal plaçée.

    Voici ce qui va malheureusement se passer :

    • D’ici la fin Juin, la grêce va faire faillite car l’austérité lui est insupportable. En faisant cette bétise, les grecs vont sauver l’europe. Pourquoi ? Parce qu’ils vont aider le niveau de l’euro à baisser par rapport au dollar ce qui donnera un grand bol d’air à l’espagne, l’italie et au portugal.
    • Dans le même temps, ce que vont endurer les grecs suite à cette faillite va être un avertissement aux autres peuples. Non on ne peut pas s’en sortir sans rembourser nos dettes.
    • Avec un euro plus faible, les pays d’europe du sud et du nord vont retrouver une marge de manoeuvre. L’aide greque, déja votée pourra être discrétement redirigée vers l’espagne, le portugal ou l’italie encore sauvable. En fait, François Hollande et Merkel vont tomber d’accord. La thune des grecs va devenir le plan de croissance pour le reste de l’europe. Ca ne sera pas dit comme cela bien sur. Mais cela sera une sage décision. 
    • Et au final, l’économie va repartir, n’en déplaise aux catastrophistes. Si grâce à cet événement nos dirigeants en profitent pour sortir les pays d’europe de l’endettement, cela sera un bienfait. Par contre, la prochaine crise viendra surement de Chine et elle va avoir certaines répercussions douloureuses pour nous. Nos dirigeants vont devoir jouer serré pour transformer cette crise en opportunité.

    Mais avec tout ce bordel, bonne chance à Francois Hollande, il va en avoir plus que besoin.

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