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Marc Bruxman

Ingénieur, scientifique, et passionné de politique, je m’intérésse particuliérement aux rapports entre le progrés techniques et les conditions sociales des gens.  

Tableau de bord

  • Premier article le 09/06/2006
  • Modérateur depuis le 07/09/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Marc Bruxman 23 mai 2012 19:27

    Bonjour,

    On a pu constater que le vote front national était essentiellement installé dans des territoires périurbains lointains (à plus de 30 kilométres des centres villes). Il ne s’agit pas de ruralité dans le sens ou l’on ne parles pas de gens qui vivent de l’agriculture

    Dans ces villes, très peu d’immigrés, et pas d’insécurité. Par contre, on constate une destruction rapide du mode de vie « rurbain » :

    • La hausse des prix des carburants rend ce mode de vie de plus en plus onéreux. De plus en plus, les surcoûts dépassent les bénéfices. 
    • Ces territoires sont peu attractifs pour les entreprises : L’économie est basée sur la connaissance, hors, très peu de cadre voudront travailler dans ces zones. Le recrutement de salariés de haut niveau y est donc quasi impossible. En ajoutant la désindustrialisation, le tissus économique s’y dégrades très rapidement.
    • L’endettement public fait que maintenir les services publics à leur ancien niveau dans ces territoires n’est plus tenable. En conséquences, ils se dégradent rapidement et deviennent des annexes des grands centres urbains.

    Dans les années 90 et début 2000, beaucoup de gens ont signé pour les sirénes de la « rurbanité », vivre dans une grande maison à la camapgne, profiter d’un potager. Arnaqués par des agents immobilliers, ils n’ont pas mesurés le coût de cette rurbanité : des temps de transports épuisants, un cout de transport élevé, un éloignement de la culture. Et s’ils voulaient vendre leurs bien, c’est quasi impossible.

    De l’autre coté, certaines villes ont volontairement empéchés leur densification sous la pression des écologistes. On remarquera à Paris intra muros et en proche banlieue que la densification est bloquée depuis les années 80. Ce fut bon pour les habitants déja propriétaires (à court terme) et mauvais pour tous les autres.

    La seule façon de sortir de cette impasse est que l’état fasse sauter les plans d’urbanisme et lance des opérations de densification partout ou c’est possible dans les grandes métropoles régionales. Les transports doivent bien sur suivre. L’habitat dans ces zones devra mixer bureaux et habitations. A l’inverse dans certains villages lointains, il est possible de mettre en place des plans de départ volontaires : indemnité est donnée au propriétaire, le logement est rasé et les services publics très couteux à la campagne sont réduits en proportion. Une proposition de relogement dans les nouveaux logements en zone dense peut être faite en compensation. Beaucoup de gens qui se sont fait piéger dans ces endroits signeront rapidement et d’autres souhaiteront suivre avant qu’il ne soit trop tard.

    Ces gens verront leur vie s’améliorer en arrivant en ville (car 3h de transports par jour c’est juste inacceptable) pourront se passer de leur bagnole ou l’utiliser beaucoup moins (c’est bon pour la balance commerciale). Ils seront en contact avec une certaine immigration mais finiront par voir que ce n’est pas comme à la télé. (Je me rappelle avoir vu plusieurs fois le quartier ou je vivais être comparé au Bronx alors qu’il était au final relativement tranquille). Et le vote Marine diminuera petit à petit. 

    En alternative, s’il y a un gros bourg dans la région, celui ci peut être densifié ce qui permettrait de développer correctement ce gros bourg au détriment du reste.

    Si le coût pour les finances publiques d’un tel programme est certain à court terme, il diminuera rapidement : Au fur et à mesure que des communes disparaitront du plan, les dépenses d’entetien seront en forte baisse. En couplant avec les économies sur le carburant et une baisse du chomage lié à ces projets, le bilan devrait être positif pour l’état.



  • Marc Bruxman 23 mai 2012 14:12

    "Et vous même, avez-vous compris que aucun système, à fortiori celui par capitalisation, n’est immune à un quelconque choc démographique. « 

    Effectivement d’un point de vue démographique les deux systèmes sont équivalents. Votre capital ne vaut que parce qu’il y a des gens pour le racheter. Avec moins de jeunes, les retraites par capitalisation vont chuter de même que celles par répartition. Le seul avantage de la capitalisation c’est que tout le monde ne coule pas en même temps. Ceux qui sont plus malins que les autres peuvent »battre" le marché. A l’inverse ceux qui ont mis toutes leurs économies dans les actions crédit agricoles (comme entendu hier à l’AG) se prennent une monstro-carotte.




  • Marc Bruxman 23 mai 2012 14:09

    Au contraire, je prends en compte ces changements liés à la démographie. Le clivage sur les valeurs recule d’années en années en terme d’age. En 1980, le clivage sur les valeurs se situait aux alentours de 40 ans. Il est aujourd’hui à 60 ans. (On remarque un décalage de 10 ans du fait que les gens se « réac-isent » en général en vieillissant). Or même si le décalage ne prends que 2 ans dans la période 2012 - 2017 ce sont des millions de voix en moins pour l’UMP. A moins bien sur qu’ils réussissent à trouver une ligne de clivage plus intéréssante pour eux.

    Concernant le jugement, oui l’économie aura son rôle à jouer dans le contentement ou le mécontentement des français. Mais les crises ne sont pas éternelle et après l’hiver le printemps revient toujours. Ca va vraissemblablement secouer beaucoup jusqu’à mi 2013 et puis on va s’appercevoir que la crise de l’euro a fait « pshit ». Les efforts budgétaires déja consentis parmis les pays européens vont alors porter leurs fruits. Par contre ca va tanguer très fort du coté des USA dès 2013.



  • Marc Bruxman 22 mai 2012 20:18

    Il y a de la place en France vous savez. Des pays comme la Chine sont bcp plus denses que le notre.

    Et pour le coup, une grande partie des travailleurs étrangers qui viennent finissent par repartir chez eux (sans que Sarkozy ait à les forcer). Eh oui, le mal du pays existe ! Alors au final, ils viennent, ils bossent, certains restent, d’autres repartent, mais ca aide à payer les retraites.

    Et cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas réparer notre système de retraite hein ! Mais il se’trouve qu’il est la et que donc il va falloir payer pour les vieux. Alors soit vous partagez la facture avec quelques nouveaux arrivants (qui certes n’ont rien demandés mais payeront) soit vous la payez tout seul. Mais bon si après une bonne soirée au restal vous pouvez inviter un mec dans la rue et partagez la note avec lui (qui n’a rien bouffé) c’est un bon deal non ?



  • Marc Bruxman 22 mai 2012 19:52

    Bonjour à tous et merci pour vos réponses.

    Je m’attendais à vrai dire à ces réactions négatives en écrivant cet article. J’ai essayé de répondre à chacun mais quelques remarques générales et précisions s’imposent !

    Beaucoup nie le fait qu’il y ait eu un séisme et trouvent que cette élection n’a au final pas été du tout clivante. En cela, ils reconaissent que Sarkozy et Hollande c’était « la même chose ». Et en cela ils raisonnent sur l’axe économique. Pourtant les gens se sont déplacés pour aller voter signifiant que pour beaucoup de Français, cette élection était clivante (sinon autant rester chez soi). Elle l’a juste été sur le terrain des valeurs et pas du tout sur le terrain économique.

    Pour autant, un peu de poudre aux yeux et notamment les attaques négatives ont fait que vous ne vous en êtes pas rendu compte. Chaque camp accusait l’autre de méfaits économiques (ultralibéralisme ou communisme) alors que cela ne figurait point au programme de l’autre camp. Par cet artifice l’illusion d’un clivage sur l’économie pouvait être maintenu pour ceux qui le souhaitait encore. Si l’on ajoute la surmédiatisation du front de gauche et sa surévaluation par les sondages, tout était parfait !

    L’impact à long terme de ce sondage va dépendre de plusieurs choses :

    • Si le PS a la majorité absolue, il sera en mesure de dicter l’agenda et l’UMP n’aura aucune marge de manoeuvre pour se repositionner sur le terrain économique. Le PS conduira une politique économique au centre et une politique sociale ouverte. L’UMP ne pourra pas faire de l’ultralibéralisme réel sans heurter le camp des « valeurs » et sera pris en étau par le FN. Le Modem va aussi être gravement mal plaçé.
    • Si le PS échoue et doit gouverner avec le front de gauche, alors l’UMP pourra plus facilement se replacer sur le terrain économique et tenter d’abandonner petit à petit son clivage sur les valeurs. De cette façon, elle revient au centre du jeu.

    Dans le premier cas, l’élection de 2017 est déja perdue pour l’UMP. Avec un gouvernement au centre gauche, le PS va raffler une grande partie des centristes de droite ou en tout cas, cesser d’être un épouvantail. A l’inverse le FN dira que la droite a été au pouvoir et n’a rien fait pour les sujets qu’elle défend. Marine va donc faire exploser l’UMP mais pas en 2012 contrairement à ce que tout le monde dit. L’explosion sera en 2017 quand il sera évident que le FN peut empécher totalement l’élection de tout candidat de droite et ce pour de nombreuses années. A ce moment la, ce sera la fin. Le PS va regagner 2017. En 2022 au contraire, la plupart des électeurs n’auront pas connu le monde d’avant et le clivage sur les valeurs sera de plus en plus dur à maintenir. Face à l’uniformisation, il faudra alors en inventer un nouveau. Car il n’y a pas de fin de l’histoire.

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