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Marc Bruxman

Ingénieur, scientifique, et passionné de politique, je m’intérésse particuliérement aux rapports entre le progrés techniques et les conditions sociales des gens.  

Tableau de bord

  • Premier article le 09/06/2006
  • Modérateur depuis le 07/09/2006
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Derniers commentaires



  • Marc Bruxman 4 novembre 2011 20:08

    Ah ben par exemple si les grecs avaient votés non à l’euro ? On aurait vu les eurosceptiques courir pour quitter le pays avant que les gens comprennent.

    Explication :

    • La grêce est en faillite. Du jour au lendemain, elle doit faire avec ses rentrées d’argent disponible. Comme le budget n’est pas à l’équilibre même si l’on enléve le remboursement de la dette, les dépenses d’état doivent chuter de 2.5%.
    • La grêce sort de l’euro. Les eurosceptiques font hourra. En attendant c’est un processus qui va prendre plusieurs mois voir années. Les gens qui ont un QI sortent leur argent des banques quand l’euro est encore la. Quand la dévaluation arrive, ils ont fait une belle plus value. Comme les gens moins cons ont plus de fric, les banques doivent rapidement être nationalisées et ne peuvent plus préter à l’économie grecque. La croissance s’effondre, les rentrées fiscales diminuent et le premier point s’aggrave, l’état doit encore plus baisser ses dépenses. 
    • Au passage on dévalue, les ménages n’ont plus de fric car tout ce qu’ils importent est cher, les entreprises qui importaient font faillite. La croissance s’effondre l’état ne peut plus se financer.
    • Les entreprises découvrent que leurs emprunts sont libéllés en euros, elles font faillite. Histoire de les aider un petit peu, plus aucun préteur étranger ne leur préte car ils ont très bien compris ce qui va arriver. Seules celles qui ont de grosses réserves de cash prospérent en rachetant les autres pour une bouchée de pain. La croissance s’effondre, l’état ne peut plus se financer.
    • Les étrangers comprenant que toute affaire commerciale avec les grecs présente de gros risques de ne pas être livrés ne font de commerce que si les prix sont très très bas. En fait, il reste plus fiable de faire du commerce avec la chine.
    Ce que vous souhaitez bande d’eurosceptiques débile c’est ce qui est arrivé aux russes début 1990. La conséquence fut une baisse du PIB dee près de 30% en quelques années, une très forte hausse de la pauvreté et de la mortalité, une destruction totale de l’appareil d’état. Ils ne s’en sont sortis que grâce aux matiéres premiéres (de même que les argentins). Or pour rappel ce que la Russie et l’Argentine avaient les grecs ne l’ont pas.

    Si le non avait été voté, il n’aurait pas fallu 6 mois avant que les gens regrettent amérement le bon temps de l’austérité...



  • Marc Bruxman 4 novembre 2011 19:49

    Vous semblez ne pas avoir compris ce qui est génial dans la démocratie et pourquoi tout le monde l’a adopté et pourquoi les chinois sont bêtes de ne pas le faire.

    La démocratie ce n’est pas « le peuple décide » mais le peuple a la possibilité de changer ceux qui décident (pour lui) à un intervalle de temps donné.

    Ceci permet au peuple d’avoir un échappatoire. Peut être que si Sarkozy était élu à vie les gens jugeraient que cela vaut le coup de se révolter (ou pas). Mais la, les gens savent qu’en 2012 (enfin au plus tard dans 5 ans), ils vont pouvoir se débarasser d’un souverain génant. En conséquence, la révolte n’est que rarement une option valable. En quelque mot, la démocratie permet de réaliser une réduction des coûts sur le maintient de la paix sociale, tout en sécurisant le processus de décision.

    Le coup du référendum grec est une bonne illustration. On sait très bien que le peuple aurait voté non et se serait tiré une balle dans le pieds. Avantage (peut être pas des moindres) : Ca aurait fait une démonstration qui en aurait calmé beaucoup pour longtemps. Les grecs allaient prendre tellement cher s’ils votaient non qu’ils allaient le regretter amérement.

    D’ailleurs en cas de non les eurosceptiques étaient les grands perdants et ils le savent. Ils se sont empressés de voter comme un seul homme à l’assemblée alors qu’il chiaient sur l’accord avant. Pourquoi ? Parce qu’ils savent très bien (ils n’ont pas deux de QI comme les électeurs de marine) qu’en cas de sortie de la grêce de l’UE, ils allaient avoir tellement mal au cul économiquement que le même peuple qui a voté « non » allaient vouloir les pendre.

    La société d’aujourd’hui est trop complexe pour que l’utopie grecque puisse exister. On sait très bien que la majorité des gens ne comprennent rien aux sujets qui les concerne. Les gens parlent de régulation financiére sur agoravox mais ne savent pas expliquer ce qu’est un CDO si ce n’est réciter ce qu’on leur a appris : c’est toxique et spéculatif ! Aucun ne sait expliquer le rôle de ces mêmes CDO dans le système bancaire actuel. Vous voteriez surement pour les supprimer si on vous en donniez l’occasion par référendum. Et six mois plus tard, les conséquences seraient tellement grave que vous hurleriez pour pendre les politiciens qui vous ont demandés de les virer. C’est ainsi !



  • Marc Bruxman 2 novembre 2011 20:10

    "N’y aurait-il pas également quelques questions à se poser sur les dogmes, préceptes et enseignements qui poussent des moines à de tels extrémités ?"

    Les mêmes qui poussent des gens à manifester devant le 104 et la place du chatelet (cathos), d’autres à bruler les locaux de Charlie Hebdo.

    Leur croyance et leur mode de vie sont d’une certaine façon terminée dans la société ou ils vivent et ils le sentent bien. Cela créer de l’intégrisme car ils se sentent dépossédés.

    Même les musulmans intégristent voient très bien que d’autres musulmans plus modernes ont pris une autres voie comme en Turquie. Ils sentent bien que la société va se moderniser et devenir comme la notre. Mais ils ne le veulent pas et cassent tout car cela leur semble être la seule voie.

    Pour les cathos intégristes même combat, ils ont bien compris que le christianisme en europe était en train de mourir. Ils savent mieux que tout le monde que ce qui était le centre de la vie, devient au mieux un héritage culturel dont tout le monde se fout. Ils veulent pourtant montrer au monde qu’ils existent...



  • Marc Bruxman 2 novembre 2011 20:06

    Le problème du tibet est double. Il ne s’agit pas seulement d’une occupation (même si elle existe) mais surtout il s’agit du fait que cette occupation coincide avec l’arrivée de la modernité. Or, si cette modernité arrivée en seulement 30 ans est dure à supporter pour les chinois, elle l’est encore plus pour les tibétains qui ont l’impression de ne pas l’avoir choisie.

    Rappelons cela dit que le régime Tibétain avant l’arrivée de la chine n’était pas franchement le paradis sur terre. C’était une théocratie ou tout le pouvoir était réservée aux moines et qui fonctionnait sur le système féodale. Bien sur cela n’excuse en rien le comportement de ceux qui ont suivi.

    Quelques autres infos pour bien comprendre :

    • Le boudisme tibétain, une variante du boudisme ne peut être réelement pratiqué qu’au Tibet car nombre de légendes et pratiques sont attachées à des lieux. Dès lors les tibétains qui quittent le tibet pour étudier quittent la sphére d’influence tibétaine et s’assimilent rapidement dans le reste de la société.
    • De nombreux chinois « Han » ont été encouragés à venir vivre au Tibet (à coup de subventions car ils n’aiment pas trop l’altitude en général) afin de développer celui ci. En s’installant et même en vivant pacifiquement, ils dilluent de fait la culture du tibet en amenant avec eux la modernité.
    • Une partie du désespoir actuel au tibet ne vient pas tant de la politique du gouvernement chinois (aussi dure soit elle) mais de la sensation pour les tibérains que leur culture est « finie ». C’est un peu comme si on vous disait que demain vous ne serez plus français ou européen car un truc mieux arrive et que vous voyez que finalement même vos gosses sont attrirés par ce truc « mieux ». En conséquence vous êtes tentés de tout casser et en conséquence une répréssion disproportionnée se met en place.
    Le problème n’est guére plus compliqué mais il est insoluble. Ou plutôt si, le temps le rendra soluble.
     


  • Marc Bruxman 2 novembre 2011 11:21

    Il faut arréter, je n’ai pas l’impression d’avoir grandi avec la peur au ventre ! Et je n’ai jamais entendu mes amis dire cela non plus. Vous projetez vos peurs sur la génération qui vous suit, mais ce sont vos peurs pas les notres.

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