@chantecler. Oui l’état, ce sont aussi les hommes politiques, qui ont des visées électorales et pourraient être tentés d’abuser au moins temporairement du système. Mais rien n’oblige non plus à leur laisser 100% de pouvoir. J’ai quand même du mal à croire qu’un transfert total aux banques privées soit au bénéfice de l’intérêt commun. La crise actuelle nous montre encore le contraire. Une voie intermédiaire devrait être envisagée.
@chantecler. J’avais bien compris votre position :).
L’hyperinflation vue comme un hantise des allemands est un argument curieux, puisqu’elle a été délibérement provoquée pour diminuer les dettes de guerre. Cette hyperinflatoin était donc plus une conséquence de la grande guerre qu’une « facilité d’émission monétaire par l’état ». Les allemands ont donc sans aucun doute été traumatisés par cette hyperinflation, mais je ne vois pas le lien avec le débat sur l’émission monétaire par l’état !
@chantecler. Certes, la seule chose qui est sûr, ce sont les 1200 milliards d’intérêts. Ces « 2000 milliards » sont hypothétiques. Bref, inflation tout à fait hypothétique contre 1200 milliard tout à fait vérifiés : j’ai l’impression qu’il n’y a même de quoi faire débat...
En outre, j’ai l’impression que quand on parle inflation, tout le monde pense « hyperinflation ». Serait ce une sorte de novlangue ?
Merci à l’auteur pour le détail des calculs et les références dans les 2 articles.
Vous expliquez bien dans la première partie que le transfert des bulles spéculatives, notamment immobilière vers « l’économie réelle » a entraîné une hausse de l’inflation, défavorable aux banques. Ces banques, voulant limiter cette inflation les dépossédant, ont alors bloqué l’économie par blocage du crédit. On peut donc y voir une critique de la non séparation entre banque d’affaire et banque classique de dépôts qui entraîne un blocage de l’économie. Y’a t-il un lien direct avec votre deuxième partie, qui traite plus du problème du pouvoir de création monétaire délégué aux banques et de la situtation ubuesque des dettes publiques ? Car les banques privées ne prêtent pas *directement* aux états. En d’autres termes, qui sont les prêteurs sur le marché de la dette et sont ils liés aux banques privées ?
On ne trouve pas beaucoup d’explications claires sur l’origine de ce transfert de financement opéré en 73 par Giscard, et Pompidou, si ce n’est « la planche à billet, l’état c’est le mal ».